PLAINTES ET SOUHAITS DU PEUPLE CAPTIF DANS BABYLONE
Mon Dieu, je soupire avec autant d'ardeur après vous que le cerf altéré désire l'eau fraîche des fontaines.
Mon âme brûle de soif après vous, mon Dieu, qui êtes la source de ma force et la fontaine de vie; quand est-ce que je viendrai et que je paraîtrai devant vos yeux ?
Le jour et la nuit, mes larmes m'ont servi de pain^,
* Celui que j'avais mis au rang de mes plus intimes amis...
* C'est par là que je connaîtrai...
' Prenez, comme vous avez toujours fait, mon innocence sous votre protection ; et mettez-moi en sûreté sous l'abri de vos regards.
* Le jour et la nuit je me fonds en pleurs, et mes larmes me servent de pain.
lorsque j'entends les impies qui me demandent continuellement où est mon Dieu.
Mon âme à cette pensée se fond de douleur, et ne se console que dans Tespérance de revoir le tabernacle adorable et la maison de mon Dieu.
Pour y publier avec éclat ses louanges, et prendre part au festin parmi le son des instruments.
Pourquoi donc, mon âme, êtes-vous accablée de votre tristesse ? Pourquoi troublez-vous mes sens et mon esprit?
Espérez en Dieu ; je le louerai encore dans son temple, comme mon Sauveur et comme mon Dieu.
Je me trouble, dit mon âme, par le souvenir des plaisirs que je goûtais sur la montagne d'Hermon, sur les rives du Jourdain et sur les petites collines qui l'environnent.
Au lieu que ce ne sont ici que calamités où je tombe d'abîmes en abîmes, au bruit des cataractes de misères qui tombent sur moi.
Mon Dieu, toutes vos nuées ^ semblent avoir crevé sur ma tête, et je suis englouti sous les flots d'un déluge d'afflictions.
Mais le Seigneur fera paraître ^ le jour de sa miséricorde; ne cessons point cependant de le louer dans la nuit de nos misères.
Oui, mon Dieu, je vous louerai toujours comme l'auteur de ma vie, et je vous reconnais pour mon unique défenseur.
Mais pourquoi m'oubliez-vous ? Pourquoi me laissezvous traîner ma vie dans la tristesse, par l'affliction que me donnent mes ennemis ?
^ Toutes vos nuées, mon Dieu...
* Mais le Seigneur nous réserve et fera paraître...
8o LES PSAUMES
Mes os sont brisés de douleur, et les ennemis qui m'affligent me chargent d'opprobres et de railleries ^
Ils me demandent tous les jours où est le Dieu dont j'attends mon secours. Ah ! mon âme, pourquoi vous attrister, et pourquoi me troublez-vous ^ ?
Espérez en Dieu; je le louerai encore dans son temple comme mon Sauveur et comme mon Dieu.