‹ Les Prussiens en FranceChapitre 68 sur 91 · LE PRINCE FRITZ · texte numérisé non relu

LE PRINCE FRITZ

cet eiidi'oit ; mais le fort (rAiibervilliers tonna [)endant uu quart d'heure ou une denii-heurtîjjusiju'à ce que ses boulets eussent détruit coniplélement le travail de Tenliemi. D'heure en heure on dénioHssait ainsi son ou vrage. Ce point est éloigne de 3 à A kilonir'trcs du ibrt.

On a tiré de môme sur la gare du Bourget, où les PiTissiens élevaient une autre batterie.

Quelques boulets ont aussi été lancés contre le village de Dugny, à gaucho, et dans les bouquets de bois qui l'entourent. Quelques picces de campagne nous ont seules répondu pendant un quart d'heure.

Dans Taprùs-midi le fort est resté silencieux.

Hier matin, à 7 heures, les troisième et quatrième bataillons du premier réghnent d'éclaireurs de la Seine, commandés par les chefs de bataillon Foulizac et Barbe, se sont rendus, de liomainville où ils sont cantonnés, à Bondy et à la Folie, et y ont brûlé les maisons à l'effet de dégager les abords du canal et de la forêt de Bondy.

Environ cent maisons ont été incendiées, et particulièrement, à Bondy,rancienne poste aux chevaux actuellement occupée par la compagnie Richer.

Les Prussiens ont été vus à environ deux kilomètres, mais ils n'ont fait aucune démonstration.

En rentrant au fort, les éclaireurs ont relevé le cadavre d'un homme qui avait dû être tué la nuit par une des sentinelles du fort.

Etait-ce un espion ou un simple imprudent ? Aucun papier n'a pu aider à établir l'identité de ce malheureux.

!iOO LES PRUSSIENS EN FRANGE

Le prince Fritz s*est rendu hier matin au château de Meudon.

Immédiatement après son arrivée, il a mandé quelques habitants du village pour obtenir d'eux des renseignements.

Le premier qui eut Tinsigiui honneur « d'être présenté à notre Fritz » est un vieil indigène de Meudon.

Quand il parut — avec son feutre sur la tête — le prince lui dit brusquenicuit :

— Gomment t'appelles-tu ?

— François.

— Découvre-toi.

— Je n'en ferai rien.

— Gai'des, ôtez le chapeau à cet homme.

On lit conmie il était ordonné.

Mais, malgré les phis affreuses menaces, on ne put tirer de ce brave homme aucun autre renseignement.

On fui plus heureux avec quelques fenunes cpii, par frayeur, dirent tout ce qu'elles savaient — fort ])eu di* chose, heureusement.

Une petite caravane, conqoosée de quinze hommes environ, conduite par ^M. Tabbé Valet, vicaire de Meu* don, s'est rendue, la nuit dernière, dans la plaine de Trivaux pour donner la sépulture à nos morts.

Lorsque ces braves gens arrivèrent sur le chemin de Trivaux à Villebon, une vive fusillade, partant de plusieurs points de la foret à la fois, les mit en complète (léroul(^

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jusiin'aiî milieu <lii rliriiiiii rn ni^ilniil, fl'îiiir iiiaiii fébrile, le drapeau des ainbulancos.

Les feux cesseront, et nu olVicier sui>érieur à clieval s'avança, et demanda à l'abbé ee (ju*il faisait dans le bois.

Quand le jnvln* lui <'ul répondu, ruflieier iui dil durement, dans le français le plus pur :

— dette bes(»«i:ne nous regarde; i'etire/-vnus el vivement : il n'est ipie temps.

En se remettant en route, la pieuse caravane s'api-rçut (|U*ini lionnne nnuapiait à rajjpei.

C'est le boulanger de Meudon!... lui ])ùre d<' famille.

LU

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