‹ Les psaumes de David; traduits en prose. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 87 sur 167 · PSAUME LXXVIII · texte numérisé non relu

PSAUME LXXVIII

LES JUIFS. CAPTIFS DANS BABYLONE, SE PLAIGNENT DE LA DÉSOLATION DE JÉRUSALEM.

Mon Dieu, les nations impies sont venues attaquer votre héritage; elles ont profané la sainteté de votre temple et réduit en cabanes les, maisons de Jérusalem.

Elles ont livré aux oiseaux les corps morts de vos fidèles pour en faire leur pâture, et la chair de vos saints aux bêtes de la terre pour s'en nourrir.

Elles ont répandu leur sang comme l'eau autour de Jérusalem, sans que personne se présentât, pour leur donner la sépulture.

Nous sommes devenus l'opprobre de nos voisins, et nos misères sont l'objet de la raillerie des peuples qui sont autour de nous.

Seigneur, serez-vous éternellement en colère contre nous; jusqu'à quand votre courroux s'embrasera-t-il comme le feu ?

Faites tomber cette colère sur les nations qui ne vous adorent pas, et sur les royaumes qui n'invoquent point votre nom.

l5o LES PSAUMES

Ils ont dévoré votre peuple et désolé la terre que vous leur avez donnée en partage.

Ne vous souvenez point de nos vieilles iniquités, mais prévenez-nous par les douceurs de votre miséricorde, parce que nous sommes réduits à la dernière misère.

Secourez-nous, mon Dieu, vous qui êtes notre Sauveur; délivrez-nous par votre bonté et pardonnez-nous nos péchés pour la gloire de votre nom.

De crainte que les nations ne continuent de blasphémer contre vous, en demandant où est notre Dieu, faites qu'à la vue de votre peuple votre puissance soit connue à ces nations.

Faites éclater aux yeux de toute la terre la vengeance que vous prendrez du sang de vos fidèles, et que les soupirs des captifs montent jusqu'à vous.

Employez la puissance de votre bras à remettre en votre possession les enfants de ceux qui sont morts dans cette désolation.

Rendez à nos voisins sept fois autant d'opprobre et d'ignominie qu'ils nous en font souffrir, pour vous faire outrage à vous-même.

Et nous, qui sommes votre peuple et les brebis de votre bercail, nous vous adorerons éternellement ^

Et de générations en générations nous ne cesserons point de publier vos louanges^.

^ Nous vous adorerons éternellement, nous qui sommes... * Nous ne cesserons point de publier vos louanges aux yeux de toute la terre.

DE DAVID. l5l

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