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Une nouvelle ponction lombaire montra un liquide trouble mais moins épais, cette ponction fut suivie d'une injection de sérum.de Dopter.
La température, après une nouvelle ascension, se mit à décroître, le liquide céphalo-rachidien devint plus clair. En même temps, le facies s'améliorait, la malade restait prostrée mais elle était calme,elle comprenait les questions quon lui posait. Le liquide céphalo-rachidien, clair au moment des ponctions, se troublait un certain temps après, quelques flocons fibrineux apparaissant dans le liquide.
Cependant, la raideur persistait, le signe de Kernie existait toujours. Les muscles de la face participaient à cette contracture par une expression de rire sardonique ayant une-intensité et une constance particulières. | LEE
Les examens bactériologiques avaient montré, pendant ce temps, que le méningocoque n'était pas en cause, une injection intra-rachidienne d’electrargol fut pratiquée, mais ellene modifia aucunement les différents symptômes.
Puis des vomissements apparurent empêchant toute alimentation, la malade avait beaucoup maigri. Le pouls, très petit, était difficilement perceptible. Les piqûres au doigt ne laissaient couler que peu de sang, lequel, très épais, se coagulait immédiatement.
On fit des injections sous-cutanées de 250 de sérum chloruré isotonique.
Puis, de nouveau, la température s'éleva et la malade
succomba brusquement un mois après.
Dr AE PAR
Le liquide céphalo-rachidien examiné a suivi une marche parallèle à celle de la maladie, d’abord purulent, il cultivait abondamment sur différents milieux (à l'examen direct, il n'existait pas de formes microbiennes appréciables), puis il devint stérile. Ces constatations ne permettaient pas de prévoir l'issue de la maladie.
À l’autopsie, on constata un degré marqué de putréfaction cadavérique de tous les organes. Il n'existait pas de lésions macroscopiques appréciables.
On ne remarqua pas de lésions bien accusées des centres nerveux, pas de congestion vasculaire marquée, pas de traînées purulentes le long des scissures ou dans les lacs sous-arachnoïdiens, à peine nota-t-on du côté du cervelet et de la protubérance quelques légers exsudats fibrineux.
La section des hémisphères laissa écouler du pus libre après l'ouverture.
« Les cavités ne sont pas dilatées, écrivent Braillon « et Merle, les ventricules sont tapissés dans toute leur « étendue d’une épaisse membrane purulente, revé- « tant complètement la surface épendymaire. Celite « épendymite purulente contraste d’une façon frap- « pante par son intensité, par sa généralisation avec « l'intégrité de l’arachnoïde ».
La conclusion est que cette malade est morte d'épendymite aiguë, non de méningite.
Plusieurs coupes intéressant les portions différentes des parois ventriculaires furent pratiquées, en vue
d'un examen histologique. Au niveau des cornes pa-