PSEUDONYMES HISTORIQUES
OiXofAatrjç (PMlomate).
Nom de guerre adopté par le Cardinal Ghigi, depuis Pape sous le nom d'Alexandre VII.
" PMlomate de Civarron. — Nom de guerre du comte Joseph de Maistre. — Lettre à ikf'"^ Sioetchine.
Schamyl.
Un nom de guerre curieux est celui de Sehamyl^ dont le Moniteur universel raconte ainsi l'origine :
a C'était dans les premiers jours de cette longue guerre qu'il a soutenue héroïquement pendant bien des années contre les envahisseurs. Obéissant à ce sentiment qui fait que, dans les circonstances graves de sa vie, l'homme cherche à se rendre Dieu favorable par un sacrifice volontaire, il forma le vœu de substituer au nom de ses pères celui du premier ennemi qui tomberait entre ses mains. Le sort tomba sur un cavalier russe isolé, enlevé dans une reconnaissance. Il se nommait Schouamyl^ en français Samuel, et était Israélite. Le cas était grave; mais le chef musulman n'hésita pas à persuader à ses soldats du Caucase que le sacrifice n'en serait que plus méritoire, et il renvoya le prisonnier sain et sauf, en adoptant son nom, dont on a fait Schamyl. »
ANONYMES
ANONYMES
Les Horizons prochains, les Horizons célestes et Voyage dans le Jura, ouvrages publiés sous l'anonyme, sont de M"« Agénor de Gasparin.
Les Lettres de Verax, série d'articles publiés dans V Étoile belge et réunis en brochure, sont l'œuvre du Duc d'Aumale.
Les Souvenirs de voyage, Une Visite à quelques Champs de bataille de la Vallée du Rhin, sont l'œuvre du Duc de Chartres.
C'est à tort qu'on a attribué au Prince de Joinville Tarticle sur la Bataille de Sadoioa, publié dans la Revue des Deux-Mondes. Cette étude a été extraite des papiers de I'Amiral Page, qui est aussi l'auteur de deux autres études sur les Batailles de Lissa et de Custozza, dans le même recueil.
C'est également à tort qu'on a attribué au Duc d'Aumale l'étude militaire de la Revue des Deux-
AyoyYsiES.
Mondes intitulée : Les Zouaves et les Chasseurs à pied, dont l'auteur est le Général Gler.
C'est encore à tort qu'on a attribué au Marquis de Galliffet l'ouvrage intitulé : Les Bivouacs de Vera- Cruz à Mexico. L'auteur est M. J. Lafont, Gapitainetrésorier du 36^ de ligne, et son livre a été patronné par le Marquis de Galliffet.
La brochure politique, Il Papa c Vlfalia, publiée à Rome en 1881, est attribuée à Léon XIII. Nous ne sommes pas en mesure d'affirmer qu'elle est l'œuvre personnelle du Souverain-Pontife, mais il en a revu et corrigé les épreuves.
MqxsiCtXOR Chaillot a écrit sous Tanonyme de nombreux articles dans le journal Le Télégraphe, dont il fut le propriétaire. Monsignor est bien son titre et Chaillot est bien son nom. La Congrégation de l'Index a condamné et proscrit son livre : Pie VII et les Jésuites, et le même décret notifiait que l'auteur avait réprouvé cette œuvre.
M. Théodore de Banville est l'auteur de La Comédie française iugée 2^^^" '^^^ Témoin de ses fautes.
M. Louis Lacour est l'annotateur et le commentateur du volume de Sébastien Mercier : Paris pendant la Révolution.
M™^ Blaze de Bury est l'auteur du roman : Les Figures de cire.
ANONYMES
La brochure politique : Qui a fait la Frayice? est de M. Garnier, rédacteur de la Gazette de France.
Le journal arabe illustré, VAhou-Nadaira , en français, le Père aux Lunettes, s'imprimait à Paris, dans une lithographie de la rue Joquelet. Ce pamphlet, que lisaient les officiers et les soldats égyptiens d'Arabi, avait pour unique rédacteur un Européen, James Ganna, professeur de langues étrangères et de clarinette.
On lit dans le Figaro, 10 octobre 1882 :
Toute la presse militaire cherche le nom du correspondant de la Gazette de Cologne, qui a fait un tableau peu flatteur de notre armée après les grandes manœuvres. Nos collègues ont accusé celui-ci^ puis celui-là de ce crime de lèse-militarisme. Nous les avertissons charitablement qu'ils ne sont pas sur la bonne piste. La Gazelle de Cologne compte en France deux correspondants, M. Kramer, surnommé le Père éternel, à cause de sa tête de Jéhovah, et M. Von Huhn, encore lieutenant de dragons prussiens.
C'est ce dernier qui est l'auteur des lettres si remarquées et si peu remarquables qui ont ému tous les organes de publicité français.
DOMINOS FEMININS
Camille d'Alb. — M™^ Constance de Dunka.
P. Albane. — M"^' E. Caro, née Pauline Cassin.
Dans la première édition, nous avions attribué ce pseudonyme à Mme Piscatory, fille du général Foy. Aujourd'hui que les romans de P. Albane sont publiés sous le nom de leur auteur, on verra, dans les notes suivantes, le mystère qui entoura leur naissance,
La troisième édition du Péché de Madeleine porte en tête une courte préface signée des initiales F. B....
Ces quarante lignes de M. François Buloz, directeur de la Revue ^ méritent d'élre reproduites in extenso à cette place, d'abord parce qu'elles sont curieuses et pleines d'enseignements, ensuite parce que c'est, je crois, le premier article de M. Buloz, littérateur français, comme dit M. Vapereau dans son Almanach- Bottin des grands hommes :
Dans les premiers jours de 1864, un manuscrit fut déposé par une main inconnue aux bureaux de la Revue des
1 i DOMIXOS Fi-MIXINS.
Deux-Mondes, avec ces simples lignes, écrites sur la feuille qui l'enveloppait :
« Prière instante à M. B,.., si le roman ci-joint ne peut convenir à la Revue des Deux-Mondes ^ de vouloir bien le faire savoir à l'auteur par un mot jeté à Isi poste restante avec cette adresse : M. P. Albane. On fera, dans ce cas, reprendre le manuscrit aux bureaux de la Revue. ))
C'était tout. La forme de l'envoi était assez inusitée. M. B... lut le manuscrit et répondit à l'adresse indiquée que le Pèche de Madeleine^ après quelques légères modifications, pourrait paraître avec succès dans la Revue. Plus d'un mois se passa, et l'auteur n'avait ni écrit ni même retiré la lettre mise à la poste restante. Le directeur de la Revue se décida dès lors à livrer le manuscrit de ce petit roman à l'impression et à en revoir lui-même les épreuves. Le Péché de Madeleine fut publié dans la Revue des Deux- Mondes du 15 mars 1864, et fut accueilli avec un vif intérêt. On voulait connaître le nom de l'auteur, et la pa ternité du roman fut attribuée à plus d'une personne du monde. Nous ne savons que penser de tous les bruits qui coururent alors; cependant nous avons lieu de les croire mal fondés. L'auteur a gardé son secret, et nous ignorons encore son nom, bien qu'il ait cru devoir, avec beaucoup de grâce, reconnaître l'hospitalité qu'il avait reçue :
f Je veux vous remercier, monsieur, bien que tardivement, je l'avoue, de l'honneur que vous avez fait au Péché de Madeleine., en lui donnant place dans la. Revue des Deux- Mondes. C'est un succès que je n'osais espérer, tout en le sollicitant, et dont je vous sais un gré infini. •
Un romancier dont les procédés sont marqués de tant de réserve et de délicatesse, un auteur qui a eu le courage de soustraire son nom aux applaudissements et à la cu^
DOMINOS FKMIXIXS. 15
riosité, c'est chose assez rare pour que nous cherchions à continuer et à étendre son succès. Aussi cédons-nous volontiers au désir que nous a- témoigné M. Michel Lévy de réimprimer le Péché de Madeleine. Qui sait si cette réimpression n'encouragera pas l'auteur anonyme à donner des frères au premier-né de sa plume? Nous pardonnerat-on d'ajouter à l'a Presse des jeunes écrivains que l'auteur inconnu (une femme sans doute) est arrivé sans ditïiculté à la Revue des Deux-Mondes? Il est vrai que ni le talent, ni l'émotion ne manquent au Péché de Madeleine.
En même temps, la note suivante paraissait dans les journaux :
La librairie Michel Lévy frères vient de publier Flamen, uji nouveau roman de l'auteur iiiconnu auquel on doit Le Péché di Madeleine, dont la publication a excité tant d'intérêt et de curiosité. Le mystérieux écrivain n'a pas encore voulu se révéler au public. Aussi les suppositions les plus diverses ont-elles été mises en avant; mais ce qui ne fait doute pour personne, c'est que Flamen et Le Pè hé de M ideleine sont des œuvres extrêmement distinguées.
A la suite de cette note, les grandes et petites puissances de la confédération littéraire exprimèrent l'avis que l'auteur de ces deux romans était M""^ de Bernis. ■ C'est alors que, pour la seconde fois, dans une lettre insérée au Figaro, je remis dans la balance le nom de M""^ Piscatory. D'un autre côté, M. Buloz, par l'intermédiaire des éditeurs, fit publier la note rectitîcative suivante :
M. Buloz connaît personnellement l'auteur du Péché de Madeleine et de Flamen. Il a en mains, à la disposition de
qui voudra les voir, les deux manuscrits de ces deux romans, d'une écriture identique et conforme aux lettres qu'il reçoit souvent de l'auteur. Et ce que M. Buloz peut affirmer, c'est que l'auteur de ces deux romans n'est pas M™^ de Bernis, qu'il n'a jamais eu l'occasion de voir.
J'eus Foccasion de rencontrer M. Michel Lévy, qui voulut bien me communiquer plusieurs lettres d'affaires relatives aux droits d'auteur, l'une, écrite d'abord au crayon et ensuite repassée à l'encre pour dissimuler l'écriture, était signée P. Albane, comme le manuscrit déposé à la Revue, Les autres étaient signées Girard, à Toulon, et Cassin, à Vaugirard, mandataires pour toucher les droits. M. Michel Lévy m'affirma qu'il ne connaissait pas le nom de l'auteur du Péché de Madeleine et de Flamen.
Enfin, M. Buloz ne démentit pas l'affirmation émise par le Figaro.
Vicomte d'Alhens. — Camille Bernard. — Baron
Stock. — M"^^ DE RUTE.
Marie Studo'.mine, fille de sir Thomas Wijse, décédé ministre d'Angleterre à Athènes, et de Lœtizia Bonanarle, fille de Lucien Bonaparte, épousa, en décembre 1848, le comte Frédéric de Solms, et se remaria, en février 1863, avec M. Urbain Rattazzi^ ministre d'Italie.
André Léo. — M"'^ Cuampseix.
Nous délachons du Dictionnaire des Contemporaines les lignes suivantes de Tony Revillon :
André Léo. — André est le nom d'un enfant, Léo, celui d'un autre. C'est une mère de famille qui signe ses livres
du nom de ses deux fils. Son nom est Champseix. Elle est veuve. Son mari, une notabilité du parti démocratique, a longtemps habité Limoges, puis il a vécu dans l'exil ; il est revenu mourir à Paris. M'"^ Champseix mène la vie retirée et régulière de province; elle est fière, un peu sauvage; elle passe ses journées à travailler, ne voit que quelques anciens amis de son mari, et redoute toute autre publicité que celle de ses œuvres.
Ange Bénigne. — Pascaline. — Satin. — M™" la Comtesse Paul de Molèni^s. — Vie Parisienne,
Anna-Marie. — M""^ la Comtesse d'Hautefeuille.
Antoinette. — M''^ Dubois d'Yerres. — Presse.
Etienne Arbois. — M'"^ Stéphanie Fraissinet.
Aymé Cécil. — M"'^ Adrienne Depuichault.
Comtesse de Bassanville. — M°^« Anais Lebrun. Th. Bentzon. — M™° Blanc. — Romansj Marie de Besneray. — M""^ Marie Bertre. Thérèse de Blaru. — M"^^ Léonie d'Aulnet.
J8 DOMl.NOS FKMIMXS.
E. de Boden. — M'"' Désirée Lartigue.
Henriette Browne. — M-^^ De Saux.
Claire Brunne. — M*"^ Marbouty, née Pétiniaud de Lacoste.
Fernand Caballero. — M-"*^ Cécile Bolh.
Camille-Henry. — M'"^ Dell\ Rocca.
René de Camors. — M"' Clémence Altemer.
Claire de Chandeneux. — M""^ Emma Bailly.
Chut. — Zut. — M*"^ la comtesse de Mirabeau. — J'ie Parisienne .
Pierre Cœur. — M'"^ de Voisins.
Colonibine.
Le seci-et a été gardé.
J'ai eu l'occasion de voir la copie de Coîombine à l'imprimerie; mais j'ai plusieurs motifs de croire, malgré ses jambages féminins sur papier rose, qu'elle n'est pas de l'écriture de l'auteur des Lettres publiées dans le Figaro. Quand ou veut rester inconnu, on ne met pas un autographe dans la circulation. C'est élémentaire.
JiOMIXOS FÉMININS. 19
A défaut du nom, ou des noms, caché sous sou masque il nous reste le vaste champ des hypothèses. On a mis plusieurs noms en avant; moi-même j'ai autrefois attribué ces lettres à une femme, mais je renonce à cette supposition.
Tout bien pesé, voici mon opinion personnelle et mon sentiment particulier : Toutes les lettres ne sont pas de la même valeur. Si elles ont été écrites sous Pinspiration d'une femme, elles ont été retouchées par un. homme. Les femmes n'ont pas le sentiment de l'antiquité ; il y a, dans les Lettres de Co^ombine, des morceaux qui annoncent des études classiques, des portraits qui dénotent, par la netteté des contours, une touche virile.
Toutefois, une femme y a mis la main, on peut l'aiRrmsr avec certitude. Ces lettres contiennent, à l'endroit des femmes, des méchancetés particulières qu'un homme ne trouverait pas au fond de son encrier, fût- il rempli de fiel. Ces flèches sont empoisonnées, ces flèches sont lancées par une main féminine. Il n'y a qu'une femme qui sache frapper juste au défaut de la cuirasse de son sexe. Là où il y a un mur d'airain pour nous, il y a une toile d'araignée pour elles. Ce que l'étude, le raisonnement et l'observation nous démontrent, elles le devinent par instinct du premier coup. Les femmes seules pénètrent les femmes ; c'est un instrument dont elles savent faire vibrer les cordes douloureuses ; nous ne savons que les briser. Marivaux, qui les connaissait, disait : « Le style a un sexe. )) Christine de Suède a laissé cet aphorisme : « L'art de se venger est peu connu. » Diderot dit, dans ses admirables et profondes pensées sur les Femmes^ qu'elles sont toutes des sauvages et que rien ne peut corrompre en elles l'instinct de nature; pour lui, elles ne sont pas des êtres de raison. Elles sont toutes comme la femme de l'Apocalypse, sur le front de laquelle était écrit ce mot: mystère.
20 DOMIXOS FKMINIXS.
Et pourtant, Diderot avait été sifflé dans leur volière.
Et maintenant, sortant du domaine vague des hypo- ^ thèses générales, je conclus ;
Toutes les L'étirés de Colombine ont été recopiées par la même main. Il est probable qu'elles remontent à plusieurs sources. Dans une question aussi délicate, je dois m'arrêter sur la limite de l'affirmation. On les attribue, pour la meilleure part, à il/. Arthur de Boissieu, rédacteur de la Gazette de France.
Nous n'avons rien à changer à cette page de la première édition.
La Dame de Trèfle. — M*"" de Saint-Amey. — Artiste.
Daniel Darc. — M"' Régnier.
Comtesse Dash. — Henri Desroches. — Jacques Reynaud. — M'"*^ de Saint-Mars, née Gourteyras.
Henri Desroches, Courrier de Paris au Constitutionnel, Jacques Reynaud, série de Portraits au Figaro.
Desault. — M'"^ de Charnacé. — Temps.
Paul Dubourg. — M'^^ Adam Boisgonthier.
DOMINOS FÔIIXIXS. 21
P. N. — Ego. — INr'^ Valtesse de la Bigne. Isola, roman.
Epmylo. — M-"^ Olympe Audouard. — Anagramme. Étincelle. — Vicomte de Létorières. — M""^ de Pey-
RONNI.
Finette. — M'*^ Durwant.
Les Mémoires cCune Danseuse.
Isabelle France. — M"^ Marcelle Ferry
Genevray. — M'"^ Adèle Janvier, veuve du député. - Romans.
22 DOMI.NOS FÉMiMXS.
Louis Gérald. — M"^ Mathilde Giraud.
André Gérard. — M"^ Valentine Hebment.
Pliilippe Gerfaut. — M"^*^ Dardenne de la Grangerie.
Romans. — Pensées d'automne.
Albéric de Gorge. — M™^ Louise Belly.
Poésies : Les Violettes.
Henry Gréville. — .AI™^ A. Durand, née Fleury.
Gyp. — Scamp. — M*^ la Comtesse de Martel. — Vie pari sïen'de.
Daniel Hadson. — M""^ Miguel Masson.
Had est la première syllabe de son nom : Hadingue; Son est la seconde syllabe du nom de son mari.
Gustave Haller. — Valérie. — M"'^ Gustave Fould, née SuMOMN.
Valérie est son nom de théâtre à la Comédie-Française, Gustave Haller son pseudonyme littéraire.
Leïla Hanoum. — M"'" Adrienne Piazzi.
Jules d'Herbauges. — M"^ de Saint-Aignan. — Reçue des Deux-Mondes,
DOMINOS FÉMIM.XS. 23
P. N. — Un Inconnu. — M'"^ Guyot-Desfontaines. Monsieur X et Madame Trois-É toiles.
Dora d'Istria. — Princesse Koltzoff Massalsky, née Hélè>-e GniKA.
La célèbre voyageuse a écrit dans la Revue des Deux- Mondes^ et fait partie de la Société géographique de France.
Marguerite Joubriot. — M"« Julia Friou.
Horace de Lagardie. — M"° de Peyronnet.
Olivier Lavoisy. — Olivier. — M"^^ Juliette Cuvillier-Fleury, née Boutûx.
M™^ Juliette Guvillier-Fleury a écrit sous son nom et
SOUS ce pseudonyme, dans la Révolution littéraire et la Gazette rose, des Nouvelles, des Contes, la Critique dramatique et le Salon. Sous le pseudonyme d'O/iuîer, elle a fait plusieurs tentatives au théâtre.
Camille Lebrun. — M"^^ Pauline Guyot.
Henry Lucenay. — M"^ Marie-Léonie Devoir. Fernande de Lysle. — M"^^ Geneyiève-Aimée Delisle.
Etienne Marcel. — M"'^ Caroline ïuuez.
Marcello. — M'"' la Duchesse Colonna.
M. Maryan. — M"'^ Marie Descuard.
Mie d'Aghonne. — M™' Louise Lacroix.
Mie est son nom de jeune fille, (VAghoîine est le nom d'une propriété de sa grand'mère.
Paule Minck. — M'"<^ Éoyanowicu, née Mékarski.
Le père de M^<= Paule Minck était un réfugié polonais^ et elle est née à Clermont-Ferrand .
Élisa de MirbeL — M'"'^ la Baronne Decazes.
A fondé, en 1849, une Revue intitulée : La Révolution littéraire, et a publié des romans à la Revue des Deux- Mondes, sous le pseudonyme iVÉlisa de Mirbel.
Jeanne de Moncel. — M'"^ Mouet. — Courrier de Paris de La Liberté.
Mosca. — Brada. — M""^ la Comtesse de Puliga. — Vie parisienne. Illustration.
Myriem. — M""^ la Marquise d'OsMOND. — Gaulois. Evé7iement. Bien public. Chroniques.
Marcel Nairod. — M"^ Dorian. — (Anagramme renversée.)
Raoul de Navery. — M"^ Marie David.
Haoul de Navery est née près de Mi-Voie, où se dresse la colonne des Trente. Elle fut élevée au couvent. Restée libre à l'âge de dix-neuf ans, après une union qui dura deux années, elle commença dès lors à se livrer à son goût pour l'étude. Après avoir voyagé en Allemagne, Espagne, Italie, Russie et Danemark, elJe passa encore deux ans au couvent, puis revint à Paris, où elle publia deux volumes signés Marie David : La Crèche et la Croix, Souve* nirs du pensionnat, qui furent son début dans la littérature. Dès lors elle signa ses nombreux ouvrages Raoul de Navery. Elle emprunta ce prénom de Raoul à son grandpère maternel, avocat au Parlement de Bretagne, puis au Parlement de Paris, le vicomte des Essarts.
Elle a signé des articles du pseudonyme de Louis Ma =• nuel, et a publié plusieurs romans sous l'anonyme.
26 DOMIXOS rÉMIMXS.
Pierre Ninous. — M""^ La Peyrère.
Eiluj Nixarpa. — M°*' la Comtesse Julie BAiinYANi- Apraxin. — (Anagramme renversée.)
Manuel de Notine. — M'"^ de Grandfort.
Nyl. — M""^ LuNEAU. — Vie parisienne.
Marquise d'Orinsay. — M"''^ la Marquise de Man-