La Marseillaise delà défaillance
FÉVRIER 1871. 8 p. in-12; imp. Noizette.- Chanson ironique signée Jamet, secrétaire gênerai du Flambeau républicain (voir le n° 278, ainsi que mon Histoire des Journaux publiés à Paris pendant le siège et sous la Commune, p. 144), destinée à protester contre la honteuse capitulation de Fans :
A quoi bon faire tant les braves, Des faubourgs insensés voyous f
Cachez-vous au fond de vos caves : Guillaume aura pitié de vous.
Il lui suftira de nous prendre Metz, Toul, \'erdun, Nancy, Phalsbourg, Colmar et Mulhouse, et Strasbourg; Lorraine, Alsace, il faut tout rendre.
Dépliez vos mouchoirs ! aux larmes recourez ! Pleurez ! pleurez !
Priez Guillaume, et vous l'adoucirez.
257. — Les Martyrs de Strasbourg. Placard avec dessin, le recto seul est imprimé; imp. Trinocq. — Un mauvais dessin de M. André Gill, qui n'est cependant pas coutumier du fait; je ne sais pas si les paroles du chant patriotique qui est au-dessous sont de lui :
Honneur à ces fils de l'Alsace,
Honneur Ulric, honneur à toi,
Du joug si tu subis la loi,
Ton nom dans l'histoire a sa place. . .
Ton front, quand viendra les beaux jours,
Ceindra la couronne civique;
Au cri vive la République,
Salut aux enfants de Strasbourg.
Hélas! on ne capitule qu'après avoir soutenu un ou plusieurs assauts au corps de la place, on brûle les drapeaux, on encloue les canons, on détruit les munitions, les armes, on noie les poudres.... On exige pour la garnison les honneurs de la guerre, on stipule que les officiers conserveront leur épée et que les officiers et les soldats resteront en possession de leurs propriétés particulières. On n'admet pas cela que pour les officiers seuls qui rentreraient dans leurs foyers après avoir pris l'engagement d'honneur de ne plus servir pendant la guerre...
Et surtout, surtout, on ne profite pas soi-même
de cette exception, « sous le spécieux prétexte de se rendre à Tours pour y appuyer les propositions qu'on a faites en faveur des officiers, sous-ofhciers et soldats de la garnison de Strasbourg, propositions qui eussent eu non moins de valeur si on les eut adressées des prisons de l'ennemi où on aurait partagé le sort de ses soldats. »
258. —Le Matou, i p. in-4; imp. Berthélemy. — Chanson par Alfred Durin.