CARACTÈRES TIRÉS DE LA MOBILITÉ MANUELLE
Sa. Lombo-abdominale ou bal ottement. —
Pointe.de néphroptose (V e^2' de Glénard) 1" degré. b. Abdomino-lombaire. — Rein mobile (3‘ de
Glénard) . . . . IP degré.
c. Abdominale. — Rein flottant de Glénard) IIP degré
J’aurai plus tard, en discutant la valeur comparée des différents procédés de palpation, l’occasion de revenir sur la classification de M. Guyon.
SIGNES OBJECTIFS
Enfin, — et je m’astreins à ne citer ici que les types de classification qui s’écartent de celle, que j’ai proposée et qui depuis sa publication a été admise par un grand nombre d’auteurs, — je relèverai une des dernières qui ait été publiée, celle de A. Mathieu (1) qui est la même que celle de Hilbert.
« Simplifiant, dit-il, la" classification de F. Glénard, qui en admet quatre, j’ai admis trois degrés de néphroptose.
Je désigne comme rein mobile du premier degré les cas " dans, lesquels, soit par la palpation bimanuelle, soit par le procédé de Glénard, on ne peut percevoir qu’une partie du rein, le tiers, la moitié, les deux tiers ; comme rein mobile Am second degré, ceux dans lesquels on perçoit l’organe dans toute son étendue verticale ; comme rein mobile du troisième degré, ceux dans lesquels il est véritablement flottant » .
Une petite remarque préalable. Il semble que pour percevoir le premier degré du rein mobile on ait le choix entre la palpation bimanuelle ou le procédé de Glénard. Mais la palpation bimanuelle ne peut en aucun cas reconnaître les premiers degrés de mobilité, car ces premiers degrés ne sont accessibles qu’à la' fin de l’inspiration et la palpation bimanuelle diffère tout d’abord du procédé de Glénard en ce quelle n’utilise pas les mouvements respiratoires; si elle les utilise, alors c’est le procédé dé Glénard. Le caractéristique du procédé de Glénard n’est pas, comme le dit M. Guyon et comme le pense M. A. Mathieu, de « pincer » le rein en utilisant le pouce de la main qui soulève la région lombaire, sa caractéristique est d’utiliser les mouvements d’inspiration, dontl’action d’abaissement sur le rein n’est précisément connue que depuis qu’on connaît le procédé de Glénard; Quant au « pincement * nous allons voir bientôt s’il est justifié ou non.
Il est certainement plus simple de n’admettre que trois degrés de mobilité au lieu de quatre, c’est du reste le chiffre
(1) Mathieu. — Etude clinique sur le rein mobile chez la femme. Bull. soc. méd. hôp. 14 dèc. 1893, p. 842.
PALPATION DU REIN
qu’adoptent tous les auteurs que j’ai cités. Il me semble pourtant que c’est se contenter de caractères bien superficiels de classification que de distinguer ces degrés sans dire de quelle façon on a palpé, sans préciser leurs réels caractères spécifiques. Or, suivant ma classification, ces caractères spécifiques sont : pour le 1®^ degré, de ne çouvoir retenir le rein, pour le 2® de ne pouvoir sentir le sillon, pour le 3® de ne pouvoir, comme pour les deux pemiers, atteindre le rein que dans un mouvement d’inspiration, enfin pour le 4® de le trouver par la simple palpation bimanuelle classique du flanc sans même faire intervenir uîi mouvement d’inspiration.
En dehors de ces caractères si précis et si simples à constater, l’accessibilité, c’est-à-dire le degré de mobilité du rein, dépendrait, non plus du degré de son prolapsus, mais de l’embonpoint du sujet ou de l’habileté manuelle de l’explorateur.
Il importe donc de revenir sur la technique du procédé néphroleptique et de justifier chacun de ses détails d’application. Le procédé est extrêmement simple et ses indications sont d’une telle netteté que la classification des variétés du rein mobile s’impose d’elle-même à l’observateur, avec non moins de certitude que le diagnostic même de la mobilité du rein.
Quoi qu’il en soit, il est au moins un point sur lequel on s’entend aujourd’hui, c’est le suivant qui résumera ce chapitre sur les variétés du rein mobile.
Grâce à la notion nouvelle de la mobilité respiratoire du rein et de T application de cette mobilité au diagnostic du rein mobile, il est admis aujourd'hui qu'il y a plusieurs variétés de mobilité du rein et que ces variétés ne sont autre chose que les degrés d'un processus unique, le processus de néphroptose, commun au rein mobile classique, le « rein mobile cLu flanc » et au rein mobile nouveau, le « rein mobile de l'hypochondre. »
Trajectoire du rein mobile sous l’influence des mouvements de la respiration