IV. — Stigmates de l’hystérie
a) Sligmales moleurs. — Interroger adroitement le malade et lui faire avouer soit des attaques, soit certaines sensations qui peuvent être interprétées comme de véritables auras de crises avortées. Rechercher soigneusement les zones hystérogènes. Ensuite il faudra s'attaquer aux paralysies, dont la localisation n’est pas en effet en relation avec le siège de la douleur et qui s’accompagnent souvent de paralysies ou de . contractures ? Elles sont essentiellement mobiles, spasmodiques, parfois flasques ; elles ont un début brusque survenant après une crise mais si elles prennent naissance à la suite d’un traumatisme accompagné de shock nerveux alors, comme nous l'avons déjà indiqué, elles ne surviennent pas immédiatement mais après une période plus ou moins
longue d’incubation le malade «couvant sa paralysie ». Pitres en donne l'explication suivante : « Inquiet des conséquences de sa blessure le traumatisé s’en exagère l’importance et devient paralytique par le fait d’une auto-suggestion inconsciente ».
Après les paralysies il faut signaler les tremblements. Ceux-ci sont très fréquents, désordonnés, arythmiques, provoqués par la marche, les essais de redressements du tronc, exagérés ou modifiés par les causes les plus bizarres, ils constituent une véritable trémulation.
Les contractures musculaires sont fréquentes mais inconstantes, si elles existent elles ne subsistent pas pendant le sommeil à moins qu’à la longue il se soit formé des rétractions tendineuses.
Les réflexes tendineux et cutanés sont normaux, les troubles des réservoirs très rares et il n’y a pas de troubles trophiques.
b) Sligmates sensilifs. — Il faut rechercher les zones d’anesthésie et d’hyperesthésie cutanées. L’anesthésie des muqueuses pharingées est beaucoup plus fréquente. Ces anesthésies peuvent parfois se déplacer sous l'influence de l’auto-suggestion ou d’une autre cause donnant lieu au phénomène dit du « transfert ». Anesthésie et hyperesthésie peuvent porter sur les différents modes de la sensibilité : le contact, la douleur, le chaud ou le froid. L’hyperesthésie parfois assez étendue se retrouve surtout dans certaines zones où un simple contact suffit à éveiller des sensations douloureuses, ce sont les zones hystérogènes.
c) Stigmates psychiques. — Il y a à distinguer une forme hystérique pure où le traumatisé subit un changement dans son état mental caractérisé surtout par de l'irritabilité : la forme neurasthénique plus grave avec céphalée, cauchemar, diminution de la mémoire et de l'intelligence. Enfin une
forme névrose- traumatique vraie caractérisée par l’association des deux psychismes hystérique et neurasthénique. Avec cette dernière forme on se trouve en face de malades hargneux, qui se plaignent et souffrent de leur affection
tandis que l’hystérique pur serait pésque fier de sa maladie.