‹ Les Prussiens en FranceChapitre 67 sur 91 · I.E PRINÇÇ FRITZ · texte numérisé non relu

I.E PRINÇÇ FRITZ

l'arid, il sejjtei^bre.

L'eimeini est siijiialé à jjeu pivs sur tous les points slralégiques des environs de Paris.

De notre coLé, les préparaLils sont terminés.

Notre troisième ligne, celle des barricades, s'organise. A Saint-Denis, à la porte de Flandres, les travaux marchent, (^^haque passant est tenu d'apporter son pavé au rempart populaire, dans le:piel on ne laisse que la brèche nécessaire pour le passage.

De même on a coupé tous les ponts sur lesquels les chemins de fer traversaient les fossés des fortifications, et muré les \ides que les voies ferrées formaient dans nos murs»

Du côté de Saint-Denis, on a entendu, la nuit dernière, une forte canonnade ; c'était l'artillerie de la Double-Couronne et du fort de la Briche qui sondait les bosquets environnants. Les Prussiens n'ont pas ré-

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pondu, quoiipi'ils se h'oiiveul ('(.'rlaineiiieiil eu Ibrce dans ces alciilours.

A I'îiiiIh', une vive l'usillade s'enta j^eail entre les uhlans et des d»''laclienients du [\y\ du rii® de ligne et des francs-tireurs. Les Prussit^ns oui perdu plus de cent huninies et nous n'avons eu que six soldats tués.

A 4 heures de l'ajavs-niidi, antre l'usillade.

Les uhlans, (pi'on aperçoit distinctement du rempart dirigent leur feu contre une maison où se trouve une a vaut- garde de troupes de ligne. Leur tir se ralentit de uiinule en minute et cesse au bout d'un (juart d'heure environ. Les uhlans preiment la fuite, mais il uous est impossible de dire le chilVre exact de leurs pertes.

Quelques incidents :

l'n cultivateur, porteur d'une simple cas(juette de garde-national, a été arrêté aux environs de Saint-Denis i)ar les Prussiens, au moment où il ramassait des pommes de terre dans sou champ. On n'en a phis eu de nouvelles depuis.

Un blanchisseur du mcme i>ays a donné à une de nos reconnaissanc(*s un singulier moyen de ('onlrarier l'ennemi. 11 étendait sur des ticelhîs jiouées à de hauts piquels le linge mouillé de ses i»ratiques.

Voyant ce bonhonnne travaillant ainsi, la pipe à la bouche, dans un endroit où les balles pouvaient pleuvoir à cha(jue minute, une petite colonne de idilans s'approcha.

Aussitôt le brave blanchisseur coupe les iîcelles, et le lin^ic loruJ)ant dém»iS(|ue deux mitrailleuse^ qui, en

un tour de manivelle, mirent en fuite les quelques cavaliers qui n'étaient pas tombés.

Du côté d'Aubemlliers , les Prussiens paraissent très-nombreux.

Ils occupent le Bourget, Dugny, la Gourneuve.

La nuit dernière, des maraudeurs ennemis se sont avancés sous le fort d'Aubervilliers jusqu'aux grand' gardes qui étaient occupées pai* la troupe de ligne. Us cherchaient à surprendre les soldats pour lem* enlever leurs fusils. Il y a eu plusieurs luttes corps à corps entre Français et Prussiens. Ces derniers s'enfuyaient dès qu'ils voyaient ne pouvoir réussir. Nos troupes tiraient alors, mais sans effet, la plupart du temps, à cause de la nuit.

Hier matin, la ligne a été remplacée par le 14* bataillon de la garde mobile de Paris, qui était arrivé au fort hier soir, après avoir repoussé les éclaireurs ennemfs vers le Bourget.

Ces troupes se déploient en tirailleurs dans les champs, sous le fort et à droite de la route de Soissons; un détachement de francs-tireurs de Paris occupe la gauche de la môme route du côté de la Courneuve.

De 8 heures à midi, on a vu fréquemment passer de petites escouades de uhlans à l'extrémité de la route, près du passage du chemin de fer de Soissons.

On remarquait, en outre, des travailleurs dans le jardin entouré de murs d'une ferme située sur la droite et à demi masquée par un rideau de peupliers. C'était une batterie que les Pnissiens tentaient d'établir en

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