‹ Les Psychoses AddisoniennesChapitre 6 sur 29 · PE EST · texte numérisé non relu

PE EST

ETIOLOGIE

Les psychoses surrénaliennes sont déterminées par l'insufiisance surrénale, la corticale ayant une part largement prépondérante dans l'édification du syndrôme. Toutes les infections peuvent à priori entraîner une insuffisance surrénale organique ou fonctionnelle.

Citons parmi les infections aiguës : le typhus, la fèvre typhoide, la variole, la scarlatine, la grippe. Elles entraînent des psychopathies aiguës contemporaines de la maladie ou chroniques à plus ou moins longue échéance. Le plus souvent cette insuffisance est fonctionnelle et passagère, plus rarement organique.

Cette insuffisance peut être révélée à longue échéance. C'est ainsi qu'on retrouve assez souvent une fièvre typhoïde, dans certains cas de syndrome surrénalien primitif (Observations de Sergent) ; la maladie infectieuse paraît entraîner une débilité surrénale qui s'extériorise beaucoup plus tard, sous une influence intercurrente quelconque.

Mais l'hypoépinéphrie est surtout le fait d'une maladie chronique : la tuberculose. À priori toutes les infections chroniques peuvent déterminer une atteinte surrénale mais la tuberculose est de beaucoup la plus fréquemment rencontrée, elle semble de plus avoir le privilège de pouvoir frapper les surrénales d'une manière primitive et exclusive donnant ainsi à la symptomatologie tout son relief.

Les infections ne résument pas l'étiologie de l'insuffisance surrénale. Il existe des cas de maladie d'Addison où l'autopsie n'a révélé qu'une atrophie surrénale. On invoque alors une insuffisance de l'hormone hypophysaire corticotrope.

Les cas de Sergent et Targowla cités plus loin semblent provenir d'un disfonctionnement glandulaire primitif.

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