SUR LE COMBAT DE SARREBRUCK
Le Brème-d'Or, 3 août 1870.
Il est bien difficile, pour ne pas dire impossible, à un homme qui n*est pas du métier, de se rendi^e compte, sur le terrain, des opérations militaires.
Les généraux eux-mêmes apprécient au jugé les manœuvres dont ils connaissent le programme.
J'ai eu la chance de me trouver placé au beau milieu du champ de bataille, sur le mamelon où se tenait le brave général de Laveaucoupet, et je me demandais à chaque instant, lorsque j*entendais dire : « Voilà la brigade une telle qui s'avance à droite, » si toute la destinée d'un pays ne pouvait dépendre d'une erreur d'appréciation. On attend Grouchy, et c'est Bliicher qui arrive!...
On ne s'est pas trompé hier, et on ne se trompera pas, j'en suis bien sûr, de toute la campagne ; mais les bul-