‹ Les pseudonymes du jourChapitre 14 sur 24 · Voir Champfleury · texte numérisé non relu

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Henri des Houx. — Dcrand Morimbeau. — Directeur de la Cicilisation.

HuLert. — Geoffroy.— Paris-Journal. Chronique financière.

Le Père Hyacinthe. — Cuarles Loyson.

Ignotus. — Baron Platel. — Figaro.

Ina. --Inauthentique. — Edgard Courtois.— Vie ^parisienne.

P. N. — L'Inconnu.

Pierre Infernal. — Léo Trézenick. — Léon Epixette.

L'Innominato. — Comte Coxestabile. — Figaro.

L'Intimé. — Alfred Besquet.

Le Bibliophile Jacob. — Paul Lacroix.

Edouard Jacque. — Edmoxd Bazire. — Intransigeant.

Janus. — Robert de Bonnières. — Figaro.

Jean de Nivelle. - Charles Canivet. - Soleil. P. N. — Jean de Paris.

P. N. - Jean qui passe. — Vie 2^02mlaire. Jean-sans-Peur. — Hippolyte Babou.

Jeli^n l'Historien. ^ Sainte-Gemme. - Monmerqué. dépuÏ' ^''''''^'' ' ^'''" "' JouvENCEL, ancien

T. T. Jèz. — ZiGMUM MiLKOWSKI.

P. N. — Le Cavalier Jonas. — Universel

Léon Joyeuse. - oiiDrius. - Gaston Phœbus. ^ Jean de Vert. - Fortuné Calmels.

Bibliophile Julien. - Bachelln de'Florenjne. Junius. -. Alfred Delyau. - Alphonse Duchesne.

Une série de Lettres, qui ont préoccupé l'attention publique, a paru au Fijaro sous le titre de : Lettres de Jumus, Le Junius anglais n'a pas laissé sa carte de visite à la po.tente Nous avons celles de MM. Alphonse Dnchesne et Alred Ddonu, qui ont réuni leurs Lettres en un volume. A tnbuées, dans lorigine, à M. Philarete Chasles. qui en déclina la paternité, elks furent encore attribuées à d'autres écrivains. Un concours fut ouvert. Cinq Junius masques entrèrent dans l'arène olympique. Ce sont, je crois : MM. Larùey-a^AurevUly, Charles Monselet, Jules Vallès, et enîin le vrai Junius.

Karl. — Carle des Perrières. — Vie 'parisienne,

Léon Kerst, — Léon de Froidemont. — Voltaire,

Kervani. — Von Isacker.

Auteur dramatique.

Major Koff. — Albéric Second.

Kuntz. — Le docteur Nicolas. — Liberté. Revue scientifique.

Kwick. — Jacques Rédelsperger. — Vie -parisienne.

L. L. — LÉON et Marie Escudier. — Europe. Labastide. — Jules Robert. — Paris- Journal. E. de la Bédollière. — Gigault de la Bédollière. Laboureur. — Victor Lefèvre. — Marseillaise,

Acliille Lafont. — Achille Eyraud.

Paul Lagarde. — Louis Judicis.

P. N. —F. de La Genevais. — Revue des Deux- Mondes.

Lamar. — Albert Miral.

Auteur dramatique.

Fernand Langlé. — Langlois.

eh. de La Rounat. — Charles Rouyenat.

Edgard La Selve. — Lasselyes.

Sylvain Laspre. — Louis Yeuillot.

Paul Lavigne. — Anatole Loquin. — La Gironde.

Amédée de Lavoiepierre . — Louis de Maule . — Amédée

DE Ba;T.

René Lefebvre. — Edouard Laboulaye.

René Lefebvre n'est pas à proprement parler un pseudonyme. Le nom de M. Edouard Laboulaye est Edouard René Lefebvre de la Boulaye. Voici le fragment d'une lettre adressée par lui à M. Jules Claretie, en réponse à un article publié dans le Figaro : Paris démoli, La Rotonde du Temple. Jules Claretie annonçait qu'on allait retrouver dans les décombres le testament de Marie-Antoinette. On n'a rien trouvé; mais cette hypothèse reposait sur une tradition dont il est question dans la réponse de M. Edouard Laboulaye :

(( Monsieur,

« Il y a en effet dans ma famille une tradition conservée depuis soixante-dix ans, à tort ou à raison, et qui est celle-ci :

« C'est mon grand-père, Jean-Baptiste Lefebvre de la Boulaye, ancien notaire du roi Louis XVI, qui a bâti la Rotonde du Temple sur des terrains achetés à Tordre de Malte, et dans l'intention assez étrange d'en faire un lieu d'asile pour les débiteurs poursuivis par leurs créanciers; les biens du Temple (qui appartenaient à l'ordre de Malte) étaient à l'abri des officiers de justice.

« Mon grànd-père habitait la Rotonde à l'époque où le roi et la reine étaient enfermés dans la Tour du Temple; ma grand'mère, qui se nommait Savin de la Guerche, était une Vendéenne et une ardente rojaliste. Son frère fut aidede-camp de Gharette et fusillé en Vendée.

« Suivant notre tradition de famille, ma grand'mère communiquait par signes avec M°»^ de Touzel, qui était enfermée avec la reine, et on lui aurait jeté le testament de la reine, qu'elle aurait caché dans la Rotonde. Ma grand'mère fut si vivement émue par les événements de la Révolution qu'elle en perdit la raison; de façon qu'il m'est assez diflficile de dire si ce n'est pas dans son égarement qu'elle a cru s'être mise en correspondance avec la reine. Ce qui est probable, c'est que Marie-Antoinette a dû faire son testament; ce qui est sûr, c'est que nous ne l'avons pas.

« Cette tradition n'a pas grande valeur si, comme il est probable, on ne trouve rien dans la démolition ; mais si l'on trouvait un papier quelconque concernant le roi ou'. i reine, elle en prouverait l'autheniicité. Je vous la donne telle que je l'ai reçue; mon père est mort depuis longtemps; mais sur ce point il n'en savait pas plus que ce

70 LES nOMMES PE LETTRES.

que je vous dis: il croyait cependant à l'existence du testament, mais il était fort jeune en 1703, étant né en 1780.

cf Edouard Labollaye. »

P. N. — Lefrançois. — Temps.

C'est ainsi qu'à Tovigine fut signée la Correspondance anglaise de Louis Blanc.

P. N. — A. Legendre. — Figaro.

Jacques Lehardy. — Clément Privé. — Chat noir.

Henri Lemerle. — Rodolphe. — Schaunard. — Henri Murger.

Il a écrit au Figaro, sous le pseudonyme de Schaunard : La Grande Marée, — Journal d'un Mystifié, — Les Propos des après-souper de Valentin. C'est Gustave Bourdin qui lui a indiqué ce dernier pseudonyme. Henri Murger a signé Henri Lemerle au Paris de Villedeuil, et Rodolphe ses Propos de Ville et de Théâtre au Figaro, réunis en un volume.

Roger Lestrange. — Cdables Coligny.

J. Levoisin. — Jules Girardin. — Journal de la Jeunesse.

Arthur Lindsay. — Octave Sacuot.— Aihœneum français.

De Lorbac. — Cabrol. — (Anagramme.)

Pierre Loti. — Julien Viaud.

Officier de marine. Romancier.

B. Loulé. — Odysse Barot.

Victor Luciennes. — Paul Laffitte.

Docteur Lux. — Docteur Castelnau. — Réveil de Lécluze et Intransigeant.

E.-M. de Lyden. — J. Meilheurat.

Lyonell. — Emile Daclin.

A. D. M. — Alfred de Musset.

Alfred de Musset a publié en 1828 un conte : V Anglais mangeur d'opium (Paris, Marne et Delaunay, 1828). Le titre, dit que le livre est traduit de -l'anglais par A. D. M. (ses initiales). C'est plutôt imité qu'il faut dire, car Alfred de Musset y a mis beaucoup d'autobiographie,

Jean Malus. — Maujean.

Auteur dramatique.

E. Manuel. — Quatrelles. — Ernest Lépine.

La lettre suivante d'Eugène Manuel expliquera le motit qui a déterminé Ernest Lépine à renoncer au pseudonyme d'£. Manuel, sous lequel il a donné une pièce à la Comédie-Française :

« Paris, 29 septembre 1867.

(( Monsieur, c'est à ceux qu'intéresse personnellement votre très utile et très ingénieux ouvrage sur les Pseudonymes conteviporaius, qu'il appartient de vous aider à le rendre plus digne encore de la curiosité de l'avenir. Le renseignement que je prends la liberté de vous fournir est minime, mais il me touche, et c'est assez pour expliquer ma lettre.

« A l'article ManueU vous indiquez ce nom comme étant le pseudonyme de M. Ernest Lépine. Il l'a pris, en effet, pendant quelque temps, d'abord sans prénom, puis avec l'initiale E, sans doute Ernest. — Or, E. Manuel se trouvait être précisément mon nom, assez connu dan? l'Université et dans quelques Revues spéciale-. Sur ces entrefaites, la Rf^ue des Deux-Mondes (1862) publia de moi un C3rtain nombre de Poésies, que j'ai recueillies dans un volume couronné^ l'an passé, par l'Académie française. Vous devinez qu'il dut se faire une confusion .entre M. Lépine et moi. Tandis qu'on lui attribuait mes vers, on m'attribuait ses jolies pièces. Je lui écrivis, le premier, à ce sujet, et nous échangeâmes une correspondance dont je n'ai eu qu'à me louer. M. Lépine me promit de renoncer, ce qu'il a fait, à son pseudonyme, du moment qu'il pouvait passer pour le nom véritable d'un autre écrivain, et que ce masque était mon visage; et, depuis ce temps, chacun de nous est rentré dans sa personnalité.

« Il a paru, il y a quelques années, dans le Nain jaune, des articles signés également E. Manuel. Ils n'étaient ni de M. Lépine ni de moi; et comme ils étaient, forme et fond, de nature à m'en rendre, tout autant qu'à lui, la responsabilité désagréable, je dus écrire au journal une lettre qui fat insérée. Voilà donc un autre pseudonyme,

dont je n'avais jamais eu le secret, et qui n"a pas reparu ailleurs, que je sache.

t Vous ferez, monsieur, du détail que je vous fournis l'emploi que vous jugerez convenable. Notre note n'e.-t assurément pas inexacte, mais elle est faite pour prolonger une confusion que M. Lépir.e regretterait lui-même. J'aurais autrefois fait bon marché d'une question d'amourpropre; j'ai la résignation moins facile depuis que j'essaye de me faire connaître, et puisque je n'avais probablement pas l'honneur d'être connu de vous, je vous prie d'agréer l'hommage du volume de vers qui vous vaut cette trop longue communication, avec l'expression de mes sentiments les plus sympathiques.

« Eugène Manuel, t Professnir au f ycée Bonaparte. »

Henri Rochafort, dans un Courrier de Paris, a plaid.: avec humour la cause des lettres. e;i protestant contre le pseudonyme de Manuel sur l'affiche de la Comédie-Française et contre les scrupules mondains en matière de littérature.

Un article signé M-t (Charles Monselet), signale ce pseudonyme : (( M. Lépine croit ne ])lu? pouvoir signer de son vrai nom ses productions dramat'ques ; peut-être ce scrupule est-il exagéré. »

Léo de Marck. ~ Charles Bi^rnard Di:marque.

Mardoche et Dasgenais. -- G.Bi^aAUDi cL Divci-s. — Indépendance belge.

74 LES UOMMES DE LETIRES.

Ludovic de Marsay. — Albert de la Fjzelière.

Jean de la Martrille. — Etienne Maurice. — Alcide Dusolier.

P.N.— Le Masque de fer.— PiiiLiriM- Gille.— 7- V^^ro.

A. Matthey. — Authuu Ahnoild.

Andréas Memor. — Duc de Giiamont.

A public 60US ce titie un volume intitule CAllcmotjnc Nouvelle.

Memor. — PaulDeléage. — Gaulois.

Mercier. — Edmond Martin.

Mérinos. — Mouton.

Mermeix. — Gabriel de VermonT, — flairùn. Gaulois.

Charles Mérouvel. — Cuarles Cuartier.

Miles. — XuMA Baragnon. — Paris-Journal.

Paul de Miltière. — Cuarles Hugo.

A publié, sous ce pseudonyme, Le Votjoge de VictoV Hugo en Z élan le ^ dans li Liberté.

Robert Milton. -- De Saint-Albin. — Figaro.

Minimus. — Cuarles Desolme.

Comte de la Miraye. — Navarre. — Xayapro della Miraglla.

Eugène de Mirecourt. — Jacquot.

Moléri. — Démoli ÈRE.

LE^ hommes de LETIRES. 75

Léo Montancey. — Léo Goudeau. — Evénement.

Patrice Montclar. — Félicien Cuampsaur.

Montj oyeux. — Poignand.

Montretout.— Quiquengrogiie. — George Sparkling. — Un Frondeur. — George Petilleau.

George Petilleau, né à i'Iie Bouchard, le U décembre 1849, a fait ses éludes au Lycée de Tours. Venu à Paris en 1868, il est attaché au secrétariat du Canal Maritime de Suez. En 1872, il collabore au Charicari, à la Vie parisienne, au Gaulois^ fonde deux journaux satiriques, la Feuille de Madame Angot (1873) et la Fronde (1874), confectionne des Revues et des Vaudevilles et fabrique des Almanachs (1875). Telles sont les premières étapes du journaliste.

A partir de 187(3, on le retrouve à Londres, professeur à Sydenham-CoUege, annotateur des ouvrages français contemporains, examinateur et conférencier, Correspondant du Voltaire^ membre de la Société des Gens de Lettres et son représentant. En 1881, il est l'initiateur de la Société nationale des Professeurs de français en Angleterre ; le jeune Vice-président reçoit les palmes dOliib'iev d'Académie et, Tannée suivante, fonde le Français, Bulletin de TAssociation .

D'une activité extraordinaire, infatigable, doué de (jualités solides qu'il doit à son père, le savant professeui* B. M. Petilleau, ses facultés brillantes ont une ombre, les diamants noirs qui tombent de son encrier ont tous un crapaud. George Petilleau ne peut écrire \\u alinéa ou prononcer une phrase sans l'emailler de calembours, d'à-

LES UOMMES DE LETTrxES.

peu-près et de combles qui font rêver. Il met les mots en équilibre sur le bec de sa plume, et dans cette gymnastique où la langue lui seri de tremplin et de trapèze, il disloque son stvle comme un clown ses articulations. Le jour où il rejettera ces scories, qui sont la gourme de Fesprit français, mon filleul George Petilleau sera un ec:ivain plein d'humour et d'originalité.

Marquis de Morangle. — A. de Belloy.

Tiburce Moray. — Paschal Gp.ousset.

G. de Morlon. — Marquis De Cdeuyille. Mustapha. — Tuéodof.e Yung. — La Vie i.ari-

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