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Les proxénies grecques

L'importance des proxénies grecques est une des révélations de l'épigraphie. Les textes des orateurs et des historiens ne jettent quelque lumière sur cette institution que si on les éclaire eux-mêmes par l'étude des inscriptions et des monuments figurés. Il ne faut demander, ni à Démosthène, ni à Thucydide , des renseignements suivis et coordonnés; ils nous parlent assez souvent de proxènes, jamais de la proxénie ; ils peuvent compléter les données de l'épigraphie, rien de plus. Aussi , jusqu'au commencement de ce siècle , les érudits se contentaient-ils de traduire le mot 7cpo!-evoç par le mot vague et commode d'Aij^ public; sous ce terme ne se cachait aucune idée nette.

Ullrich (1), Bœckh (2), Meier (3), Charles Tissot (4) ont montré l'intérêt des documents de proxénie et le profit qu'en

(1) Ullrich. De proxenia. Berlin, 1822.

(2) Bœckh, C. I. G. , à propos des diverses inscriptions de proxénie, surtout dans les chapitres relatifs à la Laconie et à la Béotie.

(3) Meieri, Commentatio de proxenia sire de publico Grsecorum hospitio. Halis, 1842 (31 pages).

(4) Ch. Tissot, Des proxénies grecques. Dijon, 1863. Depuis 1863, deux brochures ont paru en Allemagne sur la question des proxénies :

Herraanni Sauppiî, Commentatio de proxenis Atheniensium {Programme de V Académie Georgia Augusta. Goltingen, 1877 (15 pages) ; c'est une sorte d'index raisonné des décrets de proxénie contenus dans les deux volumes du C. I. A. qui venaient de paraître. — Schubert : De proxenia attica {Dissertaiio inauguralis, etc. Lipsiae, 1881 (86 pages). C'est une étude sur les formules des décrets attiques ; nous n'y avons trouvé rien de nouveau. On s'étonne d'entendre l'auteur déclarer (page 1 , note 5) qu'il n'a pas eu connaissance du mémoire de Charles Tissot. Ce mémoire, le seul qu'il fut indispensable de consulter, devait être le point de départ de toutes recherches nouvelles.

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