‹ Les Pseudarthroses du Col du FémurChapitre 32 sur 77 · II. — Les examens mascroscopiques de la tête · texte numérisé non relu

II. — Les examens mascroscopiques de la tête

LamBorre, sur un sujet de 76 ans mort 5 mois après une fracture par décapitation, trouve une tête fémorale normale.

D'autre part, après arthrotomie, chez une femme de 66 ans, il trouve, une tête nécrosée qu’il extirpe. Cette première extirpation étant suivie de six autres où les conditions anatomiques de la tête lui imposaient la même thérapeutique. L'état pathologique delatête après fracture revêt trois types :

A. — La tête en coque

M. Basser examinant 21 pièces du musée Dupuytren à l’état de pseudarthrose en trouve 18 dont la tête a

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un volume normal et 3 dont la tête est altérée dont une ayant un aspect de coque.

Cet aspect de coque n’est pas une rareté et est 5 traduction d’une nécrose avancée de la tête :

Notre maître, M. CaDenar, rapportait en 1920 à la Société d’'Anatomie le cas d’une pseudarthrose du col du fémur où la tête présentait un évidement tel que le col jouait dans la sphère creuse de la tête comme « une rotule de mécanique ».

M. LEGÈNE intervenant sur une pseudarthrose tomba également sur une tête en coque (Obs. n° XXVI).

BorcHARD opérant un homme de 54 ans d’une pseudarthrose sous-capitale datant de 10 mois trouve uné têle ramollie et friable.

M. RoBineau intervenant en 1926 sur une pseudarthrose de près d’un an chez une femme de 66 ans trouve la tête «réduite à une calotte ».

Nous verrons, en étudiant les déductions à tirer de l'examen des radiographies, qu’il semble bien qu’il faille faire entrer dans cette catégorie l’état de la tête dans laquelle chemine le greffon depuis le point de pénétration correspondant au jour de l'intervention jusqu’à la coque périphérique. Le greffon peut ne pas être arrêté par la coque, larompre et s Paye sur le cotyle qu’il peut même éroder. o

B. — La tête morte non résorbable

La mort de la tête est prouvée par sa résistance à la décalcification («il n’y a à se résorber quelles os vascu-

larisés ») (Leriche). Cest ainsi qu’à l’autopsie, on trouve deux fragments vissés en contact mais sans cal. C’est par la mort de la tête que M. Cunéo expliquait tout récemment à la Société de Chirurgie l'intégrité d’une cheville d’os de bœuf dans la tête fémorale 9 ans 1/2 après son introduction chez une malade de M. Basset. |

Borre et TourNeix, dans une communication dont nous avons déjà fait état, trouvèrent chez un sujet de l'École pratique atteint de pseudarthrose une lête « manifestement fort atrophiée, à contours irréguliers. Cette tête est compacte, extrêmement solide, une vis enfoncée à son intérieur lient, ne foire pas ».

C'est par cetle forme de nécrose dure, véritable tête siquestre, que s'explique le succès de certains cas du traitement par le vissage serré, les malades ne présentant jamais de consolidation osseuse, mais la vis leur tenant lieu de col. Si le fragment externe de la fracture étail dans le même état les malades ne seraient guère exposés à une sortie, une fracture ou une déformation de la vis, mais ce n’est pas le cas. Le fragment trochantérien bien nourri réagit au contraire contre le corps

étranger.

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