LIVRE II
Au chef d’orchestre. Psaume selon David.
Dieu ! entends ma voix quand je soupire, préserve ma vie de la terreur de l’ennemi.
Soustrais-moi à la consultation des méchants, au tumulte de ceux qui pratiquent le mal,
Qui aiguisent leur langue comme un glaive, qui bandent leur flèche, une parole amère,
Pour tirer en cachette sur l’homme intègre;
ils tirent sur lui à l’improviste et sans rien craindre.
Ils prennent une résolution méchante, ils parlent de cacher des pièges, ils disent : « Qui les voit?... »
Ils inventent des crimes :
— « Nous y sommes! l’invention est trouvée! » et le sein et le cœur de chacun est insondable.
Mais Dieu leur a tiré une flèche, leurs blessures ont été soudaines.
Ceux que leur langue attaquait les ont renversés, tous ceux qui les voient s’enfuient.
Et tous les hommes ont été saisis de crainte,
ils ont proclamé l’action de Dieu et compris son œuvre.
Le juste se réjouit en Jéhovah et se réfugie en lui, et tous ceux dont le cœur est droit célèbrent ses louanges.
Au chef d’orchestre. Psaume selon David, cantique.
C’est à toi, ô Dieu! que la louange convient dans Sion 1 , et c’est à toi que l’on rend des vœux.
O toi qui écoutes la prière,
tous les mortels viendront jusques à toi.
Des iniquités m’accablaient :
nos péchés..., tu les pardonnes.
Heureux celui que tu choisis,
et à qui tu permets d’habiter tes parvis !
Nous nous rassasierons du bonheur de ta maison, de la sainteté de ton temple.
Tu nous accordes merveilleusement la justification, ô notre Dieu sauveur,
1 VM. C’est à toi, ô Dieu! que s’adresse la confiance silencieuse, la louange dans Sion.