‹ Les Psaumes traduits de l'hébreu d'après de nouvelles recherches sur le texte originalChapitre 69 sur 180 · LXII · texte numérisé non relu

LXII

Psaume de David; quand il était dans le désert de Judah.

— « O Dieu ! tu es mon Dieu : je te cherche, mon âme a soif de toi,

ma chair languit après toi,

Sur une terre aride

et où l’altéré ne trouve point d’eau. » —

Ainsi je te contemplai dans le sanctuaire, pour voir ta force et ta gloire.

Oui! ta grâce est meilleure que la vie; mes lèvres te loueront.

Ainsi je te bénirai toute ma vie, en ton nom je lèverai mes mains.

Comme de graisse et de mets succulents mon âme est rassasiée,

et ma bouche te loue avec des lèvres triomphantes,

Quand je me souviens de toi sur ma couche, et que je pense à toi pendant les veilles de la nuit.

Car tu fus mon secours,

et je me réjouis à l’ombre de tes ailes.

Mon âme s’attache à toi et te suit, ta droite me soutient.

Mais eux cherchent ma vie pour la détruire; qu’ils aillent dans les abîmes souterrains!

Qu’on les livre au pouvoir du glaive!

qu’ils soient la proie de chakals !

Mais le roi se réjouira en Dieu,

tous ceux qui lui ont juré fidélité s’en applaudiront,

car la bouche des menteurs sera fermée.

Page 1