‹ Les proxénies grecquesChapitre 2 sur 72 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

pouvait tirer l'histoire. On trouve encore, dans leurs mémoires, des aperçus justes; mais le plus souvent des faits nouveaux ont démenti leurs conjectures. Charles Tissot, auteur du plus récent et du meilleur mémoire sur la question, était d'avis que toutes les conclusions sur la proxénie consignées dans les manuels et même dans son propre mémoire devaient être sévèrement contrôlées. Il nous Ta répété plusieurs fois, et les encouragements qu'il avait bien voulu nous donner, après la lecture de notre Essai sur les proxènes athéniens (1) , nous ont déterminé à étendre nos recherches sur tout le monde grec.

Les documents relatifs aux proxènes se sont multipliés depuis vingt ans avec une incroyable rapidité, grâce aux travaux de la Société archéologique d'Athènes , de la Société évangélique de Smyrne, de l'Ecole française et de l'Institut allemand d'Athènes. On possède aujourd'hui trente fois plus de documents qu'au temps de Bœckh, huit fois plus qu'à l'époque où parut le mémoire de Charles Tissot. La section des archives grecques relative aux proxénies compte environ quinze cents textes, quelques-uns encore inédits, d'autres réunis dans les grands recueils épigraphiques, la plupart disséminés dans une centaine de monographies ou de revues publiées en Grèce, en Turquie, en Russie, en Allemagne, en Angleterre, en Italie et en France.

Non seulement ces documents peuvent servir à contrôler les résultats obtenus jusqu'ici; mais ils permettent encore de poser, souvent même de résoudre, dès maintenant, beaucoup de questions nouvelles.

Les archives des proxénies grecques sont si riches et si variées que nous avons cru possible d'appliquer à l'étude de cette institution ancienne la méthode critique, à la fois historique et géographique , qui s'impose aujourd'hui dans

(I) Voyez une analyse de ce mémoire dans Desjardins, Rapport de la commit- EcoUi 'l'Athènes et de Rome, p. 21-25 (décembre 1882).

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