‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune. Satires--canards--complaintes--chansons--placard s et pamphlets. Bibliographie pittoresqve et anecdotiqveChapitre 32 sur 85 · Le Drapeau rouge. Placard; imp · texte numérisé non relu

Le Drapeau rouge. Placard; imp

Parent. — 8 couplets, signés Justin Bailly.

,^S, Le Droit de la Commune et le projet de paix soumis a la commission executive

SIÉGEANT A l'hOTEL-DE-VILLE DE PARIS. AVRIL 187I.

2 p. in-foL; tvp. Rouge. Canard de la m.aison P.-J. Bertrand, que nous rencontrerons dans la suite sous dix titres différents. (Voir n" io3.)

lAQ — Le Droit républicain. 8 mars 1871 . 2 p. ïn-fol; imp. Rouge. - La Reprise du travail, par Passedouet.

i5o. — Les Droits de Paris et de Versailles, ou RÉFUTATION DU DISCOURS DE M. TmERS PAR

UN PARISIEN. 2 p. in-fol.; imp. A. Vallée. — Cette réfutation, signée Delaurier, est assez vive; son auteur met au défi M. Thiers de la laisser insérer entièrement, sans y rien changer, dans les journaux des départements...

Oh! entièrement ou par fragments... le citoyer. Delaurier pouvait être sûr de son affaire.

i5i. — Du désarmement de la garde nationale. 14 mars 1871. 8 p. in-8; imp. Lefebvre. Par le citoyen Deparis.

i52, — L'Echo des concerts parisiens.

In-i2 ; imp. Vert. — Choix de romances, chansonnettes et chants patriotiques chantés sur tous les théâtres et concerts de Paris et vendus sur la voie publique par petits cahiers.

[ Beaucoup de chansons du citoyen Sénéchal, qui me semble plus ferré sur la poésie que sur l'orthographe : A nos frères, morts pour la liberté depuis l'envahissement étrangère.

Quant à la poésie, c'est autre chose :

Mais d'puis que j'ai mangé du cliien, J'ai d' l'audace Et j' suis vorace.

Eten effet, après avoir fait l'énamération de ce qu'il \ mangé pendant le siège, de l'àne, du cheval, de ours, etc., il termine par ce trait qui sent légèrenent l'anthropophagie :

Aujourd'hui, ça n'est pas neuf, On cherche sa nourriture ; Moi, si je tenais Lebœuf, J'en frais un' drôl' de pâture.

i53. — Ecrasons la Commune, voila ce

;u'ôN DIT A VERSAILLES. 2 p. in-foL; tjp. RoUge.

]e petit factum n'est que la reproduction textuelle ela pièce intitulée : La Vengeance de Versailles outre la Commune (voir le n° 424).

154. — Elégie. 14 mars 1871. 1 p. in-8; imp. .ppert. — Poésie, par Ménard.

i55. — Les Elus de Paris. Placard avec ortraits, le recto seul est autographié; lith. Ba-

— bo —

rousse. — MM. Bibi et Lolo {sic) ont jugé à propos de mettre sous chacun de ces portraits j^/zofochargés un quatrain, auquel je prétère encore le portrait, si mauvais qu'il soit :

A l'Assemblée discute-t-on, Toujours il place un mot malin, Et chacun admire le ton De Jupiter qu'a prit Tolain.

J'ai remarqué quelques vilaines têtes : MM. Vacherot, Littré, Quinet...

Je doute que les Grecs eussent tapisse leur ÔaÀap; avec de pareils magots.

i56. — L'Epée de Sedan. 2 p. in-8; imp. Cordier. — Cette pièce de vers, dont l'auteur est M Edouard Prével, de la 8^ compagnie du 148^ bataillon de la garde nationale, a été dite au théâtre de la Porte-Saint-Martin, à une représentation donnée par ce bataillon, le 14 novembre 1870.

iSj. — Epître à Bismark. Janvier 1871J 8 p. in-8; imp. Claye. — Aux mânes des victimei de la guerre et du bombardement de Paris (Voir les n-^ i58, 292, 3i5 et 423.) M. Poîslej Desgrange fait un singulier portrait du roi Guillaume :

Son regard était fauve; il avait la moustache Épaisse comme un bois qui n'a point vu la hache.

Quant à M. de Bismark, dame ! il lui exprim vivement la façon dont il voudrait le voir :

Je veux -par les deux pieds que le peuple te pende ! Si tu pousses des cris, qu'un vautour les entende !

Qu'il te crève chaque œil pour en chasser l'éclair i

Qu'il t'arrache le foie et s'en repaisse en l'air !

Qu'il revienne t'ôter les entrailles fumantes !

Que tout ton corps, Bismark, soit de chairs palpitantes !

Et pour les consumer qu'un enfer dévorant

S'entr'ouvre avec fureur ! . . .

i58. — Epître au roi de Prusse. Décembre 1870. 4p. in-8; imp. Claye. — Dans cette pièce dédiée à M"" Agar, de la Comédie-Française, M. Poisle- Desgranges (voir les n"' iSy, 292, 3i5 et 428) fait une description terrible des malheurs de la guerre et dit à GuillaumiC :

Tu vis cela, Guillaume, et tu fus sans émoi ; Ah ! qu'on a le cœur dur sous le manteau de roi ! Si l'homme devient bronze en montant sur le trône, Peuple ! brise à tes pieds la dernière couronne.

On sent germer dans le cerveau dupoëtedes idées

de régicide :

César en raccourci ! César de bas-empire ! Je m'étonne, en ce jour où la haine transpire. Qu'un Spartiate prussien, lassé des conquérants, Qu'un moderne Brutus n'ait point percé tes flancs !

159. — Epître patriotique. 28 janvier 1871. I p. in-8; typ. Seringe. — Epître patriotique, mais peu poétique, signée Jules Dumont et vendue au profit des veuves et des orphelins.

A la curée ! allons, Allemands ! oh ! guerriers, Accourez dans ce sang ramasser vos lauriers : Gavez-vous sans remords à ce banquet horrible; Mais gare ! la revanche, un jour, sera terrible !

160. — Les Espions à Paris. 8 p. in-8; imp. Dubuisson. — Signée : J. Jacquet.

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