LAS AO
lendemain de la pyurie est apparue. Ainsi s’est installée une pyélonéphrite qui a persisté plusieurs mois. Le malade est resté couché trois mois, puis peu à peu les symptômes se sont amendés.
Soigné à Nancy, un examen microscopique des urines, pratiqué après centrifugation, n’a pas permis de trouver des bacilles de Koch.
Cependant, la polyurie trouble disparaît complètement, mais à partir de ce moment, le sujet reste fatigué, il change de caractère, il est triste et présente une tendance à s’isoler. Etant allé au moment de la convalescence au bord de la mer, cette tendance à l’isolement avait frappé tout le monde, il était toujours seul sur la plage. Depuis un mois, ces troubles se sont accentués : il reste seul, il présente des rires immotivés. Il suit de plus en plus difficilement ses études, il a des idées délirantes, il dit que « ses professeurs veulent l'empêcher de travailler ». Il a des .distractions, des oublis, il perd des quantités d’affaires (une montre, des cahiers, etc..). Il est absent dans une conversation.
À l’examen : il s’agit d’un jeune homme, son aspect est juvénile, assez bien développé. Il présente des rires brusques et continuels. Son père dit de lui :.« Il rit de tout.» «Oh non, ajoute-t-il, c'est malgré moi. Je ne peux pas m'en empêcher. Je n'ai pas envie de rire. J’ai éprouvé beaucoup de choses, je ne peux pas bien l’expliquer maintenant. C’est une perte du sentiment. » Il se sentait plus indifférent. Ce fait était très pénible.
On constate des troubles du courant de la pensée, un état de mentisme. «Il m'arrive des quantités d'idées, tous mes souvenirs, tout ce que j’ai vu, appris, me revient, des notions d'histoire religieuse, de tout. Ça marche