‹ Les Psychoses ColibacillairesChapitre 9 sur 42 · LAURE · texte numérisé non relu

LAURE

« En même temps que ce syndrome hypochondriaque aussi accentué, la constipation persistait, rebelle à toute thérapeutique, avec contracture ano-rectale et vésicale. Puis, subitement survint de l’inappétence totale. Une infection colibacillaire de l’appareil urinaire affirmée bactériologiquement, vint retenir l’attention et faire penser à la possibilité de l’influence d’une toxiinfection colibacillaire intestinale, d’une part, par absorption locale; réno-vésicale, d’autre part, par multiplication in situ du Bacillus coli.

« Avant de connaître les résultats de l’examen bactériologique, un traitement énergique anti-syphilitique (bismuth, iodure de mercure) avait été pratiqué. Cinq injections de sérum anticolibacillaire du Professeur H. Vincent furent faites. L'amélioration fut nette et presque immédiate, après des symptômes aussi accusés. Le malade put se lever toute la journée, il put parler, lire; s'intéresser à tout ce qui se passait autour de lui.

« En même temps que les désordres cérébraux, la cons-

tipation s’amendait. Le malade quitta l'hôpital guéri. »

OBSERVATION III

(Observation recueillie dans le Bulletin Médical dans un

Ka

article de M. ie Docteur Baruk paru en octobre 1931 :

« Les obsessions »).

« Voici un exemple en rapport avec une colibacillose, infection qui, comme l’ont montré récemment les travaux de M. le Professeur H. Vincent, présente une

affinité neurotrope très marquée.

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«Il s’agit d’une femme âgée de 30 ans, dans les antécédents de laquelle on ne trouve rien; elle était peutêtre un peu nerveuse, mais rien de précis.

« En 1924, elle se marie; elle fait une grossesse qui suit son cours; après l’accouchenient, elle est très fatiguée, présente des troubles intestinaux et ‘urinaires, puis bientôt les signes d’une septicémie colibacillaire avec fièvre à 40°, hémoculture positive au colibacille, pyurie et présence de colibacilles dans les urines.

« Elle est alors soignée par notre ami le D' Durand. A la suite du traitement par le sérum de Vincent, son état s’améliore, elle semble guérie; l’urine est normale, plus rien à l'examen médical. Elle semble entrer en convalescence, mais c’est alors qu’apparaissent les troubles nerveux qui évoluent ensuite en deux stades. |

« Au début, ce sont des troubles marqués, un véritable épuisement nerveux, avec troubles de l’état général : teint plombé, amaigrissement, irritabilité et crises violentes d’agitation.

« C’est dans ces conditions que j’ai été appelé à l’examiner. La colibacillurie ayant complètement disparu, je me suis contenté de lui assurer un repos à la montagne avec un traitement sédatif et reconstituant. L'état général s’est rapidement amélioré en même temps que les crises ‘d’agitation cessaient complètement.

< Mais la maladie n’était pas encore terminée, il restait encore un dernier stade à parcourir vers la guérison : le stade des obsessions. Ces dernières prirent la forme de scrupules religieux. Cette malade était

obsédée par l'idée qu’autrefois, sans s’en rendre

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