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et jaunâtres formant une membrane qui adhérait aux centres nerveux de la moelle cervicale jusqu’au chiasma des nerfs optiques. Elle englobait Porigine apparente des nerfs craniens et des nerfs cervicaux supérieurs. On ne pouvait la détacher que par lambeaux. Cette membrane fut examinée ‘au microscope, on retrouva les mêmes bacilles et les cultures donnèrent le même résultat que précédemment.
Outre cette méningite aiguë fibrino purulente circonscrite à la base du cerveau, au bulbe, à la moelle cervicale et aux racines, on trouva une forme de broncho-pneumonie qui rappelait la pneumonie expérimentale par lésion du vague. | à
De plus, il existait une dégénérescence parenchymateuse aiguë du cœur, du foie et Ges reins ; la rate était grosse. Des lésions catarrhales de l’estomac et et du duodénum furent aussi constatées.
D’Alloco insistait sur le fait que cette méningite füt primitive : Le début chez une fillette jusqu'alors en
parfaite santé, l’évolution de la maladie et ses com-
plications (parésie faciale, pneumonie du vague, résul-: tats de l’englobement des racines des nerfs craniens par le processus), la légèreté des lésions gastro-intestinales, l’absence du bacille dans le sang le démontraient.
En 1902, à la Société de Pédiatrie, M. le Professeur Nobécourt et Du Pasquier apportaient une nouvelle observation de méningite à colibacilles purs recueillie dans le service de M. le Professeur Hutinel à l’hospice des Enfants-Assistés. Cette méningite était survenue
TA Qr ES
chez un enfant de 7 mois au cours d’une infection gastro-intestinale ; elle a guéri bien qu'elle fût suppurée. Nous citerons celle observation en entier:
«T.. Lucienne, née le 7 février 1902, pesant 5 kg. 300, «entre à l’hôpital le 18 septembre 1902 pour une diar=. « rhée verte abondante avec fièvre modérée (38). Dans « la soirée et dans la nuit du 10 au 11 septembre, elle «.a des crises convulsives et des vomissements noirs ; « le matin à la visite, on constate de la raideur de la « nuque et des membres, surtout du côté gauche. Les
membres sont en flexion et il est difficile de les
« mettre en extension. La recherche du signe de « Babinski provoque à gauche l'extension du gros « orteil, à droite la flexion. Le pouls est à 132, avec « quelques inégalités ; la respiration est régulière, « entrecoupée de longues pauses. Le diagnostic de « méningite semble donc s'imposer cliniquement. La « ponction lombaire retire une quinzaine de centi- «mètres cubes de liquide clair à assez forte pression
« mêlé d'un peu de sang, ne contenant pas d’albu-
mine et stérile ; l'examen du culot de centrifugation
ne décèle que des hématies et quelques leucocytes « dus à la présence de sang. L'enfant, en plus de la « diète hydrique, des lavages d’intestin, des injections « de sérum artificiel auxquels elle est soumise, est «traitée par les bains chauds.
« Le 12 septembre, les convulsions ont cessé, la
raideur de la nuque et des membres persiste ; on
constate le signe de Kernig ébauché du côté gauche.
J. Forestier 5
STRESS
« Les pauses respiratoires ont disparu. Le pouls est «inégal à 140.
«Le 13, la température, qui jusque-là avait oscillé «entre 37°5 le matin et 38° le soir, tombe à 370, Le « pouls est à 112. La contracture de la nuque et des « membres a diminué, mais la diarrhée continue.
« Le 14, l'apyrexie persiste et la diarrhée diminue.
« Le 15, la température monte brusquement à 3% «le matin, à 3904 le soir ; les selles sont extrêmement « fétides. Les 16, 17, 18 et 19, la température oscille « autour de 39°, bien que les selles soient moins « fétides à la suite de l’ingestion de 0,05 centigrammes. « de calomel. Il y a toujours un certain degré de rai- « deur de la nuque et des membres inférieurs. Cepen- « dant rien ne permet d'incriminer une nouvelle pous- « sée du côté des méninges. )
«Mais le 20, la température atteint 40°, le soir. La « raideur de la nuque et des membres s’accentué « tandis que les selles sont plus jaunes, moins abon- « dantes et moins liquides. La ponction lombaire retire «4 cme. de liquide purulent jaunâtre avec dépôt abon- « dant formé de polynucléaires plus où moins altérés «et de quelques IJymphocytes. Ce pus, examiné sur « lamelles, contient, en assez grand nombre des « bacilles isolés ou diplobacilles ne prenant pas le « Gram, libres ou contenus dans les polynucléaires. « L’ensemencement sur gélose, sur sérum solidifié, «sur sang de lapin gélosé, fournit une culture pure «de colibacilles (caractères de culture sur gélose et
€ bomllon, non liquéfaction de la gélatine, fermenta-
terme ? V al 1
EN
Pr à lors
« tion du glucose et du lactose). L'inoculation de « quelques gouttes de pus sous la peau d'une souris «et dans le péritoine d'un cobaye les tue en 5 jours ; « le sang du cœur de ces animaux contient du coliba- « cille ; le cobaye a une péritonite généralisée à coliba- « cilles. |
« Les 21 et 22, la température reste aussi élevée. & L'enfant est agitée, crie dès qu’on la touche, les con- « tractures dela nuque et des membres sont très mar « quées, les réflexes rotuliens sont exagérés, le réflexe « de Babinski se fait en extension des deux côtés ; le « pouls est à 106, inégal, irrégulier ; le ventre est tendu, « mais il n'y a ni vomissements ni troubles oculo- «papillaires.
« Les 23 et 24, l'état reste le même, l'enfant paraît
« souffrir de violentes douleurs pour lesquelles on
«prescrit en plus des bains chauds et 0,40 cSryde
« bromure de potassium.
« Le 25, la température tombe de 3806 le matin à « 3708 le soir, l'enfant est plus calme mais la raideur « est toujours extrême, il y a de l’opisthotonos. Les
« jours suivants, la fièvre persiste avec des oscillations
« dépassant 39 le soir et l'état de l'enfant reste sta-
« tionnaire. e ; « Le 29, la température est au-dessous de 38°, la
« raideur diminue, le pouls est à 140 et toujours un « peu inégal.
« Le 3 octobre, la température qui était les jours « précédents à 38°, monte à 39, et le lendemain
«apparait de la diarrhée jaune, mais il ny a pas