LEMOT
Boz. — Charles Dickens.
Adolphe Bréant. — A. Fagnan. — Emlle de Girardin.
A. Brémond. — Adrien Huart. — Charivari.
Maurice Brepson. — Charles VI. — Dominique. — ïïaroun. — Jacques Olliviers. — Julien Sorel. — Louis XVIII. — J. Telio. (Anagramme.) — Charles
JOLir.T.
L'auteur ôte ici son masque.
Il a signé des articles à divers journaux Maurice Brepson; au Figaro^ Charles vi, (Cartes à jouer) et Jacqdes Oi.liviers; au Nain Jaune (1863), Louis xviii; à la Vie parisieîine^ Haroon et J. Telio, sans compter les Initiales de fantaisie et les articles non signés.
Deux Romans, Aurore et Le Crime du Pont de Chaton, ont été publiés en feuilleton sous son pseudonyme de Julien Sorel, et édités sous son nom.
Brizacier. — Rivet. — Intransigeant.
Raymond Brucker. — Caliban. — Ramon Gomeril. — Emma>-uel Gonzalès.
Paul Burani. — Urbai>' Roucoux.
Auteur dramatique.
W. Burger. — Thoré. — Indépendance belge. Correspondance artistique.
Louis de Burgos. — Louis Lurine.
Son véritable nom est Lurina. Il a signé de ce pseudonyme Un droit d'aînesse, en collaboration avec Albéric
Second,
G. — Cbarles Ceyras. — Europe.
Cagliostm. — De Groudin. — De la Palférine. — Paul Verner. — Edouard Plouyier.
Edouard Plouvier a servi de type à l'un des personnages de Daniela, roman de George Sand.
P. N. — Camus. — Journal des Débats.
Ce Pavillon neutre faisait dire que tous les rédacteurs des Débats étaient Camus.
Caralp. — Albert Deville. — Maurice Dufresne. —
Eugène de Monglaye [Garay de Monglave).
Jules de Cénar. — Jules de Carné. — (Anagramme.)
Clément de Chalntré. —Claude Durand. — Nicolas Gentil. — Maurice Simon. — A. Z. — Tony Reyillon.
Un Journal anonyme. — Tony Reviilon,en compagnie d'un ou deux amis, a publié, en 1862, un journal anonyme : Journal du Mois, où il a mangé Victor Hugo par tranches, froid, et avec appétit. Le Journal du Mois eut une fin prématurée, mais violente.
Journaliste et romancier, écrivain clair, concis, grand talent d'observation, sens rare en choses littéraires et politiques, formé à l'école de Voltaire, Tony Revillon préfère la tribune au livre et la politique à la littérature.
Cette prophétie de 1866 s'est réalisée.
oO LES HOMMES DE LETTRES.
Changornas.— Emile Tabouleux. — Esprit Gaulois,
Chardon. — Jules de Prémaray. — Figaro.
Charles-Edmond. — Ghoïesky,
Henri Charlet. — Pierre Giffard.
Eugène Chavette. — Eugène Vachette. — (Anagramme.)
De Chef boutonne. — Louis de Mazy. — Bigot.
Chose et Machin. — N'importeki. — Abraham Dreyfus. — Gil Blas,
Christophe. — XX. — Théodore Decazes. — Vie parisienne.
Chrysale. — Emile Cruzel. — Xavier Ledoux. — Tek-Nah. — Marie d'Ussy. — Albert Blanquet.
Alhert Cim. — Albert Gimochowsky.
Joseph Citrouillard. — Gommerson.
Louis Clodion. — Gésar Perruchot.
William Cobh. — Jules Lermina.
Colle Buono. — Lady Mortimer. — Comte de Ripa. — P. Ratti. — Lord Wigmore. — De Moktemart-
BOISSE.
Emile Colombey. — Emile Laurent.
Né à Colombey [Meurthe), M. Colombey a signé de ce nom plusieurs volumes d'histoire littéraire, des articles de revue, des compilations judicieuses et d'un goût délicat publiées dans la collection Hetzel : les Duels célèbres, l'Es^ prit au théâtre, les Originaux de la dernière heure, etc.
Laurent Constant. — Consta>'t Laurent fils.
Coqhardy. — Frascata *. — René Maizeroy, — Baron Toussaint. — Vie Moderne, — Figaro,
Eugène Germon. — Diestre.
Auteur dramatique.
Le Cormoran. — Marc-Fodrnier. — Figaro.
Covielle. — Albert Rogat. — Nord.
M, Albert Rogat fit, dans le Nord, à M. Alexandre Dumas, la réponse suivante relative à son pseudonyme :
« M. Dumas se livre, à propos de mon pseudonyme, à des insinuations dont le sens m'échappe absolument, me défiant d'en apprendre proprement l'étymologie à mes enfants. Je confesse mon ignorance. J'ai emprunté à un personnage de Molière le nom que je mets au bas de mes Chroniques, et je ne sache pas qu'une mystérieuse et épouvantable étymologie soit cachée derrière ces syllabes que je persiste à croire inoflfensives. »
i. Edmond Deschaumes a signé Frascata des articles à la Chronique parisienne.
P. N. — Cramer.
Ce Pavillon neutre est adopté généralement par tout le commerce de Musique de Paris, et il abrite les mille fantaisies sur des motifs d'opéras nouveaux que leurs auteurs ne veulent pas signer.
Une Cravate Blanclie. — Marie Escudier. — Figaro.
Maurice Cristal. — Maurice Germa.
Monsieur de Cupidon. — Rose Didier. — Trafalgar. — Charles Monselet.
P. N. — Le Curieux.
D. — E;mma>'uel Durand. — Europe.
Daliirelle. — Octave Robin. — Jacques Rolland. — Zadig. — HiPPOLYTE Magen. — Voltaire.
Damedor. — Raphaël Gouniot.
Dancourt.— Adolphe Ragot.— Gazette de France. Critique théâtrale.
P. N. — Dangeau.
Daniel. — Félix Mornand. — Vie j^risienne.
Ch. Darcours. — Cu. Réty. Théâtres.
Darjis. — Ernest Détré.
Darmailly. — Georges Maillard. — (Anagramme.)
P. N. — Pierre Dax. — Artiste.
Pol Dax. — Arthur Pougin.
Deforges. — Desforges. — Pittaud.
Auteur dramatique.
Alfred Delacour. -— Lartigue.
Auteur dramatique.
Charles Del' Bricht. — Charles Delvaille.— Gaulois.
Del Tall. (Un Tel.) — Philippe Burty. — Gazette des Beaux-Arts.
Charles Demailly. — Vuarais. — E. Marion. —
Paris-Journal.
Albert Dermont. — Albert Dupuit.
Louis Derville. — Louis Desnoyers.
On lit sur le Premier Numéro du Charivari, 1832 : Louis Derville, rédacteur en chef, rue du Croissant, Hôtel Golbert.
L. Desmoulins. — B. Loustalot. — Mané. — Némo. — Popinot. — Jean Raimond. — Henri de Pêne. — Gaulois. — hidépendancehelge. — Nord. — Paris- Journal.
Desroncerets. — Louis Pollet. — Cluh.
Gustave Desrosiers. — Edouard Lemoine, frère de Monligny.
P. N. — Deux de ces Messieurs. — Cluh.
Henry Dey. — Dicdard. — Figaro.
Dicastes. — Judex. — Galimard.
Sous le pseudonyme de Judex, M. Galimard loua ses tableaux dans les comptes-rendus du Salon de la Patrie. Sous le pseudonyme de Dicastes, il admira, dans les petits journaux d'art, ses tableaux et les appréciations du critique Judex.
Dick. — Lauzun. — Ricliard O'Monroy. — Vicomte DE Saint-Geniès. — Vie parisienne.
Paul Dick. — Lambert-TliilDOust. — Teiiboust — Univers illustré. — Figaro.
Marcel Didier. — Scapin. — Delill\. — Voltaire.
Dionys. — François Lecomte.
Jean Dobrée. — Paul Perret. — Paris-Journal.
Jean Dolent. — Antoine Fournier.
P. N. — Un Domino.
Don J. — Du Tilliet. — Vie parisienne.
Donato. — Alfred-Edouard Dhont.
LES nOMMtS DE LETTRES. 55
Dora. — Ernest Daudet. — Figaro.
P. N. — Dorante.
Jean Dracia. — Jean Aicard. ^
Ce pseudonyme, Anagramme renversée, figure sur un volume de Poésies : Les Jeunes Croyances.
Maurice Drack. — Poitteyin.
Auteur dramatique.
Duallim. — Millaud. — (Anagramme.) Léon Dubourg. — Léon Rossignol.
Ducarnet. — Coquelin junior. — Voltaire. La Bourse.
Alphonse Duchemin. — Alphonse Depère. — Soir. Critique dramatique.
P. Dugers. — Ulysse Pic.
A Particle : Gonskiller du Peuple [Abonné an), 1" livraison, page 33, Quérard dit :
Il a paru une autre critique de M. de Lamartine, VAnti- Conseiller, par P. Dugers, réfutation nouvelle de M. de Lamartine (1849).
Denis Dupuy. — Emile Lamé. — Vie parisienne.
Sous le- pseudonyme de Denis Dupuy, Emile Lamé, auteur de Julien V Apostat, a publié des articles et des nouvelles d'une finesse exquise. Il fut enlevé aux lettres au début de sa carrière. Tous ceux qui l'ont connu ont gardé
de lui le plus cher souvenir; ceux qui l'ont lu regretteront un des écrivains les plus charmants de la nouvelle génération littéraire.
Pierre Durand. — Eugène Gutnot.
Léon Durocher. — Gustave Héquet.
Sir Edward. — Edouard Siebecker.
Car Egger. — Adrien Moreau. — Hippolyte Eaineval. — Ernest Valéry. — Borel d'Hauterive.
P. N. —Ego.
Pierre Elzéar. — Bournier. — Ortolan.
Auteur dramatique.
Emile André. — Rabalet. — Voltaire.
D'Ennery. — Philippe-d'Ennery.
Nom de son père et de sa mère.
Eraste. — Jules Janln. — Indépendance belge.
Calixte Ermel. — Marc-Pontin. — Théoliule. Armand de Pontmartin.
D'Erquar. — J.-M. Quérard.
Auteur de la France littéraire, des Supercheries littéraires dévoilées, du Journal Le Quérard, etc.
L'article qui lui est consacré, dans sa France littéraire, est signé d'Erquar, anagramme de son nom, pseudonyme que nous avons le plaisir de dévoiler.
En 1853, un ancien fonctionnaire du ministère de l'intérieur, M. Grille, le dépeignait ainsi :
a. Voyez-vous ce petit homme, alerte encore, mais la tête grisonnante? Le voyez-vous en pantalon de nankin, durant l'été, partir le dimanche matin par le wagon ?
(( C'est Quérard. Il vient me voir, me serrer la main, se refusant à dîner avec moi, malgré mes instances. — C'est Quérard. Il a peur, il ne veut pas s'attarder sur les routes. Il me quitte, rentre à Paris et retourne à son perroquet, à ses serins, à ses moineaux qu'il aime comme Lesbie aimait le sien, et qui le délassent dans ses rudes et solitaires travaux de bibliographe.
« Quérard est un des hommes qui ont rendu le plus de services aux lettres. Tout ce qui lit veut avoir ses livres, mais quel parti tire-t-il de ses travaux? Le bonheur de les faire; ses imprimeurs mangent tout. Lui, de quoi vit-il? Je ne sais : c'est un problème. Une petite pension, un secours précaire et qui vient du nord, des neiges, d'un Kusse, d'une aventure; c'est là toute sa sûreté.
(( Que fait donc le ministre ? Où vont les encouragements? Quérard est-il décoré? Non. Quérard se plaint-il? Peu. Demande-t-il ? Point.
« Je le chéris et l'estime. Il m'a écrit souvent de bonnes et curieuses lettres. En voici une qu'il m'adressait à Angers quand j'y étais, et que nous débutions dans des relations qui se sont depuis animées :
w Eles-vous, monsieur, satisfait de mon livre sur leg
o8 LES UOMMES DE LETTRES.
Auteurs apocryphes? Il y a bien des omissions, mais dont une grande partie disparaîtra daj^s les additions du volume. Il est même un certain nombre d'articles que j'ai dû rejeter là, parce qu'au moment de l'impression je n'avais pas tous les renseignements nécessaires. Je m'en console, car, parmi ces additions, il en est d'assez fortes pour avoir fait soulever des sarcasmes de la petite presse et tuer mon livre si je les avais données à leur place. Quel que soit le jugement que porte la presse sur mon nouveau livre, je n'en persisterai pas moins à démasquer tous les charlatans liitéraires, à signaler les réputations usurpées. La presse froissée criera, mais j'aurai les honnêtes gens pour moi. « Votre très affectueux serviteur,
« J.-M. QuÉRARD.
(( Paris, ce 19 juillet 1816. »
Ese. — Henri Sepulveda.
Auteur de Desde Comillas , relation journalière du Voyage du l'oi Alphonse XII dans la province de Santander et de son séjour à Comillas, publiée dans le journal El Imparcicil.
Henri Este. — X. Feyrnet. — Heiirys. — Albert Kaempfen.
Albert Kaempfen a débuté en 1855, dans la Gazelle des Tribunaux^ où il a écrit pendant dix ans, et il a collaboré à VIUustralio?i de 1857 à 1865.
Henrys^ Gazette du Palais, — A'. FcyrncU Courrier de Paris. — Henri Este^ articles dans La Vie Parisienne.
Eurotas. — Gustave Claudia. — Moniteur universel.
Don Fabrice. — Charles Ducher. — Gil Blas. Estafette.
Jean de Falaise. — Un Normand. — - Marquis de Chenneyières.
Auteur des Contes humoristiques.
P. N.— Fantasio.
Faucliery. — Gramont. — I?i transi géant.
René Ferdas. — Ferdinand Dassy.
Articles et Brochures. Événement. Presse. Tribune médicale.
Fernand X. — Maurice Français. — Voltaire.
Gabriel Ferry. — L. de Bellemare.
Fervacques. — Léon Duchemin.
A. -L. Fitz-Gérald. —Armand Lucy.
Docteur Flavius. — Docteur Joulin. —Figaro.
Fleurichamp. — Jules Paton.
Georges Fontenay. — Aimé Kienné. — Mary Mercier. — Paul Maualin.
ou LES HOMMES DE LETTRES.
Forgues. — Paul Daurand.
P.N.— Fortunio.
Franck-Marie. — Pedorlini.
De Fresnay. — Docteur Hamon.
Paul Fresnay. — Guillaume Livet. -- Voltaire.
Frimousse. — Raoul Tocbé. — - Gaulois.
Fronsac. — Tayermer. — Gil Blas.
Frou-Frou. — Le Monsieur de FOrchestre. — Arnold Mortier. — Figaro. La soirée parisienne.
Le pseudonyme de Frou-Frou a été adopté ensuite par d'autres écrivains.
Fustin. — Auguste de Lacroix.
Edouard Gambo. — Céxac-Montaut.
P. N. — Gamma. — Art musical.
Ernest Garennes. — Ernest Gav.
Gautier-Garguille. — Eugène Moret.
G. B. 0. D. — Les frères Gébéodé (G. B. — 0. D.). — MM. Gustave Brunet et Octave Delepierbe.
Abel Georges. — Hippolyte Langlois.
Marc Gérard. — Théodore de Grave.
P. N. — Gérôme. — Univers illustré.
Ce pseudonyme est un Pavillon neutre qui a couvert diverses personnalités : Albérig Second, Félix, Théodore DE Langeag, V. L. H., etc.
P. N. - Gil Blas.
Frédéric Gilbert. — Yveling Ram Baud. — Liberté.
P. N. — Paul Girard. — Charivari.
Jules de Glouvet. — Quesnayde Beaurepaire.
Louis Godefroy. — Louis Gottfried Lebceuf.
J. Graham. — Arthur Stevens.
Frédéric Thomas Graindorgé. — Barnabe X. — F. T. G., ou les mêmes initiales disposées autrement, — H. Taine. — Vie parisienne.
PMlippe de Grandlieu. — LéonLavedan. — Figaro.
Docteur Grégoire. — Adrien Decourcelle. — Figaro.
Camille Gros. — Camille Beauvallet.
E. de Guépoulain. — Du Molay-Bacon.
Maître Guérin. — Stephen. — Caraby. — Univer illustré.
Jules Guinot. — Edouard Lockroy.
ïïadès. — StapMla. — • Guy de Charnacé. Haensel. — Jannet.
Kditeurde la Bibliothèque EIzévirienne.-
Halbeer. — Albert de Lasalle.
Robert Hait. — Charles Yieu.
Eamor. — Dussaud. — IHuslration.
Désiré Hazard. — Octave Feuillet.— Paul Bocage. — Albert Albert.
C'est de ce pseudonyme qu'Octave Feuillet a signé sa première œuvre : Le Grand Vieillard.
Georges d'Heilly. — Puinsot.
Charles d'Helvey. — Uobert Hyenne.
Hérand. — Jules Troubat.
« Oa a fait beaucoup de contes, ('■crivait Arsène Houssaye dans la Gazette des Étrangers^ sur ma fantaisie à changer les noms des débutants. Je suis de l'opinion d'Ai-ouet, qui s'est baptisé Vu.taire^ de Poquelin, qui s'est baptisé Molière, de Garon, qui s'est baptisé i^eaMwarc/iaiV. Il y a vingt autres exemples, mais je n'ai vraiment baptisé que Champfleury, qui se nomme Jules Fleury. Pour moi, j'avais le droit de m'appeler Houssaye ou Housset, à mon choix, attendu que plusieurs des miens ne savaient pas même l'orthographe de leur nom. Et pourtant, c'est un nom qui a ses quartiers de noblesse, — et de roture. Mon père s'enorgueillit d'être un paysan sur ses terres, mon aïeul montrait ses parchemins avec fierté. »
La lettre suivante de Jules Troubat, secrétaire de Sainte- Beuve, établit que Ghampfleury n'est pas l'unique filleul tenu sur les fonts baptismaux de la littérature par l'auteur du 41^ Fauteuil.
« 25 mai 1867.
« Je vous remercie, Monsieur, de m'avoir donné une place dans votre galerie des Pseudonymes. Il ne me reste donc plus de ce premier temps, je n'ose dire de ma vie littéraire, ce faux nez dont M. Arsène Houssaye avait voulu que je m'affublasse pour écrire la Chronique de l'Hôtel des Commissaires-priseurs dans VArtiste. Vous savez quelle est la coutume du spirituel ancien directeur de la Comédie-Française; je m'étonne qu'on ait joué sous lui autre chose que. du Marivaux. J'itais sûr d'avance, lorsque je devins l'un de ses rédacteurs, qu'il me proposerait de changer mon nom. J'en étais prévenu par un
article de Monseletl, et aussi par. l'exemple d'un de mes amis, qui est mort, J.-B. Soûlas, qui dut renoncer au prénom de Jean-Baptiste, qu'Arsène Houssaje n'aimait pas. a G'eat peut-être pour cela, lui dit Soûlas, que vous avez tant maltrailé le poète Jean-Baptiste Rousseau. t> Le poète Arsène sourit, mais Soûlas prit tout au long le petit nom de Bonaventure dans le Figaro^ où, dans le même temps, il signait des Cancans du nom d'Alfred Dénia.
« Je m'étais donc muni de précaution en portant à M. Houssaye ma première Chronique de Tableaux et Curiosités pour V Artiste. En la recevant, il courut droit à la signature : « Je vous chercherai un pseudonyme, me ditil. » Je ne craignais rien tant que la particule. Je lui offris le nom de ma mère, Hèrand. que je tenais en réserve : a Oh ! oh ! c'est un beau nom. me dit-il ; il commence par un H, comme Homère, Hugo... — Houssaye, » ne pus-je m'empêcher d'ajouter. Et qui ne Taurait dit à ma place? Cependant, quelques jours après, Hérand tout court lui parut trop simple ; il voulut y ajouter un embellissement : « Faites comme votre patron, me dit-il, — mon patron de ce temps-là, Champfleury, — il a pris un Champ, prenez un Mont, appelez-vous Monthérand. — « Et sur ce mont, lui dis-je, nous placerons un de vos moulins, i Mais ce projet d'annexion en resta la. »