CHAPITRE VII
Daus les sociétés antiques, la religion se mêlait à tous les actes de la vie. L’hôte d’un particulier était l'étranger qui avait le droit de s'asseoir au milieu de la famille, près du foyer. L'hôte d’une cité était de même, en vertu d’un traité solennel, admis, comme les citoyens, au culte public. D'où le caractère religieux de la proxénie grecque.
L’Apollon de Delphes et celui de Délos, le Zeus d'Olymbpie, les Cabires de Samothrace avaient leurs représentants en divers pays grecs (1). Dans l’intérieur même de la cité, les dieux avaient leurs hôtes, à qui ils rendaient parfois visite : c'était à la fête des Théoxénies. Ce jour-là, les Dioscures à Agrigente, à Ténos et à Paros (2), Apollon à Delphes et à Pellène d'Achaïe (3), la mère des dieux à Mégare (4), Isis à Cios (5) sortaient de leurs sanctuaires, traversaient en grande pompe les principales rues, et leurs statues recevaient l’hospitalité chez des particuliers. La fête se terminait par un grand festin, où l’on conviait la foule. Gillos de Paros, élu polémarque, avait été désigné par le sort pour célébrer la fête des Dioscures et le sacrifice des théoxénies. « Pour re- » hausser l'éclat de la procession divine et faire participer tout le » monde aux sacrifices, il vint annoncer qu'il offrirait un festin » public pour les théoxénies. » Le peuple décida qu'on mettrait à la disposition du personnage, pour le festin, le gymuase d'Her-
(1) Sur les proxènes des temples, voyez livre IV.
(?) Agrigente (Pindare, Olympiques, III, et Scoliastes). Ténos (C. I. G., 2338). Paros (Rangabé, Antig. hellén., 770°). |
(3) Delphes (Athénée, IX, 572 A). Pellène (Pausanias, VII, 27).
(4) Le Bas-Fouc., Még. et Pél., n° 34°.
(5) Waddington, I. d’As. Min., 1143.
mès (1). À Mégare, celui qui avait donné l'hospitalité à la mère des dieux prenait le nom de Matroxénos : c'était un titre recherché (2).
La plupart des dieux avaient donc de nombreux hôtes parmi leurs concitoyens et dans les pays étrangers. Mais, en dehors de cette proxénie purement sacerdotale, il importe de marquer le caractère éminemment religieux de la proxénie ordinaire. Cet aspect de l'institution n’est pas moins frappant que le rôle commercial, politique et diplomatique des hôtes publics.
Tout service important rendu à un dieu était un titre sérieux pour obtenir la proxénie. À Delphes, sont nommés des Messéniens qui, à la tête d’un corps de troupes, avaient protégé le temple (3), et plusieurs étrangers qui avaient fait retrouver de l'argent volé à l’un des trésors (4). A Ephèse, la proxénie est parfois donnée à la demande des administrateurs du temple (5) ; à Delphes, sur le rapport des théores qui allaient partout annoncer l'approche des fêtes (6). Samothrace, Delphes, Olympie choisissaient souvent pour leurs hôtes les députés sacrés que les villes étrangères déléguaient aux fêtes (7). Les ambassadeurs chargés de négocier pour le temple de Dionysos à Téos la reconnaissance du droit d'asile (8); des envoyés des villes étrangères qui avaient offert des sacrifices et distribué les chairs au peuple (9); la prêtresse athénienne Chrysis (10); un hellanodice d'Olympie (11); la famille des Cal- Bas et des Hipponicos, dadouques d’Eleusis (12), sont nommés proxènes en Crète, à Delphes, en Elide, à Sparte. Beaucoup d'hiéromnémons ou députés sacrés au conseil amphictyonique, comme Néoptolème d'Etolie (13), l'artiste athénien Eucheir (14) et
(1} Rangabé, Antig. hellén., 770°.
(2) Le Bas-Fouc., Még. et Pél., 34°. Cf. 252*, à Mantinée : « üneôékaro 8è xai tv Oedv els tv iôlav olxlav. »
(3) Haussoullier, Inscr. de Delphes, 55.
(4) Wescher, Monument bilingue de Delphes, p. 139.
(5) Wood, Inscr. from the temple of Diana, n° 19.
(7) Conze, Samothrake Neue Untersuchungen (1880), p. 97-98. Haussoullier, Inscr. de Delphes, n° 49. Archæol. Zeitung, XX XVII, p. 154.
(8 Waddington, Inscr. d’As. min., Téos.
(9) Haussoullier, Inscr. de Delphes, 49.
(11) Archæol. Zeitung, XX XV, p. 96.
(12) Xénophon, Hellén., V, 4, 22; VI, 3, 3-5.
(13) E. Curtius, Delphica, 68. Wescher-Fouc., Inscr. de Delphes, n° 5.
(14) Bull. de corr. hellén., VI, 237.
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divers délégués de la Grèce centrale (1); même un héraut des amphictyons, comme l’Athénien Calliclès (2); même un huissier du saint collège (3), étaient représentants de diverses cités grecques. Les hiéromnémons remettaient à leurs hôtes un caducée (4). A Olympie, à Delphes, les proxènes sont associés aux devins (5). Beaucoup d'hôtes de Delphes ont, en même temps, la théorodoquie, le droit de recevoir les ambassadeurs sacrés (6). L'histoire de la proxénie est pleine de très saints personnages.
Les musées renferment de nombreux ex-voto consacrés par des proxènes. Sur l’acropole d'Athènes, le dadouque Callias, proxène de Sparte, dresse une statue, qui était sans doute la célèbre Aphrodite de Calamis (7); derrière le Parthénon, un proxène crétois en Attique élève une statue au fameux devin Lampon (8). À Rhodes, ce sont deux ex-voto à Zeus Soter et à Apollon, consacrés par le Phénicien Zénon et l’Athénien Glaucon, tous deux hôtes de l’île (9). A Samos, c’est une dédicace du peuple de Milo en l’honneur d’une femme proxène (10) ; à Thasos, c’est une offrande d’un représentant de l'île (11); à Olympie, c’est une statue à un Eléen, hôte d'une ville inconnue (12); à Dodone, c’est une table de bronze dédiée à Zeus Dodonéen, par Agathon de Zanthe, proxène des Molosses (13). Enfin, à Délos, un grand nombre des représentants du temple sont en même temps nommés, dans les inventaires, comme donateurs.
Les dieux de la cité , comme la cité elle-même, n'appartenaient qu'aux citoyens. « I] n'est permis à aucun étranger d’y sacrifier, » dit Hérodote à propos de l’Heræon d’Argos (14). Mais pour la religion , comme pour le reste, il y avait des accommodements. Un étranger pouvait sacrifier aux dieux à la condition de leur être présenté par un citoyen qui accomplissait les cérémonies préli-
(1) Haussoullier, Inscr. de Delphes, 71.
(2) Curtius, Delphica, 60. Le Bas, 834-839.
(4) Le Bas, II, 833.
(5) Euripide, Andromaque, 1105. Archæol. Zeitung, 1880, p. 118. (6) Cf. liv. IV, ch. ur, La Proxénie religieuse ou théorodoquie. (7) C. I. A., I, 392 ; IV, p. 44. Pausanias, I, 23, 2.
(8) Archæol. Zeitung, 1865, p. 167.
(9) C. I. G., 2526. Foucart, Rhodes, p. 40.
(10) Ross, Inscr. gr. ined., n° 193.
(11) Miller, Mélanges, p. l14.
(12) Archæol. Zeitung, XX XV, p. 96.
(13) Carapanos, Dodone et ses ruines, p. 39.
(14) Hérodote, VI, 81.
minaires. Pour la religion comme pour les relations civiles et commerciales , c’est par l’ingénieux procédé de la rpooruslu que les Grecs avaient tourné la loi. On possède encore le règlement du temple d'Héra à Amorgos et du temple d’Apollon Didyméen » près de Milet : « Il ne sera permis à aucun étranger d'accom- » plir les cérémonies préliminaires dans l'Herœon. Le néocore y » veillera et fera respecter le règlement. S'il ne le fait pas, il » paiera par chaque jour une amende de dix drachmes au profit » d'Héra. Cette décision sera affichée devant les portes, par les » soins des néocores(1). » — « Si un étranger veutoffrir un sacrifice » à Apollon , les cérémonies préliminaires seront accomplies par » celui des citoyens que choisira l'étranger (2). » Quand une ville voulait sacrifier officiellement à un dieu, elle lui envoyait des ambassadeurs spéciaux, appelés théotropes ; le proxène les présentait et commençait le sacrifice. A Delphes, l'intervention du proxène était nécessaire, comme le prouve un singulier document récemment découvert. Sardes avait envoyé un de ses citoyens consulter l’oracle d’Apollon. Mais le dieu ne répondait qu'après s'être rassasié de la fumée des sacrifices. Grand fut l'embarras; Sardes n'avait pas d'hôte public à Delphes. Les Delphiens se réunirent solennellement; la ville même de Delphes se déclara proxène de Sardes et se chargea d'accomplir, par l'intermédiaire de ses magistrats, la cérémonie préliminaire (3). Les hôtes publics étaient devant les dieux , comme devant les magistrats, les assemblées et les tribunaux, prostates de la ville qu'ils représentaient.
En revanche, ils jouissaient, dans cette cité, de privilèges religieux considérables. Ils ont le droit d'entrer au prytanée. Ils recoivent des dons d’hospitalité; le maximum en était fixé par la loi dans beaucoup d'Etats ; chez les Magnètes de Thessalie, les hôtes reçoivent cinquante drachmes (4). A Tralles, on leur donne des frais de route (5). Partout, à Sparte comme à Athènes, à Orchomène, à Biennos de Crète, à Mytilène, à Delphes, à Cythère, à Rhodes, à Ilion (6), ils sont invités aux repas du Prytanée par les sacrificateurs sacrés ou les magistrats. À Sparte, à Orchomène,
(1) Mitth. deutsch. Instit. in Athen, I, p. 342, n° 10».
(2) Revue archéol., 1874, p. 106.
(3) Bull. de corr. hellén., V, 400.
(4) Mitth. deutsch. Instit., 1881, p. 304, ligne 20.
(5) Bull. de corr. hellén., III, 467.
(6) Sparte (Lebas-Fouc., Még. et Pél., 194*). Athènes (à peu près tous les décrets de proxénie). Orchomène (Lebas-Fouc., Mégaride, 35). Biennos (Waddington, I. d'As. Min., 71). Mytilène (Sitzungsberichte Ak. Wien, 1872, p. 335 et suiv.).
42 LES PROXÉNIES GRECQUES.
à Biennos, à Delphes, à Mytilène, les documents montrent les hôtes assis à la table commune. A Bargylia de Carie, on spécifie qu'ils prendront place avec les magistrats (1). A Delphes, on avait bâti une maison des proxènes (2).
Les représentations dramatiques ou autres faisaient partie du culte. Les hôtes y avaient la préséance, ce qu'on appelait la proédrie ou la théorie. On sait qu’à Athènes, au théâtre de Dionysos, les deux gradins du bas sont formés par une double série de fauteuils de marbre qui étaient réservés aux principaux prêtres de la cité. Sur les gradins voisins étaient les places d’honneur pour les hôtes. A Ilion, au commencement des Panathénées, on les appelait par leur nom et le nom de leur père, et on les invitait à siéger (3). C’est là, devant tout le peuple, que l’on décernait solennellement les couronnes, d’après la loi; à Delphes et à Délos, c'étaient des branches de laurier et d'’olivier, cueillies sur l’arbre sacré du dieu (4). C’est là aussi que se faisaient les proclamations, par la voix du héraut sacré et par les soins des magistrats. La cérémonie avait lieu à Ténos, au concours tragique des fêtes de Poseidon et de Dionysos (5); à Bargylia, lors du concours gyrmnique (6); à Délos, pendant les Apollonia, au moment où allaient concourir les chœurs d'enfants (7). Voici la formule à Minoa d’'Amorgos : « Les chorèges, chaque année , au » moment des chœurs d'enfants, feront proclamer au théâtre, » par le héraut sacré, que le peuple de Minoa d’Amorgos cou- » ronne un tel, proxène et bienfaiteur, de la couronne d'or sa- » crée, d'après la loi (8).» A Lampsaque , c’est lors d’une fête instituée en souvenir de Thémistocle que les hôtes étaient honorés (9).
Dans les villes sacerdotales , les proxènes avaient la prodiquie
Delphes (Haussoullier, Inscr. de Delphes, 73). Cythère (’A6%varov, IV, 465). Rhodes (Foucart, Rhodes, 68). Ilion (Schliemann, Troja (1884), p. 252 et suiv).
(1) « xakéaar 8 aûrèv xal émi Eévea dv tot moutavelut nai meteîvar HET TA OUvapylas. » (Waddington, I. d’As. Min., 87.)
(2) Euripide, Ion, 1039.
(3) « mapaxahety 8è xai àv vote Davabnvaiox elc npoeôplav dvouaoteï ratpésv xal adrobc xai kyyévous. » (Schliemann, Troja (1884), p. 252.)
(4) Haussoullier, Inscr. de Delphes, 73, etc. Bull. de corr. hellén., IV, 351; IT, 33], etc.
(6) Waddington, I. d'As. Min., 81.
(7) Ann. dé la Faculté de Bordeaux, sept. 1879.
(8) Annali di corr. arch., 1842, p. 158.
(9) Mitth. deutsch. Instit., 1881, p. 103.
devant les tribunaux religieux (1), c’est-à-dire le droit d'inscrire leurs affaires avant toutes les autres , sur le rôle. Ils étaient dispensés des frais de sacrifice que payaient tous les autres étrangers (2). Ils avaient la rpouawrsla, ou le droit d'interroger l’oracle avant tous les dévots (3).
Enfin , et c’est là le point capital , les hôtes publics étaient admis aux cultes publics comme les citoyens. On sait avec quelle jalousie les villes grecques, surtout en pays dorien, maïintenaient le droit exclusif des citoyens à la participation des sacrifices publics. Des décrets d'Olymos, de Rhodes, de Cos fixent les titres exigés pour y être admis; c’est la raison d’être de ces listes de citoyens , divisées par tribus, qu'on a trouvées dans les îles doriennes de la côte d'Asie (4). Les étrangers ne pouvaient honorer le dieu de la cité que par l’intermédiaire d’un citoyen, et moyennant un impôt. Or les proxènes pouvaient sacrifier sans fournir un prostate et sans payer la taxe des étrangers. Devant les dieux ils étaient complètement assimilés aux citoyens : « On appellera » les hôtes (dit un décret de la confédération des Cyclades), à » toutes les fêtes et à tous les sacrifices que célèbrent en commun » les députés, en l’honneur des dieux, pour le salut et la prospé- » rité des habitants des îles (5). » Telle était la condition légale des proxènes à Naupacte (6), à Olympie (7) à Delphes (8) : « il par- » ticipera à tous les sacrifices et à tous les honneurs, comme les » autres théorodoques et bienfaiteurs y participent. » — « Il sera » autorisé à aller dans le Prytanée, pour le sacrifice des Romains » et tous les autres sacrifices que célèbre la ville. »
Comme les citoyens , les proxènes recevaient une part des victimes. Dans la petite ville d’Ægosthènes, c'était à la fête du devin
(1) Cf. tous les décrets des Delphiens et des Amphictyons, livre IV, ch. iv et v.
(2) Olympie (Archæol. Zeitung, 1876, p. 183 et suiv. Rôbl, n° 115). Cypre (Cesnola, Inscr. grecques de Cypre, n° 16 : « dv &v Obworiv àtéderav tüv lepov el rèv &ravra xpévov). »
(3) Cf. tous les décrets de Delphes.
(4) Olymos (Waddington, I. d’As. Min., 339). Lindos (Foucart, Rhodes, n° 60). Cos (Rayet, Inser. inéd. de Cos, n° 10). Cf. Bull. de corr. hellén., VI, 249, 260.
(6) Rôh1, Inscr. gr. antiquissim., 321.
(7) Archæol. Zeitung, 1876, p. 183 et suiv. : « täv te Gvoräv xal tinäv wasäv metéynv xaÜwp xal Tol Aoëmol Bexpobbxor xai edepyétesi peréyovrtr. »
(8) Wescher, Inscr. bilingue de Delphes, p. 109. Wescher-Fouc., Inscr. de Delphes, 472, etc. : a ÉBuwxay 8è xai nopetsoôa Év à mpuraveïov év t&v Guolav r@v ‘Pomalwov mal dv tas Joutèc Oualas dv dc & né auvrehet rnéouç. »
44 LES PROXÉNIES GRECQUES.
Melampos (1). A Mytilène, « toutes les fois que la ville fera un » sacrifice, on donnera une part à Thersippos et, après lui, tou- » jours à l'aîné de ses descendants (2). » Minoa d’Amorgos accorde même à l’un de ses proxènes une indemnité de cinquante drachmes pour le sacrifice qu'il doit offrir au dieu (3).
Devant le droit religieux , les proxènes sont complètement assimilés aux citoyens, ce qu'exprime bien une formule crétoise : « Il participera à tous les droits sacrés et humains des citoyens » de Gnosse (4). » Rien ne fait mieux comprendre l'importance des proxènes que cette intervention dans le culte de la cité.
Enfin les hôtes publics, comme les grands bienfaiteurs des cités, étaient souvent enterrés aux frais de l'Etat : « Il sera nourri » dans le damiorgion (ou prytanée), tant qu'il vivré (lit-on dans » un décret de Cnide); et quand il sera passé de vie à trépas, on » lui élèvera un tombeau aux frais de l'Etat, et on le déposera » vors la ville , à l'endroit le plus apparent du gymnase (5). » On a retrouvé deux de ces tombeaux de proxènes , élevés aux frais de l'Etat. L'un est la sépulture de Menocrates, hôte public de Gorcyre en Locride vers le temps des guerres médiques; on le voit encore à Corfou (6). L'autre a été trouvé à Athènes, au Céramique extérieur, près de la voie des tombeaux ; il a été élevé par le pouple d'Athènes , vers le temps de la mort de Socrate, à Pythagoras de Sélymbrie, « à cause de sa proxénie et de sa vertu (7). »
(1) a Mepiôa x tv Mehaurobsiwv. » (Lebas-Fouc., Mégaride, 12.)
(2) x Eirnoiv dv rputavelet, xal ta xs & éd leponénrau, népis Bi8630w Ocpcirreo nal cov éxyéver 4 c@ yeparrétor. » (Cauer, Delectus (1883), n° 429.)
(3) « Boüver 8è nai elc Oualav xal Eévia aûtoïc Bpayuac mevrhxovra. » (C. I. G., 2264°, add.)
(4) « nai nedéyev Bivewv xal &vôponiveoy révrowv dv xai adtoi l'vwaror nebéyovti. » (Bull. de corr. hellér., IV, p. 254.)
(5) Newton, A history of discoveries at Halicarnassus, Cnidus and Branchidæ, 1863, tome II, p. 766 : « ourhos dv Baiopyhip Eu xa Cup, xat érelxa meta]éEn Tèv Blov, rap Bauoolg ral évrapg nat nédwv Év T@ émioauotétep roù yuuvaslou té. »
(6) Rôh1, I. G. A., 342.
(7) ‘Attrixfc éritypapai éxitéu6:0: (Koumanoudis), n° (5.