‹ Les Psaumes traduits de l'hébreu d'après de nouvelles recherches sur le texte originalChapitre 84 sur 180 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

un vêtement de violence les enveloppait;

Leur regard était impudent de santé, leur cœur nourrissait des pensées superbes;

Ils se moquaient

et parlaient méchamment d’oppression, ils parlaient de haut en bas.

Ils avaient élevé leur bouche dans les cieux, et leur langue se donnait carrière sur la terre.

Aussi, si le peuple reculait en déroute, ou s’ils ne trouvaient point d’eau 1 ,

Ils disaient: « Comment Dieu saurait-il, et comment le Très-Haut posséderait-il la science?

Voici ! ce sont là des méchants,

et toujours en sécurité, ils augmentent en forces’.

C’est donc en vain que j’ai purifié mon cœur et lavé mes mains dans l’innocence,

Puisque je suis toujours battu

et que mon châtiment recommence chaque matin ! »

Si j’avais dit : « Je veux parler comme eux, » je me serais exclu du cercle de tes enfants;

Et si j’y réfléchissais pour le comprendre, c’était à mes yeux une iniquité,

1 TM. Aussi son peuple se tourne là,

et ils absorbent de l’eau en masse (!).

* Ou : ils augmentent en richesse.

Jusqu’à ce que, entré dans les sanctuaires de Dieu, je pus considérer leur fin.

Oui ! tu les avais mis sur des pentes glissantes, tu les as précipités aux abîmes.

Comment ont-ils été détruits en un moment, emportés, consumés par des calamités soudaines ?

Comme un songe au réveil, Seigneur, tu méprises dans la cité leur apparence vaine *.

Lorsque mon cœur s’aigrissait

et que je me tourmentais intérieurement,

J’étais sans raison et sans intelligence, j’étais stupide à ton égard :

Je suis toujours auprès de toi, tu me tiens par la main droite;

Tu me diriges par ta providence,

et à la fin tu me recueilleras en gloire 1 .

Quel autre ai-je dans les cieux ?

et près de toi je ne puis prendre plaisir à la terre.

Ma chair et mon cœur se sont consumés :

Dieu demeure à jamais

le rocher de mon cœur et mon partage.

Car voici ! ceux qui s’éloignent de toi périront,

1 Ou peut-être : Tu méprises au réveil leur apparence vaine. * Ou : Tu me diriges dans tes desseins, et tu me fais parvenir à la gloire.

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