‹ Les psaumes, étudiés en vue de la prédication (volume 2)Chapitre 30 sur 30 · LA VIE INTIME DES ENFANTS DE DIEU · texte numérisé non relu

LA VIE INTIME DES ENFANTS DE DIEU

Si les merveilles divines s'étalent à profusion dans la vie extérieure et publique des enfants de Dieu au milieu du monde, leur vie intime se remplit de plus de grandeur encore, de plus de beauté, de suavités plus délicieuses, do mystères plus profonds. . 20C

La Conversion d'une âme.

Le drame entier de la conversion d'une âme se compose de deux scènes toutes différentes : l'une de désolation sainte, l'autre d'inetfable joie.

Une âme, pour se convertir, doit jeter sur elle-même et sur son état un regard de terreur et de désolation. — Exposition du Psaume XXXI.— Description que fait le Psalmiste de l'état du péché. — De la douleur comme élément de conversion.

Les deux démarches de l'âme convertie : l'aveu ; la réparation. — Tout ensemble facilité et difficulté de la première démarche. Elle suffit à sauver une âme : mais combien elle doit être sérieuse. L'œuvre de la vraie pénitence décrite dans le Psaume XXXI. — La réparation, dacs son sens le plus complet, c'est le changement de vie. — Description de la^vie nouvelle dans les Psaumes. Dons magnifiques de Dieu à l'âme repentante 206

La Tentation.

Nécessité de la tentation chez la créature intelligente et libre. — Par qui et comment l'enfant de Dieu est-il tenté ?

446 TABLE DES MATiftitRS

C'est Dieu, c'est le monde, c'est le déjr.oa qui tentent l'homme et ('•prouvent sa vertu ÎIG

Comment Dieu éprouve l'homme. Révélations diverses des Psaumes.— Dieu éprouve l'intelligence de l'homme par le mystère. En face du mystère les iulelligences liliales et généreuses se séparent dos intelligences incrédules et dénaturées. Dieu reconnaît là ses vrais enfants d'avec ses ennemis. Malheur de ceux-ci : sécurité et gloire de ceux-là. — Dieu éprouve le cœur par le précepte. En face du précepte, le ciEur de l'homme, comme son intelligence devant le mystère, témoigne à Dieu, ou de sa fidélité généreuse, ou de sa lâche rébellion. Description de la lutte du cœur. — Dieu éprouve l'homme entier par la douleur. Œuvre divine de la douleur. Gomment Dieu avec elle édilie magnifiquement le saint. Comment il élève les hauts sommets de l'àme. Comment il en purifie les bas-fonds... 1\1

Comment le monde tente l'enfant de Dieu. — Aspect nouveau sous lequel nous devons considérer le monde : le monde brillant, suave, fascinateur. — Tentations diverses que subit l'Enfant de Dieu au milieu du monde. — De la tentation du mensonge. Le monde, dans son langage, ses maximes, ses exemples, trompe l'âme et lui donne le change sur la valeur de tous les objets. — De la tentation de la frivolité. Frivolité universelle. Gomment le monde la porte jusque dans les choses de la religion. — De la tentation de la cupidité. Le monde est tout entier plongé dans les sollicitudes terrestres et s'efforce d'y plonger les âmes saintes. — De la tentation d'impiété. Le monde vit sans Dieu. La religion du monde n'est qu'une religiosité vide et décevante. — Désastreuses influences de toutes ces perversités sur les âmes faibles et sans vigilance 11b

Gomment le démon tente l'enfant de Dieu. — Il est impossible a tout esprit sérieux de nier l'existence du démon. Le démon qu'est-il? — Le démon est une créature absolument, entièrement perverse. — Le démon est un être ténébreux. Force tout ensemble et faiblesse que prêtent au démon les ténèbres où il agit. — Les pièges de Satan 230

La Prière des enfants de Dieu.

Excellence de la prière. — La prière défendue contre les objections du ralioualisme. — Profonde et suave doc-

Irine des Psaumes sur la prière. — La prière d'un enfant de Dieu décrile tout entière dans le Psaume V '234

L'âme avant toutes choses se prépare à entrer en commerce avec Dieu. — Des trois points que comprend cette préparation. L'âme doit se faire : écouter, comprendre, agréer. — Comment l'âme est écoutée. Notre néant disparait grâce à notre identification avec le Fils de Dieu fait homme. L'homme devenu fils de Dieu. Doctrine des Psaumes qui réfute toutes les objections du rationalisme. — Comment l'âme est comprise. Piéduits à notre faiblesse et à nos ignorances, nous devenons dans nos prières absolument incompréhensibles. Nous demandons au rebours de nos intérêts. Merveille toute divine : l'Esprit-Saint priant en nous et pour nous. — Comment l'âme est agréée. L'âme devenue divine est digne de s'approcher de Dieu. L'âme en prière est un grand spectacle à la terre et au ciel 234

Ainsi préparée, l'âme entre en communication avec Dieu.

— La contemplation et la prière telles que les décrit le Psalmiste. — De la prière matinale. — De la prière solitaire et attentive. — Des différents objets dont l'âme s'occupe dans sa prière 242

Les Larmes.

Bien de plus divin, rien de plus riche que les larmes des enfants de Dieu. — Admiraljle passage de Bossuet sur les larmes des enfants de Dieu. — Objets multiples de ces bienheureuses larmes.

Les larmes du repentir. — Chez les âmes bien disposées, ces larmes coulent amères et pourtant suaves sous l'impulsion d'une grâce tout intime, toute mystérieuse.

— Chez les âmes mondaines encore, mais que Dieu va convertir et sauver, elles coulent sous l'influence de la douleur, elles sont arrachées par les coups dont la main

de Dieu frappe miséricordieusement la victime 252

Les larmes du zèle. Ce sont les larmes des âmes saintes. Combien Jésus a pleuré de ces larmes. — A son imitation les saints de tous les temps de l'Église les ont largement versées sur les prévarications et la ruine des pécheurs... 253

Les larmes de l'attente. — Saintes et inexprimables ardeurs des âmes chrétiennes en face des vérités éternelles et (l'^s divines i-spérances de l'autre vie 254

Les laniies de l'amour. — îiladeleine au tombeau do

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Jôsus, imago des iines saiales [qu'inondent les nobles et délicieuses laruics de l'amour. — TexLes des Psaumes..., 255

Le Sanctuaire.

Vérité ineffable entre toutes : Dieu habite la terre ; l'Homme-Dieu y a sa maison. — Ce qu'est l'Église aux âmes chrétiennes : une royale résidence ; un délicieux refuge ; une fraternelle demeure.

Une royale résidence. — L'Église est la maison de Dieu. Dieu concentre et réunit dans l'Église ses trois présences : dans le monde, comme dominateur et roi ; au milieu des hommes, comme Homme-Dieu oxpiateuret sauveur ; dans le secret des âmes, comme Sanctilicatenr. Telle est la présence de Dieu dans le sanctuaire. — Dieu, dans le sanctuaire, fait éclater d'une façon et dans un sens plus sublime les grandes puissances dont l'univers est témoin. Magniliques descriptions de la présence et de l'action de Dieu dans le monde faites par le Psalmiste. Il est le Dieu du sanctuaire. — Au sanctuaire réside l'Homme-Dieu. H y réside dans tout le touchant appareil de sa rédemption. Le Dieu pauvre, solitaire, méprisé. Le Dieu victime, sur son mystique calvaire. — Dans les âmes justes Dieu se fait sanctilicateur : telle est aussi l'œuvre perpétuelle qu'il opère dans son temple. Admirables opérations de la grâce au milieu du sanctuaire 257

Uu délicieux refuge. — Dans le sanctuaire germent et s'épanouissent nos plus solides et nos plus douces joies. — Dans le sanctuaire se calment divinement nos plus amères douleurs. — Dans le sanctuaire nos âmes poursuivies par le démon et le monde, meurtries et blessées par le mal, trouvent contre les péchés le plus assuré refuge. 202

Une fraternelle demeure. — Dans le monde les distinctions légitimes, et plus encore les égoïsmes de l'orgueil, séparent les hommes. — Tous dans le sanctuaire sont égaux et frères. — Chants suaves du Psalmiste sur cette réunion, dans le sanctuaire, de tous les enfants de Dieu. 20 i

Quelles doivent être nos dispositions à l'égard de nos Églises?— Les aimer. — Les respecter 200

Vï

La Méditation des fins dernières.

La négligence des fins dernières fait do l'homme la plus extravagante des créatures. — Le tout de l'hoaime est ici-

TABLE DES MATIÈRES 4i9

biis de bien connaître ses fins dernières. Le sage les médite : la profondeur et l'immensité de ces problèmes sollicitent nos recherches ; Dieu même daigne nous appeler solennellement à leur méditation. — Exposition des Psaumes CXXXI, LXXVl, XXX.VIII, XLVIII.

Méditation ;de l'avenir. — Quels seront les «jours mauvais? » — Folie de ne penser qu'au présent, sans prévoir l'avenir.

Méditation du jugement. — Heure terrible , où la rédemption cesse pour l'homme, où Jésus-Christ notre divin « frère » cesse d'intercéder pour nous.

Méditation de la vie présente. — . Folie de ceux qui s'y fixent sans songer à la vie de l'élernilé. — Commentaire de ces mots du Psalmiste : insipiens et sluUus peribùnt 267

Deux sortes d'ennemis combattent contre Dieu et l'Église. Les uns violents et forcenés, qui poussent résolument jusqu'aux dernières conséquences les prémisses de l'erreur ; les autres timides et irrésolus, qui acceptent l'erreur en partie et refusent les fruits abominables de sa fécûndité , 283

Les Forcenés.

Un double devoir s'impose à qui étudie celte triste question : quelle est la profondeur du mal dont nous périssons? Jusqu'à quelle horreur sont poussés les négations et les blasphèmes dont se meurent notre Europe contemporaine et surtout notre France ? — Quelle est la cause première et radicale de notre lamentable situation? 28j

[. — Des voix impies s'élèvent de toutes parts qui maudissent le christianisme, qui en prédisent la ruine définitive, qui en appellent avec une joie frénétique le complet ancantissemeut. — Des voix s'élèvent qui proclament la

iÔO TAIiLE DES MATIÈRES

déchéance de Dieu. — Des voix plus sataniques, des clameurs plus' épouvantables encore le maudissent. Si les premières le confondent avec l'iiumanilé , avec l'univers, avec le uéant, celles-ci en font le mal! — Ces cris se confondent tous dans des vœux sanglants, et appellent tout à la fois sur le catholicisme les fureurs du glaive... 286

Le même furieux délire qui s'elForce d'anéantir Dieu se tourne contre l'honime pour le dépouiller de ses gloires, en faire une brute inconsciente, et le pousser jusqu'aux désolations du uéant. — Un enseignement a cours qui confond l'homme avec la bête, étouife la conscience, supprime l'àme, détruit le libre arbitre et la responsabilité, fait de l'homme une pure machine, sans plus aucune conscience de ses actes bons ou mauvais. — Le peuple sans conscience , sans âme, sans Dieu 29j

[L — Question terrilile, question décisive! qui a fait cette France matérialiste, alhée, révolutionnaire? Qui a commis ce crime, le plus grand des crimes ?

Ce coupable, il le faut connaître! — Au nom de la patrie en détresse : des multitudes de démolisseurs l'assaillent, la minent, l'ébranlent, la renversent. — Au nom de la famille : les doctrines impies , les entreprises révolutionnaires l'ont dévastée et détruite. — Au nom des âmes : elles surtout périssent dans le grand naufrage de la famille et de la société 303

On désigne plusieurs coupables : aucun d'eux n'est le véritable, le dernier. — Ni le suffrage universel ne serait possible ; — ni la presse ne pourrait verser sur la France ses extravagances et ses fureurs ; — ni toutes les violalions des lois divines et humaines ne s'étaleraient impunément ; — ni tous les vices ne travailleraient ainsi au service de toutes les erreurs:

Un corrupteur unique a enfanté tous les autres ; un parricide a tué la France. Quel est-il? Le Haut Enseignement, qui, depuis tantôt un siècle, répand ses poisons à flots dans les intelligences et dans les coeurs 301-

Les textes les plus formels rendent impossible toute négation, toute allénuation de cette vérité capitale. — Le Haut Enseignement fit une guerre opiniâtre au Christianisme, au surnaturel, à l'Église, à tout ce qui rattache surnaturellement l'homme à Dieu. — Le Haut Enseignement s'acharna contre la divinité de Jésus-Christ. Le Haut Enseignement s'est fait trop souvent elTrontément matéria-

liste. — Ame, conscience, liberté, responsabilité, peines futures, récompenses, sanction supérieure, vie d'outretombe, immortalité : tout a été formellemenl nié dans nos chaires du Haut Enseignement. — Gomment les disciples ont compris et rendent leurs maîtres. — Des thèses à l'École de médecine de Paris. — Extravagances et folies

sanguinaires enfantées par un pareil enseignement 313

Logique implacable qui fait remonter jusqu'aux chaires du Haut Enseignement la l'esponsabilité terrible de l'enipoisomiemeuL intellectuel et moral de la France 327

Les Mitigés.

. — Le poison révolutionnaire qui tue les uns, atteint plus légèrement les autres, et, sans les pousser jusqu'à la fétide dissolution du sépulcre, n'en fait plus que des vies languissantes et des constitutions altérées. — Les hommes du juste milieu : les hommes des compromis : les transfuges dans les deux camps. — A toutes les époques les grandes erreurs ont été suivies de demi-erreurs, plus tenaces, plus astucieuses, plus à redouter 329

Dans le libéralisme se trouvent renfermées à la fois une audace et une faiblesse, — Le' libéralisme revendique une liberté impossible à l'être créé. — Le libéralisme accorde au mal une place impossible à côté de la vérité et du bien. Le libéralisme réclame pour la conscience une émancipation impossible. — Le libéralisme en séparant dans l'homme le catholique du citoyen, le croyant du politique, le lils de Dieu du fils de la société civile, ose désunir « ce que Dieu lui-même a uni. » — En général, le libéralisme est intiniment plus préoccupé de ce qu'il appelle les droits de l'homme que des droits de Dieu. — La tendance constante du libéralisme est d'écarter Dieu, de se passer le plus possible de Dieu.

Le libéralisme est né d'une faiblesse. — Admirables textes du Psalmiste dépeignant cette faiblesse. — Dans le libéralisme se trouve la faiblesse des convictions. — Dans les doctrines libérales est la faiblesse de l'équivoque. — Dans le libéralisme se retrouve constamment la peur des grandes, solides, complètes vérités. — A la faiblesse de l'intelligence le libéralisme joint un défaut de cœur. — De l'importance du cœur dans la croyance à nos grands mystères. ~ Le libéral uo comprend pus la « folie de la

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croix, » qui n'est aulre que la « folie de l'amour. » — SLcnlilc du libéralisme 33î

II. — A ces considérations générales, joignons des applications plus particulières. — Erreurs du libéralisme sur le surnaturel. — Erreurs du libéralisme sur la liberté. — Erreurs du libéralisme sur les devoirs du cutliolùjue. — Erreurs du libéralisme sur la société. — De V Indiffércntisme religieux. — Erreurs du libralisme sur la /o/n'ance. 34o

Conclusion. — La France étreinte et étoulfée par la Révolution. — La France rendue, par le libéralisme, incapable de son propre salut. — Dieu sauve la France !... 356

Psaumes qui célèbrent le règne, les grandeurs, les perfections de Dieu 3G1

Psaumes qui prophétisent Jésus-Christ 393

Psaumes qui chantent l'homme, son origine, ses destinées, sa chute, sa restauration, ses splendeurs 112

Psaumes qui décrivent l'empire du mal, la perversité et les œuvres sataniques des ennemis de Dieu 423

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