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Les Psaumes des Maaloth

Il y a longtemps que j'ai commencé à m’occuper des psaumes des Maaloth et, plus je les ai étudiés, plus j'en ai admiré la beauté. Comme toutes les merveilles de petite dimension, comme les médailles et les camées, ces petits chefs-d’œuvre de la poésie hébraïque doivent être examinés de très près, si l’on veut en apprécier la perfection. J’aimerais, en associant mes lecteurs à cette analyse minutieuse, leur faire partager la vive jouissance que ces quinze psaumes nr'ont fait souvent éprouver.

En les examinant avec soin, on verra qu'ils se rattachent les uns aux autres de telle sorte que ce recueil n'est pas un simple recueil, mais une vraie composition, où chaque morceau est à la place qui lui convient. Je crois que l'on arrive aussi à re-

connaître, du moins comme très probable, lusage

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auquel chacun de ces psaumes était destiné, et cet usage, tel que je lai compris, m'a paru confirmer hypothèse d’Agellius, d'après laquelle leur titre se rapporterait aux pèlerinages des Israélites à Jérusalem pour leurs fêtes religieuses.

Désirant que cet écrit soit accessible à un plus erand nombre de personnes, Je n’ai pas fait beaucoup de remarques purement linguistiques ou supposant chez le lecteur la connaissance de lhébreu; et celles que J'ai faites, Je les ai, autant que cela a été possible, distinguées du reste en les 1mprimant dans un autre caractère. Si Je ne m'en suis pas abstenu entièrement, c’est dans la pensée qu'elles pouvaient être de quelque intérêt pour

certains lecteurs et, surtout, parce qu’elles étaient

souvent nécessaires pour justifier ou appuver mes

interprétations.

Grandchamp, 28 novembre 1888.

Le recueil intitulé en hébreu TakxiLrim (Louanges) et que nous appelons, d’après les LXX et le Nouveau Testament, Psautier, Psaumes où Livre des Psaumes (Luc XX, 42. XXIV, 44), ne paraît point avoir été fait par les Hébreux dans le dessein de conserver les plus beaux morceaux Ivriques de leur

Poésie religieuse. (est plutôt, comme les livres.

de cantiques en usage dans nos églises, un recueil liturgique, ne contenant que les chants employés dans le culte public, les uns composés originairement pour cet usage, les autres y ayant été appropriés.

Ce livre, qui est le principal parmi ceux des Hagiographes et qui dans la Bible hébraïque y occupe la première place, est dans la série de ceux-

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