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CASE

Ces diverses données cliniques méritent d’être rapprochées des données bactériologiques et expérimentales que nous allons exposer.

M. le Professeur H. Vincent et les auteurs qui l’ont précédé, ont montré le rôle de la toxi-infection colibacillaire dans certains syndromes névropathiques et psychopathiques.

L'étude de ces travaux si importants va nous montrer les rapports de certains troubles nerveux et de

la colibacillose.

DONNÉES BACTÉRIOLOGIQUES ET EXPÉ-

RIMENTALES CONCERNANT LE COLIBA-

CILLE ET SON AFFINITÉ POUR LE SYS- TÈME NERVEUX

Les recherches concernant l'affinité du colibacille et de ses toxines pour le système nerveux peuvent

être classées en deux ordres :

D'une part, les recherches cliniques et bactériologiques ;

D'autre part, les recherches expérimentales.

A. — Les recherches cliniques et bactériologiques.

De nombreux auteurs ont étudié les complications nerveuses de la colibacillose.

Déjà J.-M. Charcot étudiant dans sa Seizième leçon sur les maladies du système nerveux, les paraplégies urinaires, écrivait :

€ Vous savez, dit-il, que sous le nom de paraplégies «urinaires, on désigne des affections parétiques ou « paralytiques des membres inférieurs, survenant dans

«le cours de certaines maladies des voies urinaires,

€ et paraissant devoir être rattachées à celles-ci, à titre « d'effet consécutif, d'affection deutéropathique. »

H signale du point de vue clinique, que les symptômes de telles paralysies ou parésies sont ceux © appartenant à toute myélite transverse ». Il montre du point de vue histologique quelles sont les altérations médullaires constatées. Mais l'existence notée, en clinique, de paralysies succédant à une affection de l'arbre urinaire, posait des problèmes étiologiques et pathogéniques inexpliqués.

Plus tard divers auteurs constatèrent chez des malades présentant un syndrome méningé l'absence des germes habituels et trouvèrent des colibacilles.

D'’Alloco, dans le Journal italien : La Riforma Medica, le 14 février 1900, publiait une observation sur un cas de méningite cérébro-spinale à bactérium coli commune, dans laquelle, chez une petite malade, on pratiqua l'examen du liquide céphalo-rachidien au 12° jour de sa méningite. Le liquide était limpide, mais contenait quelques flocons de fibrine en suspension

avec quelques leucocytes. On trouva, après colora-

tion, des bacilles courts dont les extrémités étaient :

obtuses. On ensemença le liquide céphalo-rachidien sur divers milieux de culture, ce bacille fut identifié comme étant du B. coli commune.

L'examen bactériologique du sang fut négatif. La petite malade mourut ; à l’autopsie, les méninges cérébro-spinales furent trouvées très congestionnées. Le liquide des ventricules cérébraux était abondant et

trouble. L’arachnoïde et la pie-mère étaient épaissies

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