‹ Les psaumes de David; traduits en prose. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 31 sur 167 · PSAUME XX · texte numérisé non relu

PSAUME XX

DAVID REND GRACES A DIEU DE LA VICTOIRE QU'IL A REMPORTÉE SUR LES AMMONITES, ET DEMANDE SECOURS CONTRE LES PHILISTINS.

Seigneur, le Roi vous rend avec allégresse ses actions de grâces^ pour la force que vous lui avez donnée contre

' Tout ce que vous désirez.

* A un roi qu'il a lui-même choisi selon son cœur.

' Ils seront abattus; ils tomberont sous nos coups, et nous triompherons victorieux.

* Vous explique son allégresse.

ses ennemis, et la victoire^ que vous lui avez accordée le comble d'une joie merveilleuse.

Vous avez rempli les désirs de son cœur; vous ne lui avez point refusé ce que ses prières vous ont demandé.

Vos bontés Tont prévenu et comblé ^ de l'abondance de vos grâces : vous avez mis sur sa tête une couronne brillante de pierres précieuses.

Il vous a demandé^ la conservation de sa vie, et vous lui en avez accordé une très longue.

Vous l'avez élevé* à une gloire immense par cette victoire, et vous continuerez de le remplir^ d'éclat et de splendeur.

Vous répandrez sur lui jusqu'à la fin des siècles vos bénédictions, et vos regards favorables le combleront d'une joie perpétuelle^.

Rien ne l'ébranlera jamais, parce que toute son espérance est en vous, et qu'il a mis toute sa confiance dans votre miséricorde^.

Soutenez-le de votre main pour terrasser le reste de vos ennemis^; que votre droite frappe tous ceux qui vous haïssent ^.

Que la chaleur de votre colère soit pour eux comme

^ Il se réjouit de la victoire. — Il est comblé de joie par la victoire.

* Vous l'avez comblé...

' Il vous avait demandé...

* Vos soins l'ont élevé...

* Et vous l'avez rempli...

* L'ont comblé de joie. — Le font tressaillir de joie.

'' Vos grâces sont les effets de l'espérance qu'il a toujours eue en vous; la confiance qu'il a dans votre miséricorde fait que rien ne le peut ébranler.

' Que votre main soutienne la sienne contre tous les ennemis qui lui restent.

" Qui le haïssent.

une fournaise ardente qui les consume; confondez-les dans votre courroux \ et que votre feu les dévore.

Détruisez tout le fruit de leurs terres, et que leur postérité soit ôtée du nombre des hommes.

Parce que leur malice forme contre vous des projets coupables, et qu'ils méditent des conseils qu'ils ne peuvent jamais accomplir.

Vous les mettrez en fuite; et s'ils osent tourner la tête, les flèches de votre colère leur perceront le visage.

Continuez donc, mon Dieu, de nous montrer votre puissance^, et nos cantiques célébreront la force et la vertu ^ de votre bras.

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