‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune. Satires--canards--complaintes--chansons--placard s et pamphlets. Bibliographie pittoresqve et anecdotiqveChapitre 24 sur 85 · VIVE LA FRANCE REPUBLICAINE · texte numérisé non relu

VIVE LA FRANCE REPUBLICAINE

Soyez justes et équitables les uns envers les autres Le 28 avril Pyat demandait à Vermorel la

clef de ses dépêches chiffrées à M . Rouher et Vermorel lui donnait rendez-vous à la dernière barricade ! La Commune ordonnait Tarrestation du sieur Cluseret... et des pauvres diables qui n'en pouvaient mais, construisaient une barricade sous î'Arc-de-triomphe !

107. — Le Cri de Paris! Le Congrès de Bordeaux. Appel au peuple! Appel à l'Assemblée ! Placard dont le recto seul est imprimé; imp. A. Chaix. — A nous Franklin ! à nous Bailly! si vous ne voule^ être ni Peel ! ni Cavour! a l'assemblée nationale. Après nos Forts, nos Remparts! Après nos Remparts, nos Barricades! Après nos Barricades, nos Cœurs! si vous ne save\ pas les prendre !

Et patati et patata !

Voici les dernières lignes de ce discours-là : « Peuple, nous protestons! car nous voulons partout la Lutte ouverte et légale! partout la lutte a outrance! mais sans armes, qui ne finit jamais! dans celle là, on ne meurt ni ne capitule, et l'on peut être victorieux sans regrets ! Nous voulons la trouée! mais la trouée dans les Coeurs! Qu'on se haïsse, soit! mais, mordieu! que partout on se supporte ! »

vivent les communes ! VIVE LA FRANCE ! VIVE LA RÉPUBLIQUE I

108. — Le Cri du cœur, mars 1871. 2 p. in-fol.; imp. Berthélemy. — Ce cri est poussé

par le citoyen Théophore Budaille, un particulier oui, en 1869, fit quelque bruit dans les réunions publiques. On se souvient que le commissaire de police ne trouvant chez ledit Théophore que des portraits de l'empereur, de la famille impériale, s'écria : « Au lieu de vous arrêter, à la place du préfet de police, je vous emploierais. »

Ami de l'empereur, mais ennemi de son gouvernement depuis que celui-ci lui avait refusé une capitainerie dans la garde mobile ( bien avant la guerre), le sieur Budaille, qui avait mis aux augustes pieds de leurs majestés l'Empereur, l'Impératrice et le Prince voti'e fils et notre espérance^ son sang vendéen ainsi que le dévouement désintéressé de toute sa famille, s'écria, en s'entendant condamner à un an de prison : « Si vos poursuites creusent entre vous et moi un abîme, c'est vous qui l'aurez voulu. »

Quant au cri du cœur^ c'est un cri d'indignation contre le général d'Aurelle de Paladines et contre les membres du Gouvernement de la défense nationale, préparant sciemment et tranquillement la guerre civile ; malheureusement, ce que j'ai dit plus haut du sieur Budaille enlève toute autorité à ses cris, sanglots et imprécations !

109. — Le Cri du cœur, i p. in-8: imp. Gaittet. — Ce cri est poétiquement poussé en 4 couplets par Jacques-Marie Boutron.

iio. — Les Crimes des congrégations religieuses. In-8: imp. Ch. Schiller. — Publication morte dans l'œuf; les deux seules livraisons publiées sont consacrées aux Mystères de l'église

Saint- Laurent et aux Mystères du couvent de Picpiis.

L'auteur anonyme, qui ne nous paraît pas taire partie de l'honorable société de Saint-Vincentde-Paul, s'écrie : « Que la Commune continue l'œuvre de régénération sociale qu'elle a commencée. Il faut des exemples et de terribles ! Pour nous, nous démasquerons tous ces masques de prêtres et de cagotes et nous multiplierons nos révélations en demandant sans cesse le châtiment ! »

III. — Les Crimes de Versailles et la justice du peuple, par le petit état-major du iSyî^ bataillon. 2 p. in-fol.; imp. G. Masquin.

1° mitraillade de neuilly.

C'est le récit de l'affaire du 2 avril (la pension de jeunes tilles qui sortait de l'église de Neuilly), que cette feuille met par erreur à la date du 2 mars.

2° LE CRIME de COURBEVOIE.

Deux gardes nationaux blessés sont recueillis et soignés par un habitant de Courbevoie. Ils sont tous fusillés par les gendarmes.

3° assassinat des prisonniers.

C'est l'exécution du général Duval, etc.

4° justice du peuple.

Le sergent-major et le fourrier anonymes du iSj" bataillon qui ont rédigé ce petit papier à sensation, terminent ainsi : « Vous avez été sans pitié,

vous serez sans pardon. La République triomphante livre, dès à présent, votre mémoire à l'infamie, votre conscience à ses remords, et votre tête à la justice du peuple. Le peuple se servira contre vous de la loi du talion : œil pour œil, dent pour dent et sang pour sang. »

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