‹ Les Psychoses ColibacillairesChapitre 32 sur 42 · SUR · texte numérisé non relu

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pendant lesquelles l'enfant devenait d'une pâleur livide, avec arrêt presque complet de la respiration et perte de connaissance durant 5 à 30 minutes. «IL ne serait pas impossible de trouver chez l'adulte des cas analogues et fun de nous a été lémoin récemment d’un fait assez comparable, où, au cours d'une pyélonéphrite, sont survenues à plusieurs mois d'intervalle des crises de coma hyperthermique suivi d'amaurose transitoire ct ultérieurement de guérison complète.

« Ces faits de colibacillose à forme comaleuse intermittente soulèvent naturellement de grosses difficultés de diagnostic et chez notre malade, nous avons, nous-mêmes, hésité longtemps avant d’affirmer qu'il n'y avait que colibacillose avec décharges microbiennes espacées. La gravité des crises de coma hyperthermique en imposant pour une affection encéphalique susceptible de laisser des séquelles. Et pourtant, la guérison eomplète est survenue.

IL est donc fort important, lorsque des accidents fébriles ne font pas leur preuve chez l'enfant, de chercher de ce côté l'origine des troubles observés. L'examen des urines aseptiquement prélevées le permet aisément, à condition, toutefois, que se soit fait au moment de la crise ».

Ce travail de M. le Professeur Lereboullet est très

important pour le sujet qui nous occupe. Il montre,

en effet, la fréquence des complications nerveuses de

la colibacillose. La forme comateuse intermittente,

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rapportée par cet auteur, témoigne d’une atteinte encéphalite causée par le colibacille.

En 1927, également, Dupérié et Ducasse, dans un rapport à la Société de Biologie de Bordeaux, étudient la méningite à colibacille chez le nourrisson. D'après ces auteurs, la méningite à colibacille serait d'autant plus fréquente que le nourrisson est plus jeune. Le paint de départ de l'infection proviendrait : soit de la mère, avant la naissance ; soit de l'infection de l’utérus et du sac amniotique par voie ascendante,au cours des manœuvres de l'accouchement ; soit d’origine gastro-intestinale ou otitique, après la naissance.

Le tableau clinique est celui de toutes les méningites aiguës du nourrisson. Les troubles gastro-intestinaux, la persistance de la diarrhée doivent faire penser à la méningite colibacillaire qui sera affirmée par l'examen bactériologique du liquide céphalorachidien.

Nous citerons enfin une observation de M. le D:'Salvelti ‘de Cogolin, publiée dans le Bulletin de la Soc'été de Pédiätrie, en 1931. Cette observation nous parait intéressante par le fait de la persistance d'une séquelle hémiplégique :

« H.., âgée de 2 ans, née à terme. Accouchement nor- « mal, nourrie au sein jusqu’à six mois. Aurait pré- « senté à cet âge des crises de convulsions courtes, « mais avec perte de connaissance. Retard de la mar- « che et de la parole. Instabilité et agitation.

« Le début de la maladie a lieu le 9 septembre 1930 « par un état infectieux banal accompagné de diarrhée

J. Forestier 6

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