HONNÊTETÉ, TRAVAIL, INTELLIGENCE
Vive la République démocratique et sociale, une et indivisible!
io3. — Considérations sur la paix entre la France et la Prusse et sur la paix universelle. 2 p. in-fol.; imp. G. Masquin. — Canard J.-P. Bertrand, fait avec des lambeaux de phrases qu'on retrouve naturellement dans tous les autres canards de ce particulier; la phrase : la honte qui semble s'être abattue sur la capitale de la civilisation... y figure avantageusement, comme, du reste, dans chacune des publications signées J.-P. Bertrand.
(Voir les n^s i3, 23, 63, 129, i48, 200, 201, 25i, 327, 329, 33o, 333.)
104. — La Conspiration des jésuites contre la République. 2 p. in-fol.; imp. G. Masquin. — C'est d'abord une soi-disant lettre du Général de la compagnie de Jésus. Il traite ses sujets de peureux, il leur reproche de craindre pour l'enveloppe fragile de leur âme : « Darboy est en prison! d'autres prélats partagent sa captivitél!! Et là-dessus, la peur vous gagne; vous voudriez quitter Paris? La belle affaire, en vérité, que quelques prêtres mis en prison ! Je voudrais les savoir sur la croix! Des martyrs!... voilà ce qui nous
manque pour avoir droit de nous adresser à la
foule. »
Puis vient une lettre du plus humble des enfants de Jésus, F. P.; il s'amende : « Vos reproches sont graves; nous les méritons sans doute, puisque vous nous les adressez. Le démon nous aurait-il aveuglés? De grâce, éclairez-nous, si tel est notre égarement. » Il raconte au général qu'il a vu les frères Jules Fa... et Troc, qui lui ont donné l'espérance que cela allait bientôt finir, mais que le véritable obstacle est Thiers, vieillard entêté et sceptique...
Le général répond et envoie des instructions à suivre dans les circonstances présentes : « Si vous n'avez pas un des nôtres parmi les membres de la Commune... travaillez à ce qu-'il y en ait plusieurs. — Recrutez à tout prix un personnel toujours facile à trouver dans Paris parmi les affamés, les domestiques, les portiers, parmi les gens^ sans aveu, les souteneurs de tilles. Tout ce monde n'aime pas à travailler. Il vous appartient si vous fournissez la pâtée. — Dans les églises, soyez irréligieux, insultez grossièrement les dévotes, maltraitez les prêtres en paroles et en actions, profanez les temples par vos jurons, dessinez des indécences sur les murs des églises, écrivez-y des menaces contre la religion. »
Etc.
Toute une série de pièces assez drôles; à la fin, on lit : Ces pièces ont été traduites de l'italien par le citoyen Bertin, interprète juré.
io5. — Une couronne au général Garibaldi. 2 p. in-8; typ. Seringe. —Toute reproduc-
tion de cette pièce, signée M. Hée, est interdite.
Eh bien, cela n'est pas gentil, car c'est avec plaisir
que j'aurais cité quelques passages de ce petit poëme,
lait avec des intentions excellentes... et des vers
comme ceux-ci
Pour chanter un héros que l'univers admire^ A son diapason faudrait monter ma lyre...
Mais l'auteur l'a dit -.faut rien reproduire.
io6. — Le Cri de la France. 28 avril 187t. Un feuillet avec encadrement, le recto seul est imprimé; imp. Edouard Vert. — Les initiales J. D. S. dont est signé ce 'petit factum représentent la France, c'est elle qui parle (J. D. S. n'est qu'un témoin auriculaire^ c'est lui qui le dit). La France raconte la chute de la seconde République, l'attentat de Bonaparte : « Il se disait le neveu de quelque grand capitaine ; » la guerre de Prusse, « cette trombe de presque deux millions d'anges destructeurs; » la reddition de Paris « n'ayant plus de vivres, et aussi par la faute de ses fils les plus puissants, » et enfin la Commune : « Ah ! mes fils, la nappe de sang qui tombe du front des combattants leur cache la lumière et les empêche de voir qu'ils frappent leur mère depuis vingt-cinq jours. »
Elle prêche la conciliation : « Cessez vos combats à la voix de la France ; reprenez les travaux de la paix, et bientôt tous nos malheurs pourront se réparer. Soyez justes et équitables les uns envers les autres ; que nul ne cherche à opprimer son frère et à lui ravir ses droits. Donnez- vous tous l'accolade de la paix et criez avec moi, devant le monde entier :