‹ Les Pseudarthroses du Col du FémurChapitre 75 sur 77 · CONCLUSIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

CONCLUSIONS GÉNÉRALÉS

La pseudarthrose du col se présente avec une symptomatologie variable. Nous avons insisté sur la fréquence des pseudarthroses bien tolérées chez lesquelles il faut s'abstenir formellement d’intervenir.D’autres fois, rarement il est vrai, les signes fonctionnels ne sont pas

impulables à la friction des fragments, mais à une arthrite concomittante.

Anatomiquement les deux fragments peuvent être indemnes. Ils peuvent être atteints tous deux. Le remaniement du colest quasi-constant, c’est à lui qu’est due la coxa-adducta des cas favorables, c’est lui qui aboutit en dernier lieu à la disparition totale du col.

Du côté interne, si parfois la tête intacte se réadapte rapidement au col, sa nécrose est cependant non seulement possible mais fréquente. Deux types peuvent en être décrits :

1° une nécrose solide (qui peut être partielle ou totale selon la valeur de lartère du ligament rond). Dans ce

: S À : , < : je éas la réhabitation par greffon sera la règle, mais l’apport de greffe est nécessaire à sa consolidation ;

20 une nécrose aboutissant à la vacuité de la tête, tête en coque dans laquelle le greffon montera sans trouver d’entourage suffisamment résistant pour s'opposer à son ascension : la réhabitation ne se fera pas.

Il résulte de notre étude que rien ne permet a priori d'affirmer, en cas de pseudarthroses du col, que l'état de la tête d’une part, l’interposition interfragmentaire, d'autre part, ne soil pas à l’origine de beaucoup d'entre elles.

On peut souvent préjuger par le traitement ou l’absence de traitement de la fracture, par une étude serrée de la radiographie, de l’état endo-articulaire de la hanche. Cet état est variable, comme varie la cause de la pseudarthrose, comme varie la vascularisation par le

ligament rond.

Qu'à des cas différents on pratique une thérapeutique toujours semblable à elle-même nous à paru contraire au bon sens.

Cependant, nous insistons une fois de plus sur le fait que nos conclusions n’ont trait qu'aux pseudarthroses. Dans ce cadre limité, la méthode du P' Delbet est souvent indiquée. C’est la méthode de choix quand il s’agit de fracture récente,

A côté de l’enchevillement péronier, l’arthrotomie a

ile

ses indications, qu’elle soit suivie de greffe ou d’extirpation de la tête.

Dans des cas bien individualisés, nous proposons l’arthrodèse juxta-articulaire.

Pendant la rédaction de ce travail nous étions l'élève du P* Lecène. Son influence sur nous a été trop grande pour que nous ne la signalions pas au lendemain d'une mort dont nous portons le deuil en notre cœur.

Vu, le Doyen, Vu, le Président de la thèse, H. ROGER. A. GOSSET.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, CHARLÉTY,

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