‹ Les psaumes de David; traduits en prose. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 29 sur 167 · PSAUME XVIII · texte numérisé non relu

PSAUME XVIII

QUE LES OUVRAGES DE DIEU LE FONT CONNAITRE, MAIS SA LOI PLUS QUE TOUTES CHOSES.

L'harmonie merveilleuse des cieux publie la gloire de Dieu; le bel ordre du firmament nous apprend qu'il est l'ouvrage de ses mains.

DE DAVID. 3l

C'est une parole que le jour annonce au jour qui le suit; c'est une connaissance que la nuit indique à la nuit qui lui succède.

Il n'est point de nations au monde qui, quelque langue qu'elles parlent, ne comprennent ce qu'ils disent.

Cette voix des cieux est entendue dans toutes les parties de l'univers; leurs paroles sont portées jusqu'aux extrémités de la terre.

Entre ces ouvrages excellents, c'est principalement dans le soleil qu'il semble avoir établi le trône de sa majesté; ce soleil dont la beauté brille en se levant comme celle d'un jeune époux qui sort du lit nuptial.

Il se lève d'un côté du ciel pour commencer sa course à pas de géant; et lorsqu'il est monté au plus haut, il descend de même pour arriver au couchant.

Il marche d'un pas égal jusqu'à son terme, et il n'y a rien qui ne ressente les effets de sa lumière et de sa chaleur.

Mais la loi pure que Dieu nous a donnée est encore plus puissante pour conduire l'esprit à sa connaissance; son témoignage est fidèle, et les plus simples y puisent la sagesse.

Les commandements du Seigneur sont conformes à la raison; le cœur a de la joie de les accomplir; ses préceptes sont clairs et portent la lumière dans les yeux de l'âme.

Cette loi, qui sera immuable jusqu'à la fin des siècles, imprime une crainte de Dieu respectueuse et sainte; tout ce que sa Providence ordonne est infaillible, et juste dans son exécution.

La connaissance exacte de ses commandements est donc plus désirable que l'or et les pierreries, et leur pratique plus douce que le rayon du miel.

C'est pourquoi, mon Dieu, le serviteur qui vous est fidèle les observe avec exactitude, et vous lui en préparez une récompense infinie.

Mais qui est-ce qui peut savoir toutes les fautes qu'il commet ? Mon Dieu, purifiez-moi des offenses qui me sont inconnues et de la participation que je pourrais avoir dans les péchés des autres.

Si le péché ne me domine point, vous me regarderez comme un homme sans tache, ou du moins comme exempt des plus grandes fautes.

Et alors mes prières vous seront agréables, et les méditations de mon cœur vous trouveront propice.

Seigneur, j'aurai toujours en vous ^ un défenseur et un Rédempteur.

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