ÉTUDE CLINIQUE
Il est de constatation courante, cliniquement, que chez les sujets atteints d'infection colibacillaire, il existe quelques troubles du caractère : ils sont émotifs, anxieux. Ce sont, cependant, des sujets relativement normaux, mais ils présentent une certaine irritabilité, et de plus, souvent des troubles vasculaires et de la frilosité.
On à pu constater que ces troubles du caractère surviennent, dans certains cas, à chaque poussée de colibacillose. Il est même possible, dans une certaine mesure, de prévoir l’imminence d’une poussée grâce à ces modifications du caractère. |
Ce ne sont là que des troubles légers, mais à un degré plus important, de véritables psychoses apparaissent.
Ces troubles psychiques peuvent réaliser principa-
lement les états suivants :
Etats mélancoliques et dépressifs ;
Etats confusionnels ;
Etats schizophréniques (démence précoce et hébéphrénie).
A.— Etats mélancoliques.
Ces états mélancoliques sont de constatation très
fréquente, nous en rapportons divers exemples :
OBSERVATION I
Il s’agit d’un homme de 50 ans qui a toujours souffert de l’intestin depuis sa jeunesse : troubles digestifs, état saburral, petits troubles urinaires. Il existait un gros côlon; une cæco-plicature pratiquée par Lecène a amélioré son état, mais des troubles persistaient : le malade était fatigué, asthénié, son teint était bistré. Du colibacille fut trouvé dans ses urines. A la suite de surmenage s’est déclanché un état mélancolique franc avec
anxiété et idées de suicide.
OBSERVATION II
Malade de M. le Professeur Fribourg-Blanc (Observation recueillie dans le journal italien La Riforma Medica dans un article de M. le Professeur H. Vincent paru en 1930 : « La sérothérapie anticolibacillaire : ses prin-
cipales applications en médecine et en chirurgie »).
« Un malade, ancien syphilitique de 47 ans, présentait « depuis 6 mois une’ constipation opiniâtre avec des « symptômes d’hypochondrié très accentués, avec idées « délirantes, idées de ruine, intention de suicide, dépres- « Sion profonde et état de véritable torpeur.
« Le malade s’isolait, ne répondait pas aux questions,
« refusait de s’alimenter.