‹ Les Psychoses AddisoniennesChapitre 17 sur 29 · RER · texte numérisé non relu

RER

Le syndrome surrénal s'objective par l'asthénie intense l'hypotension, les vomissements, la petitesse et la rapidité du pouls. l'hypothermie, la ligne blanche.

La psychopathie évolue en deux phases : une première phase dont le début est difficile à préciser, mais qui semble remonter à plusieurs semaines et constitue affectivement par un fond mélancolique avec paroxysmes (crises de désespoir) intellectuellement par un amnésie profonde accompagnée de

céphalée de bizarrerie, rêves, petites hallucinations.

Une deuxième survient tout à coup déclanchée par un choc émotif (vol) et caractérisée par un accès confuso-onirique avec abattement asthénique complet.

4 Le cas de TARGOWA ressemble par son évolution au précédent. La première phase dure un mois, caractérisée par une désagrégation de la personnalité avec hallucinations qui font penser à un début d'hébéphrénie. La deuxième phase dure une semaine, le syndrome surrénal est alors découvert (hypotension 11-7,5 au Pachon, accélération du pouls, mydriase, ligne blanche de Sergent, sans aucun autre signe somatique) du point de vue psychique, même état hallucinatoire intense que précédemment avec ensuite abattement asthénique complet.

50 Le cas de POROT : C'est une psychose mélancolique dépressive évoluant pendant cinq à six mois, aggravée brusquement d'agitation onirique intense durant une semaine quon doit juguler par une cure de « somniféne ». Au réveil, la marlade présente le même état dépressil mélancolique avec idées de persécution et hallucinations visuelles. Les symptômes addisonniens sont alors découverts. Une amélioration légère se manifeste, l'élément confusionnel s'atténuant, un traitement hyperchloruré est institué. Une sédation totale des signes psychiques est observée, les vomissements, l'aréflexie tendineuse disparaissent. Cette amélioration importante persiste quinze

jours.

en ot

L'hostilité réapparaît, le traitement est refusé, la malade retombe dans un état confuso-mélancolique et meurt quelques mois plus tard. Là aussi, nous retrouvons pär conséquent, une psychose chronique confuso-mélancôlique avec idées de persécution et hallucinations auditives sur ce fond chronique apparaît un épisode délirant onirique passager.

6° Cas de ARTUR et PROVOST : homme de 28 ans présentant brusquement une psychose confuso-onirique violente qui s'atténue au bout de deux jours s'exarcébant à nouveau pendant deux jours. L'état psychique devient alors un état confuso-onirique avec exacerbation nocturne s'accompagnant d'un syndrome d'insuffisance surrénale de type addisonnien et d'un état infectieux diffus qui aboutit à une pseudo-vomique, puis à un abcès staphylococcique dont le draînage chiruraical est suivi d'une quérison complète, somatique et psychique.

Là encore, existent des accès confuso-inoriques violents sur un fond psychopathique de même nature.

Il est permis de se demander si la psychose n'est pas entièrement dûe à l'état infectieux puisque le syndrome addisonnien n' aété obiectivé d'une manière certaine qu'un mois après

l'apparition des troubles psychiques.

La guérison nous montre le caractère fonctionnel du syndrome probablement d'origine toxinique. C'est pourquoi d'ailleurs, nous ne pensons pas que le psoïtis ait eu une action directe sur la surrénale.

Il reste donc quatre cas où l'évolution de la psychose suit fidèlement les fluctuations d'un syndrome somatique surrénail, à l'exclusion de toute autre atteinte organique.

Ces psychoses sont donc indiscutablement surrénaliennes.

= bu ETUDE CLINIQUE D'ENSEMBLE F

IL — CARACTERES PSYCHIATRIQUES

Cette forme clinique des psychoses surrénaliennes est caractérisée par deux ordres de manifestations aiques et chroniques.

Les épisodes aigus s'identifient à la forme psychopathique aigue. Ils semblent déterminés par des augmentations brusques de l'insuffisance surrénale (processus toxinique, cas de ARTUR et PROVOST), processus organique (éruption granulique, cas de Thiroloix) ou par un choc émotif (cas de Sergent, Targowla).

L'analyse semeïlogique montre que les signes fondamentaux de la période chronique sont constitués par la dépression et l'asthénie physique et psychique; il s'y joint le plus souvent des troubles délirants en rapport avec ces symptômes (ou témoins de l'intoxication des cellules cérébrales); parmi les manifestations psychiques surajoutées, il faut ranger les hallucinations interessant surtout la vue et la sensibilité générale, les rêves, les cauchemars, les troubles de la mémoire et de la conscience personnelle, la confusion dans les perceptions et les idées.

La physionomie clinique de ces phénomènes subaiqus ou chroniques est celle d'un état mélancolique délirant. Dans le cas de Tarqowla, on ne retrouve pas ces symptômes, mais plutôt des signes de la série hébéphréno-catatonique (indifférence. inactivité stéréotypies, attitude bizarres, négativisme...).

C'est qu'à une même cause fondamentale la sphère psychique réagit différemment suivant sa constitution et chez ce malade de 15 ans, la psychose «a revêtu l'allure générale des psychoses de la puberté,

Sitodes

Si nous mettons à part le cas de Mrs. ARTUR et PROVOST et sans doute cela nous est-il permis en raison de sa complexité, on ne peut s'empêcher de remarquer que les deux cas à évolution favorable, n'ont présenté qu'un seul épisode aigu à la

suite duquel la guérison s'installe.

Peut-être y-a-t-il là, une évolution particulière aux psychoses dérivant d'une insuffisance fonctionnelle. Les deux seuls cas sur lesquels cette hypothèse s'appuie ne permettent évidemment pas de sortir du champ des suppositions.

Il. — ETATS PSYCHOPATHIQUES CHRONIQUES PURS

Généralités. .. Sous ce terme nous entendons des psychoses vraies à l'exclusion des états neurasthéniques habituels de l'insuffisance surrénale équivalents psychiques de l'asthénie musculaire.

Léopold Lévi, Naudascher, Léri, ont publié des cas de psychoses de type mélancolique en rapport avec une insuffisance surrénale et sans aucune exacerbation onirique.

Nervorisme et glande surrénale

(LEOPOLD-LEVI, Sciences Médicales 15-9-31.)

Il s’agit d’une asthénique de 31 ans; elle est la fille d’une mère pessimiste, qui se plaisait toujours à voir le mauvais côté des choses, et aurait désiré recevoir la visite d’un médecin chaque jour et plusieurs fois par jour. Elle-même était « née fatiguée » toute petite, elle dormait sans cesse, son intestin était paresseux. Jusquà 11 ans, elle conserva de a faiblesse de la vessie. Arrivée à la puberté, par une réaction de sa glande thyroïde, elle grandit comme « un champignon >, mais Sa crois-

sance augmente sa fatigue. Elle ne peut se tenir droite, et fait des chutes fréquentes. Elle avait 16 ans.

Elle contracte la grippe épidémique, maladie qui frappe avec prédi-

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