‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune. Satires--canards--complaintes--chansons--placard s et pamphlets. Bibliographie pittoresqve et anecdotiqveChapitre 6 sur 85 · Ah! quelle affaire! Ah! quelle · texte numérisé non relu

Ah! quelle affaire! Ah! quelle

affaire! Placard dont le recto seul est imprimé ; imp. E. Vert.

Ah ! quelle affaire, ah ! quelle atlaire ! Mon Dieu quand est-ce pourrons-nous Ne plus paraître en colère, Et chasser ces brigands de chez nous.

C'est signé Georges Brandon et cela se chante sur l'air : Ah! qii cest bête, ah! qu c'est bête, air parfaitement approprié à cette chanson.

i3. — L'Allemagne républicaine. Typ.

Rouge. — Même canard que les Prussiens en république, n° 333, et Grande manifestation des compagnons du devoir, n" 200. Celui-ci est signé Voisin; mais il sort de la maison Bertrand et C^ (Voir n" io3.)

14. — Alliance républicaine des départements. Placard dont le recto seul est imprimé ; imp. G. Masquin. — Cette pièce, signée Louis Calvinhac, — Darboy, — Jean Larocque, — Emile Miégeville, — Millière, — Lucien Rabuel et L. M. Thélidon, a été distribuée à un très-grand nombre d'exemplaires le 3o avril '-87I;, jour du grand meeting des citoyens des départements résidant actuellement à Paris. Adressée d nos frères de la province, elle se termine par ces mots : « Unissezvous à nous pour dire à l'Assemblée que son mandat est expiré, et qu'elle n'a plus lieu d'exister; pour crier au Gouvernement : assez de sang, assez de crimes! N'attentez plus à la liberté de la grande cité, qui depuis si longtemps combat et souffre, non-seulement pour son salut, mais en-

core pour celui de la France entière. Unissez vos efforis aux nôtres pour appuyer la revendication des droits qui nous sont communs, et, par votre intervention morale, mettre fin aux horreurs de la guerre civile. »

i5. — Allons, Paris, debout!... Novembre 1870. 4 p. in-8; imp. E. Blot. — Quinze strophes, signées M"^^ D. Rouy, et récitées par M""" Dica- Petit sur le théâtre de rAmbigu-Comique.

Mais tu nous oubliais, nous, l'âme de la France ! Nous, Paris! nous, son cœur! nous, citoyens-soldats 1 Nous, qui tous réunis pour sa sainte défense. Calmes et résolus, marcherons au trépas.

Allons, Paris, debout !

16. — Almanach chantant de la garde nationale. 1871. 12 p. in-12; imp. Vert. —Ce sont des chansons patriotiques inédites des citoyens A. Philibert et Hip. Chatelin, dédiées aux nobles défenseurs de Paris : Le Capitaine; le Sergent- Major; la Cantinière; V'id les gardes nationaux; le Conseiller de famille.

Un couplet de la chanson du Sergent-Major :

Si je franchis V seuil de ma porte, Major par ci ! Major par là !

Messieurs (que 1' diable les emporte)^ Il faut que j'aille.. . et caetera.

L'un n' veut plus faire d'exercice, Pour la gard' j'appelle l'autre en vain, Celui-là s' dispense du service.

Il est malade. . . chez 1' marchand d' vin. C'est décidé, j' prends mon essor, Je n' veux plus étr' sergent-major.

17- —Les Amis delà France. lo mars 1871. Placard dont le recto seul est imprimé: imp. Vert. — 4 couplets, par E. Gogot.

18. — Anathème sur la Prusse. L'heure suprême. Placard dont le recto seul estimprinié; imp. A. Vallée. — Pièce de vers , signée Louise Rétoux. Spécialité de vers faux! Grand déballage!

Qui en mettant au front de sa bien-aimée lîlle, L'auréole du martyr ! a absous son passé.

Roi, si tu eus voulu faire cesser la guerre...

Si tu eus dis cela. ..

Où, en paix, ton âme eût un jour reposé.

Mais non, tu as voulu, hydre, monstre implacable.

Elle a enfin sonné, l'heure du châtiment!...

Etc.

ig. — L'Andalouse. Placard avec dessin, le recto seul est imprimé; imp. Lemaine. — L'Impératrice, à cheval sur un vélocipède, emporte du côté de Cas'sel ses millions et ses diamants: le prince impérial court à côté.

On t'a fait déloger.

Saute, saute la comtesse !

On t'a fait déloger, Faut voir à te r' caser.

Etc.

Je dis etc., parce que je ne puis décemment pas donner la lin du couplet.

20. — Appel à la France. Placard dont le recto seul est imprimé: imp. Rigal. — • 4 couplets signés Henri Poujol.

2 1, — Appel au Gouvernement de la défense nationale. 7 p. in-8; imp. Balitout. — C'est l'appel d'un père ayant deux enfants au feu.

22. — L'Armistice. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. A. Lévy. — L'auteur anonyme de cette pièce, après avoir énuméré toutes les raisons des partisans de la guerre à outrance et toutes celles des partisans de la paix à tout prix, pense qu'il faut laisser faire le Gouvernement qui, mieux que personne, sait où nous en sommes; puis il indique certaines bases et aboutit doucement à l'élection d'une Assemblée.

Quelle objection peut-on lui faire ?

« due les populations rurales, votant sous l'impression de leurs intérêts immédiats et sous l'influence de personnages notoirement hostiles à la République, n'envoient à l'Assemblée des députés résolus à tout subir...

« Nous avons meilleure opinion de notre pays. »

Patatras! Ce n'est pas avec du sentiment que l'on fait de la politique.

23. — L'Armistice. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. E. Vert. — L'auteur, Alphonse Leclercq, membre de la Lice chansonnière, repousse poétiquement toute proposition d'armistice :

Mieux vaut un vaillant trépas Qu'accepter un tel supplice !

Ah ! zut à ton armistice !

Bismark, nous n'en voulons pas !

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