‹ Les Psychoses ColibacillairesChapitre 21 sur 42 · D EG · texte numérisé non relu

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la même abondance de colibacilles identifiés après eultures. On essaie un bactériophage. Après ce traitement, on a l'impression que l’état de la malade s’améliore.

Cependant l’irritabilité de la malade est croissante. Elle ne peut rien supporter. Chaque période d’irritabilité semble rigoureusement parallèle aux poussées colibacillaires.

‘Inversement, aux poussées de colibacillose correspondent des troubles mentaux. Le mari de la malade prétend que cette concordance de colibacillose et de troubles mentaux était frappante. ‘© |

L'état intestinal de la malade est, aussi, très troublé. Il existe également un parallélisme entre les troubles mentaux et les troubles intestinaux.

En 1927, la malade a 49 ans, elle a une grande fatigue. Ses urines sont très mauvaises. Elle présente des sursauts d'énergie nerveuse; plus elle est fatiguée, plus elle se fatigue; en outre, elle présente de l’anorexie.

Puis, surviennent des difficultés de la parole, des troubles de la vue, laquelle est brouillée. Son irritabilité est croissante.

L’aggravation est progressive, puis apparaît de « la torpeur lourde »; en la secouant, on pouvait la réveiller, elle sortait de là comme d’un cauchemar.

Puis, un jour, la torpeur fait place à de la confusion, au délire. « En 1/4 d'heure, la torpeur disparaît — dit le mari — puis des propos délirant font leur apparition : «Il se passe des choses effroyabies. On a voulu m’em-

poisonnéer. Vous ne savez pas ce que j'ai vu, on m'a trompée, on a voulu me faire croire, etc. » Les troubles de la vue subsistent.

Elle présente en même temps des illusions, par exem-

ple : Un feu de cheminée, c’est pour incendier son lit,

en

Elle parlait de sonneries autour d’elle. Elle manifesté de l'agressivité vis-à-vis des personnes qui l’entourent, qui, pour elle, représentent des bourreaux.

Déjà, ajoute le mari, au printemps précédent, elle avait présenté une période anxieuse avec idées de suicide. Elle avait été soignée à La Vallée-aux-Loups, le résultat avait été mauvais — dit le mari — car dit-il, on l'avait psychanalysée et à la suite, elle présentait des suggestions de craintes.

Les vertiges persistent avec obnubilations visuelles. Vue à ce moment par MM. les Docteurs Mauté et Logre, on lui fait prendre un vaccin anticolibacillaire, puis un auto-vaccin. Le sérum de Vincent est essaÿé, mais on ne fait que quelques injections sous-cutanées, sans faire d'applications au foyer. La malade présente alors une amélioration partielle, mais incomplète, elle est toujours très fatiguée; les colibacilles ne disparaissent pas des urines.

Depuis 1927, tous ces troubles persistent.

En 1930, la malade est âgée de 53 ans, on pratique uné hystérectomie totale pour métrorragies suspectes, intervention pratiquée par M. J.-L. Faure.

A la suite de cette opération, la nralade a des phobies, de la difficulté de parler, des bredouillements, état dont elle se remet un peu. ;

Enfin, en août dernier, une crise hépatique, puis un syndrome typhique surviennent, ainsi qu’une poussée de pyélonéphrite aiguë, qui subsistent pendant huit jours.

Il persiste, à la suite, une fatigue traiînante, de l’asthénie, une accentuation de la torpeur, de la difficulté

de la parole, et dit le mari, de « l’agacement, de la pré-

vention ».

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