‹ Les psaumes de David; traduits en prose. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 58 sur 167 · MENACE DU PROPHÈTE CONTRE LES JUIFS IMAGE DU JUGEMENT DERNIER · texte numérisé non relu

MENACE DU PROPHÈTE CONTRE LES JUIFS IMAGE DU JUGEMENT DERNIER

Le Dieu de ceux qu'on regarde sur la terre comme des dieux, le Seigneur, a fait entendre sa voix et a cité tous les hommes à son tribunal.

Depuis l'orient jusqu'à l'occident, il les a tous rassemblés en les appelant du haut de Sion, ce lieu si accompli en toute sorte de beautés.

Dieu viendra et se montrera manifestement; notre Dieu paraîtra, mais sa patience ne se taira plus sur nos offenses.

Le feu des éclairs brillera devant lui, et le bruit des tempêtes environnera son trône.

Il appellera du ciel tous ses anges, pour rendre toute la terre présente au jugement qu'il fera de son peuple.

Il leur commandera de rassembler ses saints \ qui se

^ Rassemblez, leur dira-t-il, tous mes saints...

sont bien plus attachés à obéir à sa loi^ qu'à lui ofl'rir^ des sacrifices.

Et alors les anges annonceront de toutes parts que Dieu va s'asseoir sur son tribunal pour juger les hommes.

C'est à toi, mon peuple, dira-t-il, que je parle; écoutemoi, Israël : je suis Dieu, je suis ton Dieu.

Ce n'est point sur le défaut de tes sacrifices que je te condamnerai, et cependant tu mets ton soin à me présenter continuellement des holocaustes^.

Ce ne sont point les veaux de tes étables^ qui me sont agréables; ce ne sont point les boucs que tu tires de tes troupeaux pour me les olfrir.

Toutes les bêtes des forêts, toutes celles qui paissent sur les montagnes; les chevaux et les bœufs, tout est à moi.

Les oiseaux qui volent en Tair reconnaissent mon empire, et tous les animaux qui font l'ornement des campagnes me sont soumis.

Si j'avais faim, je n'aurais pas besoin de te rien demander, parce que je suis le maître de toute la terre et de tout ce qu'elle contient.

Est-ce que je mange la chair des taureaux? Est-ce que je bois le sang des boucs?

Offre du fond de ton cœur à ton Dieu un sacrifice de louanges; rends par tes prières au Très-Haut le culte et les hommages que tu lui dois.

' A m'obéir...

' Qu'à m'offrir.

' Tu mets ton soin à me présenter continuellement des holocaustes, et cependant ce n'est point sur le défaut de tes sacrifices que je te condamnerai.

* De ta maison.

Invoque-moi dans tes afflictions; je te délivrerai de tes misères, et tu me rendras l'honneur qui m'est dû.

Mais Dieu, se tournant ensuite au pécheur, lui dit : Pourquoi parles-tu de mes préceptes? Pourquoi raisonnes-tu sur ma loi ?

Puisque tu hais les règles que je t'ai prescrites et que tu rejettes derrière toi mes commandements.

Si tu voyais un voleur, tu courais vers lui, et tu entrais en société avec les adultères.

Ta bouche était remplie de malice et de médisance, et ta langue ne s'employait qu'à machiner des fourbes et des tromperies.

Dans ton repos, tu ne pensais qu'à couvrir ton frère d'opprobres; tu prenais plaisir a scandaliser le fils de ta mère; voilà ce que tu faisais, et je le dissimulais avec patience.

Tu as cru, malheureux pécheur, que je te ressemblerais! Non, je te châtierai et je mettrai ton iniquité devant tes yeux.

Comprenez ce que je dis, vous qui ne pensez point à Dieu, de crainte qu'il ne vous fasse traîner à un supplice dont qui que ce soit ne pourra vous délivrer.

Celui qui m'offre un sacrifice de louanges m'honore selon mon cœur, dit Dieu, et c'est le chemin que je lui montre pour arriver au salut.

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