‹ Les pseudo-entérites: Par tuberculose péritonéale discrète localiséeChapitre 9 sur 15 · ALT · texte numérisé non relu

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44 T Les particularités de cette pièce sont les suivantes : 4° Existence d'adhérences résistantes qui fixent entre elles les bosselures du cæcum (Ad I 2t Ad I).

s — 18 — 2 Existence d'adhérences qui fixent la partie terminale‘ de l'iléon (Ad III) et du côlon iléo-pelvien (Ad IV ef V) à la paroi pelvienne. ù RCE Ces-adhérences sont assez épaisses, résistantes, et, au niveau du Cæcum en particulier, ne permettent pes de dénouer les bosselures. Elles rappellent tout à fait par leur forme, leur aspect extérieur, leur consistance, les adhé-

rences pleurales qu’on rencontre à l’autopsie dés anciens tuberculeux. EM Dr

3 Rétrécissement de l’iléon (R) un peu avant sa partie terminale, sans réaction péritonéale, sans modification de la muqueuse, avec épaississement régulier de la paroi

intestinale.

Obs. VI. — C.., classe 1902. — Avant la mobilisation, a été traité pour tuberculose pulmonaire, pendant un an, dans un sanatorium. Récupéré service auxiliaire en décembre 1914, a fait un séjour en Orient puis au front français, entrecoupé d’hospitalisations pour entérite.

À l'entrée à l'hôpital, ce malade, a un faciès pâle, fatigué, et dit avoir beaucoup maigri. Il se plaint de douleurs fréquentes au creux épigastrique et au rebord droit du thorax, douleurs qui surviennent une demi-heure après | les repas. La diarrhée est fréquente (quatre à cinq selles par jour), entrecoupée de périodes plus rares de consti- . pation. ; ;

À l'examen, le ventre est légèrement ballonné ; la pal- pation de la fosse iliaque droite est douloureuse ; on per- -çoit un empâtement diffus de la région périombilicale.

Cet état persiste sans amélioration sous l'influence de 2 SET 4 Les 7 51 ; er divers régimes alimentaires ; à une phase de constipation, - fait suite une période diarrhée fréquente, avec selles abon-

dantes riches en inucus glaireux.

L'examen de l'appareil respiratoire indique de la submatité du sommet gauche, avec diminulion du murmure.

vésiculaire, sans bruits surajoutés ; le cœur paraît normal.

Bien que ce malade n'ait jamais présenté de signes de dysenterie aiguë, toutes les recherches ont été pratiquées pour mettre en évidence l'existence d’une dysenterie latente et méconnue comme origine possible des troubles constatés. Les recherches ont été constamment négatives (pas de kistes, pas d’amides), le traitement antidysentérique classique n’a donné aucun résultat. L'origine becillaire des troubles intestinaux constatés paraît probable,

mais étant donné l'absence d'examens radioscopiques,

nous ne ferons que signaler, sans insister davantage, cette,

observation. Ê

Obs. VII. — E..., classe 1908. — Réformé pendant son service militaire pour bronchite et faiblesse générale, a pu faire son service depuis la mobilisation. Entre à l'hôpital en décembre 19148, pour troubles gastro-intestinaux datant de trois mois, et caractérisés uniquement par des douleurs abdominales localisées au creux épigastrique, à la région sous ombilicale et parfois la région lombaire.

A l'examen, le evntre est plat, sans météorisme ni contracture ; la palpation montre le cæcum en boudin, oblique, avec partie dure à la pression ; les autres segments

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du gros intestin ne sont pas perceptibles. Le point de Mack Burney est nettement douloureux à la pression profonde. 2% ;

Les selles présentent alternativement les caractères de selles dures de constipés et de selles en tas, sans résidus alimentaires appréciables. L'appareil respiratoire et le cœur paraissent normaux. à

L'examen radioscopique ne montre n1 déformation n1 position anormale du gros intestin ; la seule particularité est la lenteur de progression du repas opaque dans la partie initiale (cæcum et côlon transverse) du gros intestin.

Nous résumons sommairement quelques-unes des observations relevées dans la thèse de Lefebvre où la tuberculose peut, à bon droit, être suspectée d’avoir réalisé des

brides péritonéales causes de stase intestinale chronique :

N° 30. — Femme, 20 ans. — Depuis trois ans, douleurs continuelles dans l'abdomen, avec point douloureux dans la fosse iliaque droite. Constipation habituelle, digestions très pénibles, amaigrissement progressif. Laparotomie le 4 décembre 1906 : cæcum adhérent à la fosse iliaque ; derrière lui, appendice adhérent à la fin de l’iléon. Section des adhérences et appendicectome. Suites excellentes, disparition des douleurs, mais persistance des phénomènes généraux. (Bacillose probable.) “e

N° 36. — Femme, 42 ans. — Crises de douleurs abdominales progressives depuis plusieurs années avec constipation et quelquefois diarrhée. Céphalée. Troubles diges-

üifs. Peau pigmentée. Mains et pieds refroidis. Sigmoïde en forme de tube rigide et douloureux ; cæcum dans le pelvis. Opération en juillet 1909 : adhérences du cæcum et de la fin de l’iléon, dues à de la péritonite tuberculeuse.

N° 8. — Homme, 5 Chasseurs d'Afrique; 11 février 1904. — Depuis trois ans, constipation opiniâtre ; entérite à merche chronique à début au niveau du coude droit du côlon transverse. (Vraisemblablement d'origine tuberculeuse, car il y avait des cicatrices de l'intestin à ce niveau.) Il s'établit ensuite une péritonite scléro-fibreuse adhésive étendue petit à petit au coude gauche et à la portion descendante du côlon ; puis extension au duodénum et au jéjunum, avec accidents aigus d’étranglement duodéno-jéjunal. Intervention : libération des adhérences. ® Mort per perforation huit jours après.

N° 183. —— Homme jeune. — Crises de douleurs abdominales du côté droit depuis plus d’un an. Diagnostic : appendicite chronique. Opération : incision de Jalaguier ; appendice coudé. Larges adhérences vélamenteuses et filamenteuses. Cæcum coudé formant un engle ouvert en dedans. Section des brides : appendicectomie, redressement du côlon. Persistance des douleurs ; mort quelque temps après

de phtisie.

N°"280 = Homme, 55 ans. — Très constipé. Amaigrissement. Douleurs sus-ombilicales. Intervention le 25 août 1910. Quelques brides péritonéales sur l’angle splénique. Persistance des troubles pendant quelque temps. Six mois après, amélioration. (Bacillose pulmonaire.)

:ÉTIOLOGIE

Un fait domine l’étiologie des cas que nous venons S d'envisager. Tous les sujets qui rentrent dans le cadre de cette étude sont des tuberculeux, des suspects de tuberculose, si l’on veut employer une expression inexacte et justement condamnée, mais que tout fe monde médical s'accorde à considérer comme synonyme de tuberculosè latente, atténuée. On retrouve en effet, dans’ les antécédents de ces sujets, comme fréquence impressionnante des manifestations d’origine tuberculeuse : pleurésie, bronchites à répétition, anémie ou « faiblesse générale » ayant entraîné la réforme temporaire au moment du service militaire, hydarthrose du genou subaigu ou chronique ; d’ailleurs, dans les cas suivis d’autopsie, on à constaté non seulement quelques nodules crétacés discrets des sommets, si fréquents qu'ils perdent presque toute signification, mais de la symphise pleurale ou de la symphise péricardique, accidents qui n’ont pas la même

banalité et ont, de ce fait, une significalion plus précise.

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Ces lésions de péritonite chronique, que nous étudie-

rons plus loin au point de vue anatomo-pathologique,

étant des lésions tuberculeuses, leur étiologie, qu'il s’acisse des causes déterminantes, réelles, ou des causes occasionnelles, révélatrices. sont celles de toutes les ma: nifestations tuberculeuses, et noûs n’y insisterons pas. Nous ne tiendrons pas compte comme facteurs étiologiques de l’âge et du sexe ; du fait même des conditions dans lesquelles nos observations ont été recueillies (mi-

lieu militaire), tous les cas que nous rapportons concer-

nent des sujets jeunes de 25 à 45 ans ; nous ferons cepen-

dant remarquer que dans une de nos observations il s’agit

d’une femme déjà âgée (plus de 60 ans), et l'on est auto-

risé à admettre, jusqu'à plus ample informé, que si l’on voulait bien rechercher systématiquement les lésions de ‘bacillose péritonéale latente, on les découvrirait avec une fréquence au moins égale chez les sujets âgés, car on sait avee quelle fréquence les lésions tuberculeuses torpides se rencontrent à l’autopsie des sujets qui ont atteint ou dépassé la cinquantaine.

A cette notion de la tuberculose qui dite l’étiologie s'oppose l'absence de troubles digestifs antérieurs comme origine du syndrome que nous décrivons. Comme nous le montrera, d'autre part, l'étude clinique, ces malades, malgré les apparences, ne sont pas des digestifs, des intes-

* finaux ; ce sont des tuberculeux.

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