‹ Les Psaumes des MaalothChapitre 26 sur 35 · ES ER UE 1 CT · texte numérisé non relu

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la doctrine de la grâce formulée par saint Paul, v était nettement exprimée. Il nous paraît en effet … que, si le Ps. CXXIX marque un des points les

plus avancés où l’art soit arrivé dans la poésie des » Hébreux, celui-ci est un des passages de l'Ancien - Testament où se voit le plus haut développement du sentiment religieux au sein de ce peuple.

4. « Du FOND DES ABIMES, » ou «des lieux pro- * fonds,» c’est-à-dire probablement «du fond des

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eaux, » comme Ps. LXIX, 3-15, où cette expression est comme 1c1 l’image d’une angoisse extrême.

— CJE T'AI APPELÉ.» pnnp. Nos traducteurs modernes, à un très petit nombre près, ont remplacé ce passé par un présent ((Je t’invoque »). Mais il faut maintenir le passé, comme le font les LXX et la Vulgate et après eux Calvin, la Version anglaise, le P. Curci, Darby, et comme y mvite la Grammaire. La prière actuelle du psalmiste ne vient que dans le verset suivant; ce qu'il veut exprimer par ces premiers mots, c’est le fait qu'il appelle déjà depuis un certain temps et qu'il attend une réponse (v. 5).

?, & A MES CRIS QUI IMPLORENT TA PITIÉ. >» OM ne signifie pas « des supplications » quelconques, mais « des eris de Aïe pitié! 33, des Kyrie eleison, » de même que D {shèva, shoua) signifie Cun cri de jÙW7, un cri de Au secours!» et que le verbe p\® au piël (seule forme usitée) signifie « crier au SeCours. »

3. & SI TU GARDES LES INIQUITÉS. » La notion de « garder » et celle de « regarder » se touchent de près et ww s'applique à: lune et à Pautre. La plupart de nos traductions (Vulgate, Ostervald, Vivien, Reuss, Lausanne, Darby, etc.) lui donnent ici le second sens. Nous croyons qu’il a plutôt son sens primitif; «garder les iniquités, » c’est «en

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garder le souvenir » (Perret-Gentil, Bruston, Segond); c'est même quelque chose de plus, c'est le contraire de «les jeter loin de soi » (Es. XXX VITT, 17) ou de «les laisser aller » (remiltere, ägéve, ragévu, no — nv). Les péchés que Dieu ne luisse pas aller, il les garde « scellés dans une bourse, » dit Job (XIV, 17), pour les remettre devant ses yeux (Ps. XC, 8), en faire le compte et les rétribuer. Ce sens est confirmé par les mots suivants : «Qui subsistera? » c’est-à-dire : « Qui subsistera en jugement? » (comme Ps. I, 5).

4. Q Can, » 2. Ce petit mot a embarrassé les interprètes. On le traduit ordinairement par € mais, » et comme il ne peut se rendre ainsi que sil est précédé d’une négation, on le fait dépendre d'une proposition intermédiare non exprimée: ÇSi tu gardes les iniquités, qui subsistera ? Mais ce n'est pas ce que lu fais, car le pardon, etc. » (De Wette: « Nein! » Delitzsch: « Doch nicht!» Franck et Perret-Gentil: «Mais non!») Les LXX cependant, la Vulgate, Luther, Calvin, ont traduit ce mot d’après son sens habituel; Hengstenberg fait de

-1 Le texte suivi par les LXX et la Vulgate doit avoir été . un peu différent du nôtre pour les deux derniers mots du verset. Dans ces deux versions, ils sont rattachés aux premiers mots du verset suivant. La Vulgate traduit : « Et propter legem tuam sustinui te, Domine.» Dans les:LXX, PSAUMES 10

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même et cherche à lexpliquer en disant que le verset précédent, sans avoir la forme d’une prière, en est réellement une et signifie, dans la pensée de l'auteur : «Ne prends pas garde à mes iniquités! » Notre verset serait alors la raison sur laquelle il se fonderait pour demander à Dieu cette faveur. D’autres rattachent le v. 4 au v. 2, en sautant par dessus le 3; Hupfeld, qui adopte cette explication, avoue cependant que, pour être dans leur ordre naturel, les versets 2 et 3 devraient être intervertis. Pour nous, il nous paraît que la difficulté que lon a cru trouver ici disparaît entièrement si lon envisage les derniers mots du verset («afin que tu sois craint »), non point comme un simple circonstanciel, que lon pourrait omettre au besoin, mais comme exprimant l'intention même de ce verset. Ce que le psalmiste veut dire, ce n’est pas que l'Éternel pardonne, mais que, Sil pardonne, c'es! afin qu'on le craigne, — c’est-à-dire que le pardon accordé par l'Éternel a pour but de nous inspirer une plus grande crainte de lui et, partant, une obéissance plus parfaite à sa loi et que, puisqu'il n’en a pas été ainsi, nous sommes inexcusables (Rom. LL, 4).

on lit: Evexev rod dvouuros sov. Peut-être éyouaros est-il une altération de véuov, qu’on trouve dans Srmmaque et Théodotion qui évidemment avaient, au lieu de Nnn, lu An et Pavaient vocalisé thora.

ne * " . + Se nd à à r

Ceci est tout à fait d'accord avec le sens du psaume

(et: particulièrement du dernier verset), tel que

nous l’avons exposé en commençant, ou plutôt, c’est le verset 4 bien compris qui donne la clef de tout le reste.

— «LE PARDON.» Le substantif AmM9o ne se rencontre

que deux fois ailleurs et Padjectif /salläch] une seule fois,

mais le verbe nbo, «pardonner » est très usité. Gesenius et Fürst le rapprochent de ñ%o et de bb, sustulit, de sorte qu'il serait synonyme de 3, qui s'emploie aussi dans le sens de «pardonner. » Il nous paraîtrait plus naturel de le rapprocher de n5%, dimisit, d'où remisit, Cela ne change du reste rien au sens. Nous avons cru assez longtemps que l’antithèse qui fait l’idée de ce psaume (nm%o, v. 4, et n17, v. 7) était entre la prætermissio (rage, Rom. II, 25) et la

remissio (ayectc, Hébr. IX, 22 et passim); mais le sens usité denbo ne permet point de restreindre celui de nroo et de lui faire signifier autre chose que 4zecx. L'opposition est donc, dans notre psaume, entre la rémission du péché et la délivrance du péché, littéralement Le rachat de la servitude du péché (hY73, redemptio).

5. Si l’on ne s'associe pas à l'émotion du poëte, on sera tenté de voir une tautologie dans ce verset qui, au fond, dit trois fois la même chose. Mais comme ces répétitions et cette intensité croissante

. de l'expression nous peignent bien le combat intérieur d’une âme qui s'efforce de bannir tout reste

de doute et de s’enraciner dans la foi, en se répétant à elle-même qu’elle veut croire, qu’elle croit!

Remarquez, au reste, la progression: Quai at-

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tendu. Mon âme a attendu. J'ai compté sur sa parole. »

Les deux verbes ñp et Gr (tous deux au piél) sont, il est vrai, Synonymes et employés parallèlement par les poëtes (Es. LI, 5; Job XXX, 26 et ici); mais dans ces cas-là, — et on ne l’a, Croyons-nous, pas remarqué, — c’est toujours Gr qui vient le second, comme pour renforcer l’autre; ce qui nous parait indiquer que. s’il y a une nuance entre les deux, ÿr dit un peu plus que mp. Notre vieille traduction, d’Olivétan à Ostervald, n’a pas indiqué cette progression ou plutôt l’a renversée, en traduisant le premier mot par «attendre » et le second par «espérer. » Elle est en revanche très bien rendue par Perret-Gentil, Segond et surtout par M. Reuss et par M. Bruston.

6. « MON AME EST TOURNÉE VERS LE SEIGNEUR. » En hébreu, il n’y à pas de verbe dans cette proposition, mais est-il nécessaire de sous-entendre celui du verset précédent ou de supposer, comme le fait Hupfeld, que ce verbe-là devait se trouver aussi dans notre verset et a été omis par un copiste” Ne faut-il pas plutôt, ici comme Ps. CXXIIE, 2, placer entre les deux mots 33 et 137N0 le présent du verbe substantif : « Anima mea EesrT ad Dominum » (« Meine Seele ist Zu Adonaï, » comme traduit Delitzsch)?

— (PLUS QUE LES GUETS VERS LE MATIN. » Les om dont 1l est ici question ne sont pas, d’une manière générale, des gens restés éveillés pendant lanuit, comme le veut Delitzsch; car 521% n’a jamais ce sens; c’est toujours «un gardien » et ici, comme Ps. CXX VIT, 1, la garde ou le guet. Nous croyons même que ce n'est pas un guet quelconque, attendant avec impatience d'être relevé de garde pour

pouvoir enfin se reposer; Qil s'agit probablement ici, comme le dit très bien M. Reuss, du lévite placé en sentinelle pour signaler le premier rayon du soleil et le commencement des rites sacrés du temple. » Et c’est ainsi que l'entend déjà le paraphraste chaldéen, qui ne fait sans doute que reproduire une explication traditionnelle. Après avoir traduit : « Anima mea expectavit Dominum plus quam observantes custodias matutinas, » il ajoute : «quas observant ut offerant oblalionem matulinam.» Nous verrons tout à l'heure comme ceci s'accorde bien avec la destination spéciale que nous croyons pouvoir attribuer à ce psaume.

La répétition des mots +p27 ww a été entendue de diverses manières. On a, par exemple, pensé que ces mots étaient pris une fois comme sujet et l’autre fois comme attribut : «plus que ceux qui attendent le matin n’attendent le matin.» Ce sensestcelui que nous trouvons dans Ostervald, mais lexpression nous paraitrait être tout à la fois recherchée et prosaïque. Nous croyons, avec presque tous les interprètes plus modernes, que c’est une répétition pure et simple, mais nous ne pensons point qu'elle provienne d’une altération du texte, comme le suppose M. Reuss. Cette répétition est toute de sentiment, comme l'était dans le verset précédent la triple mention de lattente. Ici le poëte, en répétant

Ni Le PT UNS

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les mêmes mots, sans y rien changer et comme avec un soupir, à voulu pour ainsi dire peindre par la parole tout ce que cette attente continue a de long, — de long et de monotone !

7-8. Tout, dans ces deux versets, s'élargit et s'agrandit : ce n'est plus lui seul que le psalmiste exhorte à s'attendre à l'Éternel, c'est Israël tout entier. [l ne parle plus seulement du «pardon, » qui se trouve auprès de l'Éternel (v. 4), mais de son «amour » et de la «rédemption » qui est auprès de lui et qui y est même Cen abondance. » Et son regard, s'étendant dans l'avenir, aperçoit le jour où ce sera l'Éternel «lui-même » (1) qui rachètera son peuple de toutes ses iniquités.

— (LA MISÉRICORDE » ou, mieux peut-être, «l'amour » ou «la charité.» Le mot on, comme en latin pielas, n’a pas de correspondant exact dans notre langue. Ostervald, qui le traduit ici par «miséricorde, » ailleurs par «grâce » ou cfaveur,» le rend le plus souvent par « bonté. »

— (ABONDANCE DE RÉDEMPTION, ) OU Qun trésor de rédemption, » comme traduit d’une manière très heureuse Perret-Gentil.

Le psaume CXXX présente de nombreux rapports de diction avec le LXXXVI, entre autres l'emploi répété du nom

d'Adonai. C’est ce qu'a remarqué Delitzsch. Il ne nous parait pas cependant qu’on puisse, comme il le fait, voir ‘dans ces deux psaumes une tentative de créer un genre de psaumes adonaiques à côté des psaumes élohiques et jéhoviques : le nom de »3173x se trouve dans vingt-cinq psaumes ; il y en a même dans lesquels il reparait aussi souvent que dans le CXXX, c’est-à-dire trois fois (Ps. XXXV et XXX VIIF) ou même encore plus souvent (six fois dans le Ps. LXVIIT). La présence de ce nom dans celui qui nous occupe — et dans d'autres peut-être — peut fort bien n'être due qu’à

- certains besoins de symétrie. Nous avons vu que le recueil

des psaumes des Maaloth se compose de plusieurs groupes dont chacun contient le même nombre de fois le nom tétragramme. Il se peut fort bien que, pour obtenir ce résultat, on ait 1c1 substitué quelquefois 53173N à A1, qui, du reste, se ‘trouve aux versets 3 et 6 dans quelques éditions et dans plusieurs manuscrits. En réalité et pour lusage pratique, ce changement n’en était pas même un, puisque, le nom tétragramme ne devant jamais s’articuler, les deux mots s’énonçaient de la même manière. Il était tout pareil à celui que nous faisons quelquefois en français à l’orthographe d’un mot, afin de rendre une rime plus correcte pour l'œil.

Nous devons nous demander maintenant à quelle circonstance à pu s'appliquer ce psaume et quel est son rôle dans la série des cantiques graduels. Ce psaume et le suivant se trouvent entre le CXXIX, qui se rapportait à la Pentecôte, et le CXXXII, qui, comme nous le verrons, était destiné à la fête des Tabernacles; mais on voit aisément qu'ils ne peuvent se rapporter ni à lune, ni à l’autre de ces fêtes. Ainsi, comme nos cantiques des Maaloth se suivent dans l’ordre que les fêtes

EL

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occupent dans l’année ecclésiastique des Hébreux, les Ps. CXXX et CXXXI doivent se rapporter à une solennité intermédiaire. Or il y en a une en effet, une grande solennité, qui précède de cinq jours seulement la fête des Tabernacles : c’est le jour des Expiations, le Yom Kippour, le seul jour de jeûne institué par la loi. Ge jour était, à un certain égard, le plus solennel et le plus saint de lannée; car C'était le seul où le Souverain Sacrificateur écartât le voile qui. fermait le Lieu très samt et se présentàt devant le trône même de l'Éternel; c'était Celui où, après s'être purifié lui-même d’une manière toute particulière, 11 faisait propitiation pour le peuple entier, pour les sacrificateurs, pour l'autel et pour le sanctuaire même. Après cette expiation, une fois les cérémonies terminées, Israël se sentait de nouveau le peuple sant et, Joveux d’être réconcilié avec son Dieu, il reconduisait en triomphe dans sa demeure le Souverain Sacrificateur, en qui se résumait le caractère de sainteté de la nation et qui, en ce jour-là, avait été rendu digne de paraître en son nom devant la face de l'Éternel. ! Mais, jusqu’à ce que l’expiation fût opérée, les [sraélites caffligeaient leurs âmes » (Lév. XVI, 29. 51) et, dans la nuit qui pré-

1 Voyez dans le Talmud : Yôma VIT, 4 et Thaanith IV, 8,

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cédait ce grand jour, ils étaient, comme en une nuit de deuil, couverts de cilices et attendaient, prosternés dans la prière et dans les larmes, laurore du jour où le poids de leurs péchés allait leur être enlevé.

Le ton de notre psaume et les sentiments qu'il exprime s'accordent fort bien avec cela et certains traits prennent même un à propos tout particulier si lon se représente cette situation. Ainsi les derniers mots «de toutes leurs iniquités » nous paraissent faire allusion à ce qui est dit dans la loi relative au Yôm Kippour (Lévitique X VD : « Aaron confessera {outes les iniquités des Fils d'Israël » (v. 21), et (dans le verset suivant) «le bouc portera sur soi foutes leurs iniquités,» car il est à remarquer que ces mots «toutes leurs iniquités » qui reviennent encore dans le même morceau (v. 34), ne se trouvent nulle part ailleurs dans toute la loi. ! Et quant à ces guets qui attendent le matin avec impatience, Ce n'est pas une image que le poëte aille chercher bien loin, il les a sous les yeux? : leur impatience de voir arriver le jour et

1 Il en est de même des expressions «tous leurs forfaits » (ompvs ts) et «tous leurs péchés » (anniun-bs). Ces der:niers mots se trouvent, il est vrai, une fois encore dans le Pentateuque, mais ce n’est pas dans une loi, c'est dans lPhistoire de Coré et d’Abiram (Nomb. XVI, 26).

2 Nous avons déjà vu dans nos psaumes des Maaloth des

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son attente de l'Eternel ne sont pas deux choses différentes, c’est au fond une même attente; mais,

chez le psalmiste, elle est plus grande encore (« plus que le guet ») : c’est qu'il sent et comprend plus profondément que la foule, le poids du péché laccable davantage et 1l éprouve le besoin d'une expiation plus complète et d'une rédemplion, que l'Éternel seul peut opérer.

Ce psaume nous parait être des plus importants pour la théologie de l'Ancien Testament. Il marque, comme nous l'avons dit, un des points culminants du développement religieux en Israël. Israël est arrivé à entrevoir ce qu'a développé plus tard Pau-

teur de l’épiître aux Hébreux (chapitres IX et X); il a pressenti que les sacrifices prescrits par la loi et que l’on devait répéter toujours de nouveau, ne pouvaient amener à la perfection ceux pour qui on les offrait, 1l a compris que ces sacrifices n'ôtaient point les péchés, mais ne faisaient, comme le dit éloquemment l’auteur de cette épitre,

qu'en «renouveler le souvenir » (ävauvnss éuaerov,

images empruntées à ce que l’auteur avait sous les yeux : ainsi, Jérusalem entourée de montagnes (Ps. CXXV), les oliviers qui environnent la table dressée dans la cour de la maison (Ps. CXXVIID) et, à la fin du Ps. CXXVI, les gerbes

apportées avec cris de joie, ce qui, comme ici les guets at-

tendant le matin, rappelait un des traits caractéristiques de la solennité à laquelle le psaume était destiné.

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Hébr. X, 3). Le psalmiste sent que cette expiation west qu'une ombre, qu'une figure; il lui en faut une autré, une expiation qui ne se borne pas à couvrir Ses péchés (193, 93), mais qui l’en a/ffranchisse (NT, n72, 2keuscpoi, Rom. VI, 18). Cet affranchissement, que la loi ne peut donner (Rom. VITE, 5), l'Éternel peut Popérer etil Popérera, le psalmiste a foi en la grandeur de son amour (v. 7); et cette rédemption, la parole de l'Éternel par les prophètes la lui a révélée et c’est à cette parole qu'il s’attache. | On peut, nous paraît-il, rapprocher ce psaume d'un passage remarquable des visions de Zacharie (LEE, 8 sq.) : l'Éternel déclare au Souverain Sacrificateur Jéhoshua que les sacrificateurs sont des types ! et qu'il va envoyer son serviteur Germe; puis, faisant comme le psalmiste, allusion au jour des Expiations, qui, pour le Souverain Sacrificateur plus que pour tout autre, était la journée par excellence, il ajoute ces mots : « J’ôterai liniquité de ce pays en un seul jour. » | Longtemps après notre psalmiste, sous le règne de l’orthodoxie jJudaïque, qui voyait dans ses institutions ecclésiastiques quelque chose de définitif et ne désirait rien au delà du culte établi, 11 y avait

1 Quoique ce mot ait un air un peu moderne, c’est le seul qui rende le n2197 Sn de ce passage,

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encore un petit nombre d'hommes non satisfaits, auxquels ce culte ne suffisait pas. [ls avaient faim et soif d’une justification plus réelle (Matt. V, 6) et, comme l’auteur de notre psaume, 1ls attachaient leurs regards à la parole des prophètes, qui leur paraissait un flambeau dans leurs ténèbres (2 Pierre [, 19); le nom même qu’on leur donnait fait songer à notre psalmiste, on les appelait : € Ceux qui attendaient la rédemption!» (Luc IE, 58).

Durowoux. C’est aussi le mot par lequel les LXX traduisent nv dans notre psaume,

(LXX et Vulg. 430.)

2 Chant des pélerinages. — De David.

Éternel, mon cœur ne s’est pas enflé Et mes yeux ne se sont pas élevés, Et je n'ai pas promené ma pensée dans des choses Et trop hautes pour moi. [trop grandes

2, Oui, j'ai apaisé et fait taire mon âme; Comme un enfant sevré, sur le sein de sa mère, Telle que l'enfant sevré, telle est en moi mon âme.

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