‹ Les Prussiens en FranceChapitre 12 sur 91 · DEUX RECONNAISSANCES · texte numérisé non relu

DEUX RECONNAISSANCES

se sont repliés, tandis que nos soldats opéraient leur retraite.

Quand les Prussiens de oe camp sauront la force numérique de leurs ennemis, je crois qu'ils seront bien vexés.

Maintenant, je suis à Merlebach, par cette raison toute simple que, voulant ménager mon équipage, j'ai eu la malencontreuse idée de prendre le chemin de fer. De Saint-Avold à Sarreguemines, on fait d'ordinaire le trajet en une heure cinq minutes, — et il y a cinq heures que je suis parti.

La compagnie a mis à ma disposition une botte de paille dans un fourgon à marchandises, afin de me permettre d'arriver plus vite Et, le chef de station de

Merlebach vient de me dire que nous ne repartirions que lorsqu'il y aurait une machine libre!...

Et, jugez comme il peut savoir quand !

Les locomotives font ici l'office des chevaux d'officiers de l'état-major. Je viens de rencontrer comme cela le général Frossard qui avait très-bon air.

Quand dînerai-je? ô mon Dieu !

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