NOURY
Comtesse d'Orr. — M™^ Cousin.
Courriers de modes et d'art.
Cora Pearl. — M'"^ Emma Grucu.
Camille Périer. — M'"*^^ Benteja.
DOMINOS FÔlLNiNS. 27
Racliilde. — M"^ Marguerite Eymery.
Vicomtesse de Renneville. — M™^ Paul de Lascaux,
Jacques Rozier. — M"*' Jules Paton, née Emilie -
EUPUÉMIE-TUÉRÈSE PaCINI.
George Sand.
Le premier roman de George Satid, Bose et Bldnche^ a été écrit en collaboration avec Jules Sandean. Henri Delatouche, leur ami, consulté par les deux jeunes débutants sur le choix d'un pseudonyme, leur proposa : Jules Sand^ qui fut adopté. Depuis, l'illustre femme, que Henri Heine appelait le premier écrivain en prose de son temps, prit cette première syllabe du nom de Sandeau, y ajouta le prénom de George, et le grava sur la carte de visite qu'elle laissera à la postérité.
On remarque, sur la couverture de la Revue des Deux- Mondes^ que le titre de ses romans est suivi de ces mots : par M. George Sa>'d, et non M™^.
Biaise Bonnin. — 11 a paru anciennement, sous le
titre de : Les Paroles de Biaise Bonnin, six brochures, ou plutôt six numéros d'une publication anonyme sans périodicité fixe dont George Sand est l'auteur. Elle a encore signé Biaise Bonnin un Feuilleton populaire dans La Vraie Bépublique de Thoré, en 1848, et, dans la Revue indépendante (1848), un article sur les Publications populaires.
Claire Senart. — M""* Louis Figuier.
Smock. — M"^ Camille Selden. — Vie parisienne.
Jean de Sologne. — M^"^ Lefèyre-Deumier.
René Sosta. — M""^ Anna Rosenquest. — Contemporain.
Daniel Stern *. — M°^^ la Comtesse d'AGOULT.
On ne lira pas sans intérêt la courte notice suivante, qui nous est communiquée par M. Marie de Saint- Germain ;
« Le nom de Daniel Stern est connu de tous ceux qui s'occupent d'œuvres littéraires. Nul n'ignore qu'il couvre l'un des noms illustres dans les fastes nobiliaires de la France; Daniel Stern s'appelle comtesse d\igoult, née Marie de Flavigny.
a La Révolution poussa la famille de Flavigny vers l'exil. C'était alors un moyen d'éviter l'échafaud, dont le fatal couperet pourrait écarteler les armes de tant de familles aristocratiques. Née à Aix-la-Chapelle en 1817, elle rentra
1. Le pseudonyme musical Daniel Stern est un Pavillon neutre.
à Paris pour terminer ses études au Sacré-Cœui-. A vingt ans, Marie sortait du couvent pour épouser le comte d'AgJult, dont la famille tient le premier rang en Provence. La jeune comtesse avait trouvé dans sa corbeille de noces un titre de dame d'honneur à la cour.
« Orgueilleuse de son intelligence beaucoup plus que de ses parchemins, elle renonça à ce privilège, et se créa une cour à elle dans son charmant palais de l'avenue de l'Impératrice, renversé il y a quelques années par les démolitions. La noble dame aspirait à la démocratie oligarchique de l'intelligence. Son salon devint la Jeune Académie. C'est chez elle que Ponsard fit la première lecture de Lucrèce. C'est chez elle que, vingt ans après, un exilé d'un grand talent trouvait un refuge et, plus tard, le moyen de se rendre à Jersey.
« Daniel Stern a écrit des romans, des nouvelles, des œuvres philosophiques, des études historiques, des pièces de théâtre. Nélida^ la Boîte aux lettres, les Lettres républicaines, écrites en 1848 et 1849 au fort de la lutte, les Maximes et Pensées, qui accusent un esprit virilement trempé, VHiStoire de la République de 1848, VHistoire de Hollande^ Jeanne d'Arc, drame en cinq actes, forment le bagage d'un écrivain qui n'est que célèbre parce que George Sand s'est réservé la qualification d'illustre. »
Mary Summer. — M'"^ Foucaux.
Romans. — Estafette. Patrie. Chroniques.
André Surville. — M""^ Marie Cortet.
Suzanne. — M'^^ Augustine Brohan.
JW"« Augustine Brohan a écrit au Figaro des Courriers de Paris sous le pseudonyme de Suzanne^ personnage du
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Mariage de Figaro, qui était un de ses rôles de prédilection. Dans un de ces Courriers, elle laissa tomber quelques épigrammes sur Victor Hugo. Alexandre Dumas, par une lettre publiée dans le Monte-Cristo^ déclara retirer du répertoire de la Comédie-Française toutes ses pièces où M^^^ Augustine Brohan avait un rôle.
Carmen Sylva. — La Reine Elisabeth de Roumanie, née Princesse W'ied Neuwied.
Auteur de Une Prière, roman, de Poésies^ et d'un recueil d'Obsei-vations et de Maximes : Pensées d'une Reine.
(( La E.eine Elisabeth, dit Louis Ulbach, est une « mé- « ditative »; elle habite avec le roi Charles, son mari, dans un vallon supérieur des Carpathes, en vue des neiges éternelles, à l'ombre des grandes forêts, au bord des belles eaux, un ancien monastère aménagé pour le couple royal. Ordinairement, elle porte le vieux costume national roumain, ce qui donne à sa beauté élégante un relief piquant et nouveau. Naturellement, ses dames d'honneur, obligées de le porter comme elle, en enragent. On ne se figure pas quelle nostalgie du chapeau parisien elles cachent sous le voile brodé dont les plis retombent sur ces robes orientales.
a La Reine Elisabeth a été élue (1882; membre de l'Académie des Sciences de Bucharest, et son Discours de réception est écrit en lang.ie roumaine. »
Voici quelques pensées choisies de Carmen Sylva :
Méfiez-vous d'un homme qui a l'air de douter de votre bonheur en ménage.
En se donnant, la femme croit avoir donné un monde, et l'homme croit avoir reçu un jouet; la femme croit avoir
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donné une éternité, et Thomme croit avoir accepté le plaisir du moment.
Les femmes combattent surtout, dans leurs enfants, las défauts de leur mari.
La femme du monde reste difficilement la femme de son mari. .
Il n'y a qu'un bonheur : le devoir. 11 n'y a qu'une consolation : le travail. Il n'y a qu'une jouissance : le beau.
La vie est un art dans lequel on reste trop souvent dilettante. Pour passer maître, il faut verser le sang de son cœur.
Il est plus essentiel pour le poète cVètre in^ai de sentiment que d'invention.
Les princes sont élevés à vivre avec tout le monde; on devrait bien élever tout le monde comme les princes.
Tasma. — M"'^ Jessie Fkaser.
Romancier d'origine anglaise. Ce pseudonyme vient de la Tasmanie.
Un Témoin de sa vie.— Un Témoin de sa vie (Victor Hugo raconté par). — M"'"^ Victor Hugo.
M^^ Victor Hugo a signé des articles à V Événement de 1848 de son nom de jeune fille, Marie Faucher.
Joséphine Turck. — M""^ Joséphine de Belloc.
Georges du Vallon. — M"^ Amélie de Brauer. Max Valrey. — M'"^ Miller.
Les Filles sans dot^ roman.
Claude Vignon. — M""' Constant , née Noémie Cadiot, aujourd'hui M'"' Rouyier.
Quelques mois après l'annulation de son premier mariage, en vertu d'un décret impérial motivé sur délibération du Conseil d'État, le pseudonyme de Clauie Vignon a été transformé en nom patronymique, puis ce nom est redevenu pseudouymiqae par le fait de son second mariage.
M™^ Claude Vignon a débuté comme écrivain en 1851 dans le Moniteur du Sjir et VAsseinblée nationale. Une étude sur les Alchimistes intitulée : Les Chercheurs d'or au moxjiu âge, est signée des initiales G. V. Gomme statuaire, Claude Vignon a débuté au Salon de 1852 par une statue de Bacchus enfant, qui est au Musée de Gaen.
Jacques Vincent. — M"^^ Dussaud.
Violetta. — M"^ de Laincel. — Évêiieinent.
ssr
Judith Walter. — jM"' Catulle Mendès, fille de Théophile Gautier.
Wanda de Dunajow. — M""^ Sacher Mazoch. Les Femmes à fourriu^es, roman.
Aurelius Zampa. — M"« Sophie Requin.
Légendes provençales.
Abnot. — Robert Burat*. — Olivier de Jalin"-. — Arnold Lacretie fAnagramme) , —Perdican 3. —William.
— Jules Glaretie.
Jules-Armand Claretie est né à Limoges, le 3 décembre 1840. A peine au sortir de l'enfanoe, il regardait planter, en 1848, des peupliers qa'il ne vit pas fleurir. A l'âge où on joue aux billes, il fréquentait les clubs de sa ville natale et écoutait les tribuns, ce qui lui donna le
1. Nom du héros de son roman : U)i Assa>si7i, publié ensuite sous le titre de Robert Burat.
2. Ce pseudonyme a été pris pour la première fois par Charles Yriarte.
3. Je suis autorisé à déclarer que le Courrier de Paris de V Illustration, signé Perdican, ne doit pas être uniquement attribué à Jules Claretie.
goût des conférences. Le maître de sa pension se nommait Féval, ce qui lui donna le goût des romans.
A onze ans, il arrive à F'aris et suit les cours du collège Bonaparte. Destiné d'abord à l'Ecole polytechnique, puis au barreau, le jeune Jules, qui n'était pas promis, pi'opensus, procUvis aux mathématiques, envoya de la copie aux Cinq centimes illustrés sous le pseudonyme d'Arno'.d Lacretie. On le retrouve plus loin dans une maison de commerce et, du même coup, à la Silhouette, au Gaulois et au Diofjène.
Sur ces entrefaites, Dentu avait annoncé un roman intitulé : Une Drôlesse, de M™« la comtesse Dash, qui lui envoya en échange le roman : Une Femme libre. Il proposa le titré primitif au jeune journaliste, qui l'abattit en quinze jours. Bien que Jules Claretie ne renie pas ses enfants, il paraît disposé à déshériter celui-là. D'une enjambée, il passe chroniqueur à la France., sous le pseudonyme d'Olivier de Jalin, puis à la Patrie, à V Artiste^ au Nain Jaune, au Figaro, à la Revue fantaisiste, à la Revue françme, au Boulevard, à la Presse^ à la Vie parisienne, à l'Illustration, à l'Événement, à V Avenir national et à nombre d'autres journaux.
A travers ces collaborations absorbantes et multipliées, il publiait des livres : Pierrille, Histoire de village, — les Ornières de la vie, — les Victimes de Paris, — Élisa Mercœur, Georges Farcij, Alphonse Habbe. études sur quelques contemporains oubliés, — Petrus Borel, dans la Bibliothèque originale, et les Voyages d'un Parisien. Son dernier ouvrage, l'Assassin, est très supérieur aux précédents. On y trouve les deux éléments du roman moderne, le mouvement et l'analyse. Là est sa voie. Jules Claretie prépare un livre sur Camille Desmoulins. Vient de paraître : Mademoiselle Caclicmire.
La critique s'est déjà souvent exercée sur cette person* nalilé juvénile, sans lui donner le temps d'avoir présenté
au public une œuvre d'haleine. Ses derniers romans ont justifié les espérances de ses amis. Jules Glaretie sera-t il un journaliste, un romancier ou un auteur dramatique? Ceux qui connaissent cette infatigable et souple organisation pensent qu'il sera peut-être les trois choses à la fois. Il arrive pourtant que les événements disposent de certaines destinées littéraires. Mêlé très jeune, trop jeune, aux hommes et aux choses de la vie parisienne, sa nature fine, impressionnable et capricieuse a subi les courants et les milieux où elle était appelée à se développer. Enfant gâté par les succès de tous les jours, étonné d'abord de linriuence réelle qu'acquièrent tous ceux qui disposent de la publicité des journaux, il se laissait entraîner par ces émotions sans cesse renaissantes. Peut-être échappera-t-il au journalisme, qui ne lâche guère de proies, par la bizarrerie même de son tempérament, où l'enthousiasme de sa nature très vive s'allie au scepticisme de son expérience prématurée. Comme tous ceux qui ont beaucoup étudié dans les livres et dans la vie, il est toujours à la recherche de quelque chose nouvelle ou curieuse. A pareille nature il faut l'activité fiévreuse, un perpétuel changement de décor, des émotions souvent renouvelées. L'inconnu, l'étrange est son élément; l'effort et le combat, sa vie ; jamais de repos. Viendra cependant une heure de lassitude, de fatigue, une heure de halte forcée. Jetant alors les yeux en arrière, il se demandera combien de pages légères se sont déjà envolées au vent dans le chemin parcouru.
A celte Notice, qui date de iSCG, nous n'ajouterons qu'un mot : Jules Clarelie est resté journaliste, romancier et auteur dramatique; il est même resté jeune. C'est V Encrier de Jouvence.
Addison. — Alphonse Duchesne.
Raoul d'Agnicourt. — Dupuis et Cotonet fils. — Jean d'Estoc. — F. Musany (Anagramme). — M. C. Mansuy.
Albert-Marie. — Marie-Léopold-Albert Fermé.
Alberty. — Bertie Marriot. — Voltaire.
Aldino Aldini. — Ralph, etc. — Achille de Lauzières, marquis de Thémlnes.
Il a longtemps écrit des articles d'Art musical, signés Aldino Aldini^ pseudonyme qu'il avait pris en Italie, où il a publié des romans et des études littéraires. Plus tard il collabora au Courrier franco-italien, où il signa Ralph. Maintenant il signe M. de Tliémines les articles sur les Beaux-Arts, et A. de Lauzières les articies politiques qu'il publie dans la Patrie. Nous omettons d'autres pseudonymes encore qu'il a pris dans diâférents recueils littéraires.
Jean Alesson. — J. N. — Maxime Tbommery. — Anatole- Jean-Baptiste Alès.
Harry Alis. — Jules-Hippolyte Percher.
AUan Kardec. — Rivail.
Révélation d'une Table tournante sur l'ancien directeur d'in?titution, devenu chef de l'Ecole Spirite.
Aloysius. — Gérard de Nerval. — Georges Labrunie.
Alpha. — Philibert Audebrand.
Hi'r, M, Phiahert Audebrand s'est battu en duel avec
M. de l'Lle-Adam. Les témoins de Philibert AudebrauJ étaient MM. Bogdanoff el Henri Plassan; ceux de son adversaire, MM- Michael et Alpha. Le docteur Maxime Parr assistait au combat. L'arrivée d'une escouade de trente autres pseudonymes de Philibert Audebrand arrêta l'effusion du sang.
Alter. — LoRÉDAN Larchey. — Mo7ide illustré.