Le Mea culpa de Badingue, le
LACHE DE SEDAN. l'aVEU DE TOUS SES CRIMES ; SA CANDI- DATURE A LA PRÉSIDENCE DE LA NOUVELLE REPUBLIQUE, AVEC LA TRAHISON DE NAPOLEON III DEVOILEE I*AR GUIL- LAUME. 8 p. in-8; imp. Morris.
Canard ! canard ! Celui-ci sort de chez Alphonse Duchenne... un de nos canardiers les plus distingués.
Si... c'est la République
Qui tient dorénavant, Sachez bien que j'abdique Pour être président.
Je conserve l'espoir De bientôt vous revoir.
060 —La Mise en accusation de Thiers.
Sa déchéance à Versailles. 1830-1848-
1871. 8 p. in-8; tvp. A. Parent. - Canard inepte signé A. Hardy :'« Maintenant, que M. Thiers sa'che bien que sa déchéance est proche ; que ceux dont il se fait des alliés sont ses plus grands ennemis. ., (( Si M. Thiers idolâtre vraiment les millions, ii
— lO:) —
n'aura pas tout à fait travaillé pour le roi de Prusse, mais il se sera notablement taché. »
Et dire que c"est le même individu qui, dans un autre canard inepte intitulé : La lettre du vieux, du vrai, du seul Père Duchéne à ses petits-neveux, canard publié après la Commune. s"écrie :
« Nous voulions le peuple souverain ; vous l'êtes. »
« Dites-moi s'il y a une particule devant le nom de l'homme qui a les rênes de l'Etat?
« Non !
« Et la majeure partie de ceux qui l'aident dans la tâche difticile de maintenir la France au niveau des premières nations. d"où sortent-ils?
« — Du peuple !
a Eh bien! c'était le rêve de 89. »
(Voir les n°^ 24 et 86.)
261. — La Mitrailleuse. 4 p. in-8; imp. Morris. — Monologue en vers, par Jules Dornay.
262. — La Mitrailleuse française Placard: imp. Morris. — Chant national de 18-0, sentimental, républicain et patriotique, en l'honneur du peuple français ; paroles héroïques de N. Deline
(sic).
2 63. — Le Monitor parisien, appel au peuple. MARS iSy. \^n grand placard dont le recto seul est imprimé; imp. Eerthélemy.
Un dessin de M. Gilbert Randon, signataire de ce manifeste, représente ledit monitor, sorte de forteresse mobile, construite sur le svstème des monitors américains par l'ingénieur Balbi, et dont celui-
ci dès les premiers jours de l'investissement, avait proposé la construction au Gouvernement de la Défense nationale.
Ce n'était pas, comme on pourrait le penser, une invention récente, conçue et fabriquée à la hâte sous l'impression fiévreuse qui faisait chaque jour surgir un nouvel engin de défense ou de destruction. Non, dès 1854, l'ingénieur Balbi et, ici,
commence l'histoire de ces tribulations par lesquelles doit toujours passer, du moins chez nous, toute m-
vention : ■ 1 j
« En l'absence du général Trochu, son aide-decamp répondit que, vu l'urgence, il était matériellement impossible de s'occuper de ce projet, mais que l'on serait heureux de voir l'initiative privée le mettre à exécution. >) Là-dessus, M. Balbi, aidé de quelques généreux citoyens, parmi lesquels je vois figurer MM. Delescluze, Clemenceau, le docteur Ravmondi. le peintre Lamy, Jaclard, le statuaire dttin, Chanteloup banquier, Garnier négociant. Jacquier propriétaire, etc., M. Balbi se mit à l'œuvre... mais comment? Le charbon manquait, et M. Dorian « offrit généreusement à M. Balbi... DES HUILES GRASSES pour alimenter sa forge »; quant à l'administration de la guerre, « plus dépourvue encore, elle ne put lui prêter le moindre canon pour l'armement de ses forteresses ». Bref, les Prussiens n'eurent pas l'occasion de voir de près le plus
petit de ces monitors ; mais, vienne la revanche,
« que la France se relève! qu'elle laisse se fermer ses blessures! qu'elle ressaisisse dans sa main vaillante et raffermie le fer que la trahison en avait fait
tomber, et alors!
«Alors, les forteresses mobiles, les Monitors rou-
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lants de Balbi mêleront leur voix tonnante au cri de guerre de la France régénérée, et les brigands d'Outre-Rhin, les voleurs de notre Alsace et de notre Lorraine, n'auront rien perdu pour attendre. »
264. — Mort aux Prussiens. Placard; imp. Prissette. — Poésie, par J. Paravès.
265. — Mort aux Prussiens. 3 p. in-8: imp. Dupont. — Poésie dédiée à V. Hugo, par Louis Dumesnil.
266. — Mort aux Prussiens. Placard; lith. Caumont. — C'est un cri de guerre, signé A. R.