‹ Les Psychoses AddisoniennesChapitre 7 sur 29 · ETUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE

Dans la maladie d'Addison l'encéphale ne subit en général aucune atteinte en dehors des périodes d'accidents aigus ou de la phase terminale de la maladie.

L'intelligence et la mémoire demeurent normales, mais progressivement le malade s'affaiblit et s'enfonce peu à peu dans un état demi somnolent qui aboutit plus ou moins tard à la prostration complète. Ce n'est là qu'un des éléments de l'asthénie profonde avec aboulie dans lequel il est plongé.

Parfois cette asthénie mentale se complique de tendance mélancolique ou fait place à une mélancolie vraie, simple ou complexe avec des accès confuso-oniriques plus ou moins violents et persistants devenant à leur plus haut degré une grande crise délirante hallucinatoire qu'on peut retrouver isalée au cours de l'insuffisance surrénale aiguë.

Ces états psychopathiques présentent donc d'insensibles gradations. Pour la commodité de l'étude, nous les diviserons en états psychopathiques, aigus, subaigus ou paroxystiques et chroniques, à l'exclusion des états constitués par une simple asthénie mentale lucide parallèle à l'asthénie physique et ne constituant pas une psychose véritable.

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