‹ Les psaumes, étudiés en vue de la prédication (volume 2)Chapitre 18 sur 30 · I. — Û mon âme, bénis le Seigneur · texte numérisé non relu

I. — Û mon âme, bénis le Seigneur

Seigneur, mon Dieu, que tu es grand .' tu es revêtu de gloire et de majesté ! . . .

Il se couvre de la lumière comme d'un manteau ; il déploie les cieux comme une tente.

Il entoure d'eaux ses appartements secrets ; il fait son char des nues ; il est porté sur les ailes du vent.

Les autans sont ses messagers, et les flammes brûlantes SCS ministres.

Il affermit la terre sur ses bases : elle ne sera jamais ébranlée.

L'abîme l'enveloppait comme un vêtement, et les eaux se balançaient sur la cime des montagnes.

1 Psaume GUI. — Ce Psaume et ceux qui suivent, dans cette première partie, célèbrent les perfections de Dieu, son acte créateur, sa Providence, sa justice. On remarquera dans ces textes d'assez nombreuses difTérences avec le texte de notre Vulgate. C'est que la traduction Laurcns, dont nous nous servons, est faite sur i'ilébreu et les anciennes versions.

A ta menace, Seigneur, elles ont fui : au bi'uit de ton tonnerre, elles se sont écoulées rapidement.

Les monts se sont élevés, et les vallées sont descendues, aux lieux que tu leur as fixés.

Tu as posé des bornes que ces eaux ne franchiront pas ; elles ne reviendront plus inonder la terre.

Il a converti les sources en torrents, qui se préci^nteiit à travers les montagnes.

Elles désaltèrent toutes les bêtes des champs, et l'onagre étanche sa soif.

L'oiseau du ciel habite sur leurs bords, et chante sous le feuillage.

Du haut de son séjour Dieu arrose les monts ; la terre se rassasie du fruit de ses œuvres.

Il fait germer la verdure pour les animaux, et l'herbe pour le service de l'homme, afin qu'il tire son pain de hi terre.

Le vin réjouit le cœur de l'homme, et fait briller son vi.-age plus que l'huile ; le pain soutient ses forces.

Les arbres sauvages, les cèdres du Liban que luimême a plantés, trouvent aussi leur subsistance.

Les petits oiseaux bâtissent là leurs nids ; la cigogne fait sa demeure parmi les sapins.

Les hautes montagnes recèlent le chamois, et les rochers sont la retraite du lièvre.

Il a fait la lune pour marquer les saisons, et le soleil connaît le lieu de son coucher.

l'u amènes les ténèbres et la nuit se forme ; durant son cours toutes les bêtes des forêts se répandent.

Et les lionceaux rugissent après leur proie, demandant à Dieu leur pâture :

Au lever du soleil ils rentrent, et se couchent c!an3 leur.s tai;icrcs.

Alors l'homme sort pour son labeur, et travaille jusqu'au soir.

Que tes œuvres sont grandes, ô Dieu ! tu as tout fait avec sagesse : la terre est pleine de tes dons.

Cette mer immense qui étend au loin ses bras, nourrit des poissons sans nombre, petits et grands.

Là voguent les vaisseaux ; là est la baleine que tu -is créée pour se jouer dans son sein.

Tous ces êtres se tournent vers toi, afin que tu les nourrisses au temps marqué.

Tu leur donnes, ils recueillent ; tu ouvres ta main, ils se rassasient de tes dons.

Caches-tu ton visage, ils se troublent; leur retires-ta le .souffle, ils expirent, et rentrent dans la poussière,

Tu envoies ton esprit, ils renaissent ,• et tu renouvelles la face de la terre.

Que Dieu soit à jamais glorifié ! que Jéhovah ss réjouisse dans ses œuvres.

Il regarde la terre, elle tremble; il touche les montagnes, elles fum'înt.

Je chanterai Jéliovah tant que je vivrai ; jusqu'à mon dernier soupir je célébrerai mon Dieu,

8a louange me plaît : je me réjouis en lui.

Que les pervers disparaissent de dessus la terre ] que es impies ne soient plus !

0 mon âme, bénis le Seigneur !

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