‹ Les Pseudo-spondylites Hystéro-traumatiquesChapitre 8 sur 14 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

À. — Diagnostic avec quelques maladies ne s’accompagnant pas de lésions du rachis, des méninges ou de la moëlle.

La présence d’un traumatisme initial suffit pour éliminer les rachialgies des maladies générales : variole, fièvre typhoïde, typhus, intoxications, etc... Ecartons également la névralgie intercostale (absence de points de Valeix et irradiations caractéristiques) et la pleurodynie (dyspnée, signes de pleurite à l’auscultation, etc..….).

Le lumbago post-traumatique présente une évolution rapide et les mouvements du rachis ne sont point abolis.

Il faut enfin penser au psoïtis qui peut amener un semblant de camptocormie par la flexion des membres inférieurs sur le bassin.

À. — Diagnostic avec les maladies du rachis

1° Spondylites organiques. — C’est la radiographie qui plusieurs fois répétée, en montrant l'intégrité du rachis tranche le diagnostic. L'examen du liquide céphalo-rachidien montre en cas de spondylite vraie une hyperalbuminose manifeste. [Il y a exagération des réflexes tendineux dans les spondylites vraies. L’attitude de l’hystérique n’arrive pas à simuler complètement l'attitude de l’organique ;

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tantôt il exagère, tantôt il néglige certains détails qui doivent attirer l'attention. à

La rachialgie hystérique présente des caractères qui la différencient nettement de la douleur des autres spondylites qui est sourde, profonde, diurne et nocturne, accrue par les mouvements ét la fatigue, nettement localisée au rachis.

Les troubles trophiques et moteurs n’existent pas chez l’hystérique. |

Le sommeil entraîne chez l’hystérique un relâchement presque complet de ses muscles contracturés et le redressement du tronc.

> Fraclures et luxations du rachis. — Devant une rachialgie tenace il faudra songer à la possibilité de petites fractures isolées des arcs ou des apophyses épineuses ou transversales. La radiographie rendra ici des services appréciables.

3° Mal de Polt. — En présence de la simple névralgie spinale hystérique, le diagnostic se pose avec un mal de Pott au début. Les contractures sont en effet un signe important du mal de Pott au début : avant toute déformation on constate une raideur anormale de la région malade et cette raideur est due à une contracture musculaire des gouttières qui est visible et surtout palpable par une saillie plus ferme qu’elle forme à ce niveau. Ce sont surtout les caractères des douleurs qui nous renseigneront.

En présence d’une gibbosité, le diagnostic se pose avec le mal de Pott à la période d'état. Dans un mal de Pott confirmé . on trouve la triade classique : la bosse, l’abcès et les paralysies, mais ces symptômes peuvent être plus ou moins atténués et il faut encore avoir recours aux symptômes douleurs et contractures musculaires. Pour lesymptôme douleur rappelons qu’il y en a de deux sortes : les spontanées à type irradié, augmentées par la marche ou la station debout et s’appaisant au repos horizontal, et surtout les provoquées. Pour ces dernières on peut les rechercher par la palpation méthodique et minutieuse avec le doigt ou mieux avec la

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pointe d’un crayon au niveau de chaque vertèbre et sur toutes les parties de celle-ci (apophyse épineuse, lames et apophyses transverses). La pression sur la tête ou les épaules provoquant une douleur doit faire penser à une lésion tuberculeuse de la colonne vertébrale et vient compléter ces renseignements. La rapidité de formation de la gibbosité attirera aussi notre attention car dans le mal de Pott elle est le plus souvent lente. La courbure est à grand rayon et on n'a pas la gibbosité angulaire du mal de Pott avec angle saillant extérieur et angle rentrant de Lannelongue interne dus à la destruction vertébrale et à l'effondrement consécutif, ni non plus au-dessus et au-dessous de la gibhosité

deux courbures de compensation qui viennent rétablir

l'équilibre et maintenir l’axe de gravité du corps. Il n’y a pas d’abcès froid, la radiographie montre l'intégrité du rachis.

4° Spondyliles traumatiques. — Ge sont ici ces affections décrites par Kümmel et par Verneuil. Une fracture par tassement et révélée simplement au début par des phénomènes douloureux, amènerait une décalcification du tissu osseux mal nourri et l’effondrement d’une vertèbre, lequel serait suivi d’une ankylose en position vicieuse. La gibbosité de la maladie de Kümmel est souvent une cyphose ou une scoliose à grand rayon tenant à une contracture musculaire, tout comme l'attitude antalgique des hystériques. Mais le plus souvent, en un point de cette cyphose ou de cette scoliose, on observe une coudure plus nette, un angle saillant aigu qui révèle une lésion organique ; et si par l'extension on essaie de redresser le malade, on voit disparaître presque complètement la cyphose à grand rayon, mais l’angle saillant persiste. Cette lésion vertébrale est mise en évidence par

la radiographie.

5° Spondyliles infectieuses. — C'est l’étiologie qui fera le diagnostic. L'’ostéomyélite sera éliminée par le tableau aigu de l'affection ; les antécédents ; le Wassermann, le traite-

PSEUDO-SPONDYLITES HYSTÉRO-TRAUMATIQUES: : 5

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