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temple consacré à Apollon Pythien ou à Apollon Délien (1). Outre les dons d’hospitalité, Amorgos paie une indemnité pour le sacrifice que le proxène offrait à Apollon (2). C'est que le vrai centre des Cyclades était le temple d’Apollon à Délos. On voit Ténos choisir pour proxène un Athénien qui avait été élu théarodoque ou hôte religieux des ambassadeurs d’Apollon (3). Le culte de Délos faisait l'unité de ce groupe d'’iles.
L'habitude de graver et d'afficher des listes de tous les représentants de l'Etat paraît avoir été générale dans les Cyclades. C'étaient tantôt des catalogues proprement dits, tantôt une série de décrets résumés. Deux de ces documents ont été retrouvés à Théra (4) et à Anaphé (5). Mais de divers passages de décrets, on peut conclure qu’à Paros, Ios, Sicinos, Amorgos et Pholégandros, on gravait des listes semblables sur les murs du temple d'Apollon.
On conférait parfois la proxénie à des femmes. Le peuple de Milos fit consacrer dans le temple d’Héra, à Samos, un ex-voto en l’honneur de Scribonia Philotéra, sa proxène et bienfaitrice (6). L'île de Théra éleva une statue à une dame d’Astypalia, femme d’un hôte public (7).
Toutes ces petites îles étaient des entrepôts et manquaient d'’initiative commerciale. Leurs agents ne pouvaient guère leur rendre de services éclatants. Aussi les considérants des décrets ne renferment guère que des formules banales, imitées des formules athéniennes. Parfois cependant est énoncé un fait précis. Par exemple, Syros honore un de ses hôtes, un citoyen de Siphnos, qui avait sauvé son escadre (8). Souvent la proxénie est donnée à des juges étrangers. L’habitude de prendre pour arbitres, soit entre des Etats, soit entre des partis rivaux d’une même ville, des juges étrangers envoyés officiellement par leur patrie, semble avoir été de tout temps populaire dans les Cyclades. Quelques-
(1) Ross, Inscr. gr. inéd., 94. C. I. G., 24475. Ross, 518, 319. Bull. de corr. hellén., VIII, p. 440 ; les frais de la stèle sont payés sur les revenus sacrés (&vahismeiv dc TÔ88 &nd tüv mporéËmy Tüv lepüv).
(2) « Soûvar 8ù nai ele Ouolav na Eéyia aùroïc Gpayuès nevrfxovra. » (C. I. @., 2264, add.).
(3) C. 1. @., 2329 : « &vabéôextas 6ù xai Tv OsapoBoxiav tüv Anklwv. »
(4) « dvéypaev 6 ypauuatebc rpokévos xai ebspyétac. » (C. I. G., 2450.)
(3) « mpé£evos ’Avapalev val aërèç xai Exyovor. » Suivent les noms. (C. I. G. 2477°, add.) Cf. la nouvelle liste des proxènes de Céos au quatrième siècle (Mitta. des deutsch. Instit., 1884, heft 3).
(6) Ross, Inscr. gr. inéd., 193.
(7) Ibid., 216.
(8) Le Bas-Fouc., II, n° 1885.
196 LES PROXÉNIES GRECQUES.
unes de ces îles, comme Andros, avaient même le privilège de fournir des juges à des pays éloignés comme les côtes d'Asie Mineure. Ténos nomme proxènes des citoyens d'Andros qui avaient mis fin à ses dissensions (1). Minoa d'Amorgos récompensa de la même facon le même service (2). Ge n'est pas à dire que la décision des arbitres fût toujours acceptée sans murmure. Dans une contestation entre Andros et Chalcis, Paros, priée de décider, se prononca pour Chalcis. Les Andriens mécontents firent sur le lieu même les plus fortes imprécations, et s’engagèrent : 1° à ne jamais prendre femme à Paros ; 2° à ue jamais marier leurs filles à des Pariens (3). On voit que le rôle d'arbitre était parfois dangereux, mais c'était l'exception. Les documents officiels ne contiennent que des témoignages de reconnaissance pour les juges proxènes.
La plupart des agents que nommaient les villes des Cyclades étaient citoyens des iles voisines. Paros a des représentants à Chio (4), Ténos à Délos (5), à Amorgos (6), à Andros (7), à Mélos (8). Il est fait mention cependant de citoyens de Pharsale, de Cnide, d'Hiérapytna, de Macédoniens, même d’Africains (9). Mais comme beaucoup de décrets appartiennent à l’époque des successeurs d'Alexandre, il est probable que l’ethnique n'indique pas toujours le lieu de résidence du proxène. Beaucoup de ces hôtes doivent être des officiers de rois macédoniens.
Toutes les Cyclades devaient avoir des représentants dans Athènes qui resta longtemps la capitale politique et commerciale de la mer Egée. Les alliés , réduits peu à peu à la condition de sujets, portaient devant les tribunaux d'Athènes la plupart de leurs différends; d'où la nécessité d'avoir à Athènes des hôtes qui remplissaient en justice le rôle de patrons. La petite ville de Carthæa, dans l’île de Géos , avait envoyé on Attique deux ambassadeurs et des avocats (owäixo), pour plaider dans un procès contre les Téiens et Lysimaque. Cléomélos, proxène de Carthæa en Attique,
(1) Le Bas-Fouc., II, n° 1885.
(2) C. 1. G., 2264, add.
(3) Plutarque, Quæst. gr., 30.
(4) C. 1. G., 2374, add.
(6) Id., 2330.
(7) Le Bas, II, 1855,
(8) Ep. &ox., 2642.
(9) C. I. G., 2477, add., 2332. 9. &px., Douv. série, 304. Rhein. Mus., 1867, p. 294 et suiv.
accueillit les envoyés, leur offrit ses bons offices pour terminer l'affaire , bref se conduisit en bon proxène. Carthæa lui accorda en récompense le droit de cité (1).
Au troisième siècle, la domination de la mer Egée fut disputée entre les successeurs d'Alexandre. Les Cyclades dépendirent tantôt des rois de Macédoine, tantôt des rois d'Egypte, tout en conservant parfois une indépendance nominale. L'une des villes de Céos nomme proxène un Macédonien , l’autre un officier de Ptolémée Philadelphe (2). C'étaient d'utiles protecteurs.
Les flottes des rois d'Egypte dominèrent longtemps la mer Egée. Sous le patronage des Ptolémées, l'antique confédération des Cyclades se reconstitua au commencement du troisième siècle, sous le nom de xouwvdv rüv Nnotwrüv. L'assemblée fédérale se réunissait à Ténos , où se célébraient les fêtes communes , entre autre les Iroksuata. Les archives de la ligue étaient à Délos, dans. le temple d'Apollon. On y a trouvé des actes relatifs à la nomination d'hôtes publics (3).
La proxénie était constituée dans cette confédération comme naguère dans les cités des Cyclades, c’est-à-dire à peu près comme à Athènes. Les hôtes ont le privilège de se présenter dans l’assemblée fédérale , s'ils ont quelque demande à formuler ; d'assister aux céremonies et à tous les sacrifices que les députés offrent aux dieux pour la fortune et le salut des insulaires (4). Parfois on joint à la proxénie le droit de cité dans toutes les îles de la confédération ; chaque ville doit graver le décret de l'assemblée dans les temples où elle a coutume d'inscrire ses bienfaits (5). Parmi les hôtes de la confédération des îles au troisième siècle, on peut citer Timon, banquier syracusain établi à Délos , proxène et donateur du temple d’Apollon, qui avait rendu service à l'assemblée fédérale en changeant de l'argent rhodien ; et Théon , gouverneur d'Alexandrie sous un des Ptolémées (6).
(1) C. I. G., 2353, Le Bas, 11, 1766.
(2) *Ew. &àpx., n. série, 304. C. I. G., 2356.
(3) C. I. G., 2334, 2272. Le Bas, II, 1854, Bull. de corr. hellén., IV, 322; VII, 8.
(1) « mpécoëov npès Tù auvéôprov dv tou Géwvrar * xadlécar Ôb ni Ta lepa xal Ovolav résav, Av auvrekoüarv ol aûveôpor toi Oeoïs Ünèp TÜyns xai awrnplac Tüv Nnotwcüv. » (C. 1. G., 2334.)
(5) Bull. de corr. hellén., VII, 8.
(6) C. I. G., 2334, Bull. de corr. hellén., 1V, 322.
198 LES PROXÉNIES GRECQUES.
& 10. — Crète.
Les Crétois étaient célèbres dans l'antiquité pour ieurs sentiments hospitaliers : « On a en Crète, » dit Héraclide de Pont, « une grande bienveillance pour les étrangers, et on les » invite à la préséance dans les jeux (1). » Le droit international paraît s'être développé là plus que dans les autres parties de la Grèce. Ainsi la classe des prêtres, et celle des catacautes, qui avaient le soin des funérailles, étaient respectées de tous les partis en temps de guerre (2). D'autre part, les villes crétoises échangeaient volontiers avec les Etats étrangers la xorvonokrelu OU isomo- Aurela , c'est-à-dire l'égalité des droits civils (à).
Dans toutes les villes de Crète, l'Etat recevait officiellement les hôtes. Dans la salle des repas communs, qu'on appelait la salle des hommes (ävêpetov), on trouvait en entrant deux tables, nommées « tables des hôtes » ou « tables de Zeus Hospitalier. » — « C'est là que s’assoient aux places d'honneur ceux des hôtes qui » sont présents, et, à leur suite, les autres convives. » Outre cette salle des syssities , l'Etat mettait à la disposition des hôtes une maison où ils passaient la nuit ; on l'appelait le « dortoir » (royemfgror) (4).
A diverses reprises se forma une confédération générale de toutes les villes crétoises. On a des monnaies de ce xowév (5). Un de ses proxènes , au deuxième siècle, était Cassandre d’'Alexandria Troas en Eolide (6). Vers le même temps, Philippe V, roi de Macédoine, avait recu le titre de npootérns ou patr on de la confédération (7).
Mais les villes de Crète avaient d'ordinaire une vie indépendante, les petites se groupant autour des grandes cités rivales. On connaît des hôtes publics de Gnosse, de Biennos , d’Arcade, d'Eranna, de Cydonia, d’Hierapytna, d’Aptera, de Gortyne, et de deux autres cités dont le nom n'a pu être déterminé (8). Les
(1) Héraclide de Pont, Fragm., 3.
(2) Plutarque, Quest. gr., 21.
(3) Bull. de corr. hellén., VI, 465.
(4) Athénée, IV, p. 143.
(5) Cf. Eckhel, Mionnet, Lenormant.
(6) Archäol. Zeitung, 1855, p. 34.
(7) Polybe, VII, 12.
(8) Gnosse (Waddington, I. d’As. Min., 61; Bull. de corr. hellén., IV, 354). Biennos (Waddington , 1. d’As. Min., 77). Arcade (Ibid., 80). Eranna (Ibid., 76).
hôtes publics sont surtout des Crétois des autres villes, ou des Athéniens , ou des citoyens de villes d'Asie. De vieilles traditions religieuses , ravivées par le commerce, unissaient Athènes à la Crète. Parmi les villes asiatiques , la plus honorée en Crète semble avoir 6t6 Magnésie du Méandre. Ces Magnètes d’Asie, originaires de la Magnésie thessalienne, avaient, durant leurs migrations, séjourné quelque temps dans l'île. Depuis lors, les Crétois jouissaiont à Magnésie d’honneurs et de privilèges particuliers. Un jour, on vit arriver à Hiérapytna des ambassadeurs des bords du Méandre; ils demandèrent pour leurs concitoyens les mêmes avantages à Hiérapytna qu'avaient les Crétois dans l’autre cité. On renouvela les anciennes conventions, on assura aux Magnètes l'atélie , le droit de préséance , l'érryaula (connubium), le droit de propriété, la participation à toutes les fêtes profanes ou religieuses, le droit d'importer et d'exporter. Les ambassadeurs furent invités au Prytanée ; on leur donna, comme dons d’hospitalité, une mine, et on les conduisit sous escorte où ils voulurent. La stèle qui consacra cette convention fut déposée dans le temple d'Athêna Polias. On y lisait cette clause : « Si l’on » fait quelque tort à un Magnète à Hiérapytna, on lui rendra » justice suivant la loi des proxènes (1). »
Les hôtes publics avaient donc là une condition privilégiée devant les tribunaux. Ce qui est formellement exprimé pour Hiérapytna doit sans doute être appliqué à toutes les cités de l’île. À en juger par les nombreux décrets, l'organisation de la proxénie devait peu différer d’une ville à l’autre. Il est assez facile de déterminer les principaux caractères de l'institution dans toute la Crète.
Les hôtes obtenaient d'ordinaire le droit de cité, ou tout au moins l'isopolitie, c'est-à-dire l'égalité civile. Ce privilège est expliqué dans plusieurs documents, par exemple à Hiérapytna et à Gnosse : « Il participera à tous les privilèges religieux et pro- » fanes des habitants de Gnosse (2). »
Comme tous les pays qui n'avaient pas une politique active,
Cydonia (Arch. Zeitung, 1865, p. 167). Hiérapytna (Rev. de philolog., I, p. 264). Aptera (Bull. de corr. hellén., III, 423 et suiv.; C. I. G., 2558, 2559; Archives des missions, 2° série, I, p. 432-439, Fouilles d'Aptera). Gortyne (C. I. G., 2560). Villes inconnues (C. I. À., II, 547, Waddington, I. d’As. Min., 382).
(1) Le Bas, Rev. de philol., 1, p. 264; Naber, Mnémosyne, !, p. 114 et suiv.
(2) « uat nadéyev Bivov ral &vôporimoy révrov Sv xal abroi Dvéaror mebéyovrt » (Bull. de corr. hellén., IV, p. 354). « xai Oelwv xat &vôpwivov peroyév. » (Rev. de philol., I, p. 264.)
200 LES PROXÉNIES GRECQUES.
mais servaient seulement d’entrepôts au commerce international, la Crète accordait facilement à ses agents les privilèges et exemptions de taxes. Les hôtes publics obtenaient le droit de propriété, la sécurité pour eux et leurs biens, l’immunité pour les marchandises importées et exportées , le droit de mariage, la préséance dans les jeux.
À ces avantages politiques, civils et commerciaux on joignait toujours les privilèges religieux, qui étaient comme la consécration des premiers. Un décret d’une ville inconnue de Crète permet à un hôte public, citoyen de Mylasa en Carie, d'assister à tous les sacrifices publics (1). Gnosse et Hiérapytna accordent l'égalité religieuse. Plusieurs décrets mentionnent l'invitation à la table commune, près du foyer de la cité (2). On a trouvé un ex-voto consacré sur l’acropole d'Athènes par un proxène crétois; c'est la base d’une statue du devin Lampon (3). On voit Gnosse déposer la copie d’un décret dans l'enceinte du temple d'Apollon à Délos (4). La proxénie, comme les fonctions religieuses, paraït avoir été toujours héréditaire en Crète : les cités choisissent pour hôtes un étranger et son Yévos (5), comme dans le monde romain on nommait un consulaire et sa gens. Plus encore que dans les autres pays doriens, la proxénie conserva toujours, en Crète, un aspect religieux.
Une preuve frappante de ce fait est la série de documents crétois relatifs au droit d'asile du temple de Dionysos à Téos. Au commencement du second siècle, les Téiens, voulant faire reconnaître solennellement ce privilège, envoyèrent successivement deux ambassades dans les principales cités, même à Rome. Partout en Crète on accueillit ces députés comme des envoyés de Dionysos lui-même. On leur fit fête au Prytanée, on les combla d’'honneurs. À Gnosse, à Arcade, à Eranna, on les nomma proxènes (6). Les hôtes de Biennos à Téos s'étant joints aux ambassadeurs , on les invita tous à la table commune de Zeus Hospitalier (7).
Un singulier privilège que les Crétois donnaient à leurs proxènes, parfois aussi aux magistrats des villes d'Asie et aux princes,
(1) Waddington, Insc. d’'As. Min., 382.
(2) Ibid., 71, etc.
(3) Arch. Zeitung, 1865, p. 167.
(4) Bull. de corr. hellén., IV, p. 354.
(5) C. I. À., Il, 547.
(6) Waddington, Insc. d'As. Min., 61, 77, 80, 76, etc. (T) Ibid., 77.
c'était l'autorisation de recruter des mercenaires dans le pays. Le roi .Attale de Pergame avait toujours témoigné beaucoup de déférence pour la confédération et la ville d'Apiera. On l'en récompensa en lui promettant une statue de bronze, à pied ou à cheval selon son goût, la préséance dans les jeux, l’asylie, l’atélie, l'asphalie en paix et en guerre dans la ville et dans les ports, le droit d'enrôler des volontaires indigènes et de mouiller dans la rade (1). Le même privilège appartenait à Rhodes (2), qui, comme Carthage, fit toujours la guerre à prix d'argent. On trouve des archers crétois dans la plupart des armées anciennes , grecques, romaines ou orientales.
Une curieuse méthode pour obtenir la proxénie en Crète était de composer ou simplement de débiter avec conviction des vers, bons ou mauvais, sur les antiquités du pays et les gloires locales. Un ambassadeur de Téos se fit bien venir en exécutant avec accompagnement de cithare des morceaux des vieux poètes. À Priansos , il fit un discours sur l’histoire de la ville , donna une séance de musique suivie d’une conférence littéraire, et offrit aux magistrats un cycle historique, composé par lui avec des extraits de vieux poètes et d’historiens (3). Le grammairien Dioscoride de Tarse fut nommé proxène à Gnosse pour un éyxomov. Les Crétois ont souvent eu mauvaise réputation ; les auteurs ne lour épargnaient pas les traits satiriques. Dioscoride entreprit une réfutation en règle des poètes. Puis, ne pouvant quitter l'Asie, il envoya en Crète son disciple Myrinos d’Amisos , lui-même auteur d'épopées et d'odes. Myrinos tit valoir habilement les titres de son maître, car Dioscoride fut élu hôte public (4).
La série des documents de proxénie d'Aptera est d’une richesse remarquable (5). La plupart sont du commencement du deuxième siècle et sont gravés sur des blocs semblables qui formaient le mur d'un monument public. Ces documents sont de trois sortes :
lo Des décrets complets, simple transcription de l'acte officiel ;
2° Des résumés de décrets, où l'on a supprimé les considérants et l'indication des honneurs ou privilèges ;
3° De courtes mentions, où sont consignés seulement le nom, l'ethnique et le titre du personnage.
. (1) Bull. de corr. hellén., III, 425.
(2) Naber, Mnémosyne, I, p. 79.
(3) Waddington, Insc. d’As. min., 81-82.
(4) Bull. de corr. hellén., IV, 360.
(5) 1bid., III, 423 et suiv. .
20? LES PROXÉNIES GRECQUES.
Gette collection de documents montre quelles étaient les relations d’une grande ville crétoise au commencement du second siècle. Aptera avait alors des représentants :
En Crète : à Gnosse, Hiérapolis, Hiérapytna, Malla, Priansos;
En Grèce : à Lacédémone, Messbne, Cythère, Hermione, en Achaïe, à Patras, Ambracie, Apollonie , Paros.
En Asie : à Pergame, Magnésie, Lampsaque, Nicomédie , Héraclée, Pruse , en Bithynie, à Aspendos de Pamphylie.
Parmi ces hôtes publics d’Aptera figuraient deux rois : Prusias de Bithynie et Attale de Pergame.