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ces crises, une période d’amblyopie marquée a été observée, qui a rétrocédé complètement en se comportant comme une amblyopie toxique. Le diagnostic étiologique de ces accidents impressionnants a pu être fait par la présence au moment des accès, du colibacille à l’état de pureté dans les urines, associé à d'assez nombreux leucocytes, alors que les leucocytes et les microbes faisaient défaut en dehors de ces accès. Après plus de 4 mois, la guérison complète est survenue, favorisée semble-t-il par la vaccinothérapie et l'emploi du bactériophage, ce fait nous a vivement frappé par son allure particulière rappelant celle de certains accès palustres. Il nous semble comporter quelques conclusions que notre élève J. Castellaut a récemment développées dans sa thèse et sur lesquelles nous insisterons.
« La petite malade a passé par diverses phases assez différentes. Nous n'avons pas été témoins de la première, il semble certain qu'il ne s’est pas agi de scarlatine, il y a eu alors une infection indéterminée qui fut étiquetée fièvre intestinale et qui, à la suite de l'absorption de calomel fut accompagnée de phénomènes diarrhéiques prolongés. Quelle qu'ait été sa nature exacte, cette affection initiale a eu comme manifestation, des troubles digestifs auxquels on peut rattacher l’étiologie des accidents ultérieurs ».
Dans une deuxième phase, M le professeur Lere-
boullet dit que la présence d’albumine fut constatée
dans les urines, tandis que les troubles intestinaux
avaient cessé ; leur préexistence permettait, cependant,
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d'attribuer aux accidents rénaux une origine intesti-
nale. Ces accidents rénaux paraissaient être bénins
quand survint une crise de torpeur semi-comateuse qui
fit porter le diagnostic d’urémie. Mais le chiffre de
l’urée vint le démentir.
Il devait s'agir là de la première en date des atteintes
de la colibacillose particulière de cette petite malade,
M. le professeur Lereboullet écrit :
« Les crises de coma se succédèrent, en effet, par la suite, mais sans que jamais il n’y eut de signes évidents de lésions cysto pyélo-rénales. Dans l’intervalle des crises, l'appareil urinaire est resté normal et c'est seulement au cours de celles-ci qu'après sondage, des colibacilles en nombre purent être identifiés. La colibacillose avec colibacillurie intermiltente n’est pas niable. Sans doute, on ne peut savoir d'où viennent les germes ainsi éliminés par le rein, mais leur rôle dans la genèse des accidents fébriles et nerveux ne semble pas douteux : c’est à la périodicité de leur élimination qu'est due la périodicité des troubles observés. Ces troubles ont été, dans notre observation, très caractéristiques. Il s'est agi d'accidents comateux durant 24 heures et plus, avec hyperthermie, parfois extrême qui, malgré leur intensité, n'ont jamais laissé de séquelles, sauf une seule fois, une amblyopie ayant tous les caractères des amblyopies toxiques et comme elles, passagère. Il s’est agi d'une forme comateuse intermittente de colibacillose comparables à certaines formes coma-
teuses intermiltentes de paludisme. A ce degré, sous
cette forme typique, il ne nous semble pas qu'elle ait été décrite.
« Sans doute, on trouve dans la littérature médicale d'assez nombreux cas de manifestations nerveuses au Cours de la colibacillose et la somnolence est un des symptômes fréquemment signalés dans les observations récemment publiées.
« Il est des cas, où des observateurs comme Gürter, Velasco Blanco, Walter Carr, n’ont pu distinguer d’une méningite, certaines formes de colibacilloses accompagnées du signe de Kernig, de contractures, de prostration, que par l'examen du liquide céphalorachidien qui est resté normal.
« Brookmann et Erlichowna ont relaté quatre observations qui mettent en lumière l'intensité des réactions cérébrales dans certains cas de colibacillose : le premier enfant présentait une légère raideur, des mouvements automatiques des membres, de la prostration, des vomissements.
« Le second avait du tremblement, un état comateux avec tremblement incessant de la langue.
« Chez le troisième, on observait de la paresse d’un bras.
« Le dernier présentait du tremblement, de la raideur, des accès de cyancse, et de la déviation conjuguée de la tête et des yeux.
« Lowenburg a observé l'association de convulsions et d'accès de cyanose. Enfin, le deuxième malade de la thèse de Castellaut se rapproche du nôtre par
l'existence à plusieurs reprises de crises d’algidité,