‹ Les Psychoses ColibacillairesChapitre 27 sur 42 · AT ES · texte numérisé non relu

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rence symptomatologique avec les méningites à autres germes. Il désire surtout montrer la possibilité de la guérison de la méningite à colibacilles qui paraissait, auparavant, être toujours mortelle.

M. le Professeur Nobécourt ajoute : « L'avenir, si «nous pouvons la suivre suffisamment longtemps, « montrera si le développement de son système ner- « veux se trouve modifié par l'affection dont elle a « guéri ».

M. le Professeur Lemierre dans sa thèse, en 1904 : L'ensemencement du sang pendant la vie. Procédé d'investigation clinique cite une observation dans laquelle une méningite a succédé à une infection puerpérale à colibacilles. Il s'agissait d’une femme de 29 ans enceinte de 6 mois et qui avait fait un avortement. Elle était agitée et délirait. Ces phénomènes avaient été mis sur le compte de l’urémie. Une saignée fut pratiquée, mais les troubles s’accentuèrent, la malade présenta de la céphalée, des vomissements, enfin une période terminalé de coma ; la malade mourut. L’autopsie fut pratiquée. On trouva un utérus volumineux dont la cavité était élargie avec parois tomateuses recouvertes d’une sorte de putrilage gris rougeâtre, d’odeur fétide.

A l'ouverture du crâne, on constata des traînées purulentes à peine appréciables au niveau des scissures cérébrales. Les méninges étaient congestionnées, épaisses et légèrement adhérentes. Au niveau des méninges spinales, on trouva une couche purulente

épaisse formant à la moelle un demi manchon posté-

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rieur d’une épaisseur de deux millimètres, la méninge

spinale épaissie se laissait décortiquer difficilement. L'examen bactériologique pratiqué, montra après

culture que le germe microbien en cause élait du

colibacille.

De plus, le colibacille s’est montré très virulent pour

le lapin. Les expériences faites avec les diverses cultures provenant des méninges et de l'utérus ont montré par inoculation au lapin qu'il y avait, chez cette

malade, au moins deux espèces de colibacilles en

cause. Le colibacille des méninges se montrait très”

toxique et tuait le lapin rapidement.

En 1912 dans le journal anglais The Lancet, Pearson publiait un nouveau cas de méningite dans laquelle on trouva le B. coli communis dans le liquide céphalo-rachidien. I1 s'agissait d’une enfant de trois mois qui fut admise à l'hôpital de l'Est à Londres le 25 janvier 1912 avec des signes de méningite diffuse. Une ponction lombaire fut pratiquée avec les plus grands soins d’asepsie, un liquide trouble, de tension normale fut retiré. On lexamina 4 heures après, on trouva de nombreux bacilles intra et extra-cellulaires et un grand nombre de polynucléaires neutrophiles. Le nombre des globules blancs trouvé était de 16.000 par mme.

L'enfant mourut 6 jours après son admission ; l’autopsie vint confirmer le diagnostic de méningite septique. Le cerveau était entièrement coùvert et plus spécialement dans les deux tiers antérieurs d’un liquide très

purulent, la partie moyenne du cerveau du côté gauche

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