Prières du peuple français
9 MARS 1871. Placard; imp. Berthélemy.
32 3.— Principes du droit politique, paris,
5 VENDÉMIAIRE, AN Lxxix. 2 p.iu-fol.; imp. Morris. — M. J.-A. Mancel (voir mon Histoire des journaux publiés à Paris pendant le siège et sous la Commune, p. 19) demande au Gouvernement de la Défense nationale de rétablir la Constitution de lygS, de faire rentrer dans l'ombre la réaction thermidorienne qui dure depuis 76 ans et de reprendre la
— i34 — politique saine et régénératrice des martyrs sublimes de thermidor.
Il fallait être absolument fou pour demander de semblables choses à des révolutionnaires comme les citoyens Favre, Picard, Ferry, Trochu et le reste !
324. — Prix des denrées vendues pendant le siège avec preuve a l'appui. 20 mars 1871. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. E. Blot. — Il y a, dans ce tableau signé A. Z. D., un cochon de lait vendu 280 fr., rue Neuve-des-Petits- Champs, qui m'a laissé rêveur.
Après cela, tous les goûts sont dans la nature.
32 5. — Procès et condamnation à la peine de mort du nommé Guillaume pr, s'intitulant roi de Prusse. 7 p, in-8; imp. Berthélemy. — C'est un réquisitoire prononcé par le citoyen Vindex devant le Tribunal du genre humain.
326. — La Proclamation de Louis-Philippe II au peuple français. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. Blot.
Sur l'air : Je veux finir comme j'ai commencé.
Cette pièce se termine ainsi :
Peuple crétin, qu' tu 1' veuill's ou n' le veuill's pas, J' s'rai ton monarque, et faudra bien^qu' tu m'aimes; Si ma personn' ne t'offre point d'appâts, J'en suis fâché, mais tu m' prendras tout d' même.
Peuple français, si tu n' me nomm' pas roi, | [Bis.) Grâce au p'tit Thiers, je le serai sans toi. S
327. — Proclamation du droit de la Commune, soumise a l'approbation de la commission EXECUTIVE siégeant A l'hÔTEL-DE-VILLE DE PARIS.
2 p. in-fol.; typ. Rouge. — Encore un canard J. -P. Bertrand fait avec des plumes d'autres canards de la même maison. (Voir le n" to3.)
328. —Projet de Constitution soumis a l'examen de la nation FRANÇAISE. 2 p.' in-foL; imp. A. Vallée. — Ce travail, qui n'est pas signé, n'est pas plus mauvais que d'autres publiés avant et depuis : l'auteur anonyme déclare que cette Constitution, basée sur le principe absolu de la souveraineté nationale, ne peut être promulguée ni par l'Assemblée nationale, ni par l'Assemblée communale de Paris, et il leur dit leur fait à toutes deux : « L'Assemblée nationale existante est le produit maladif et estropié d'une situation anormale; élue à peu près au hasard, pour un objet spécial, au milieu d'une crise épouvantable, troublée par la responsabilité morale qu'elle sent peser sur elle, elle n'a ni la liberté d'esprit, ni l'autorité morale nécessaires pour élaborer une Constitution. Quant à l'Assemblée communale de Paris, elle s'est fatalement engagée dans une voie sans issue, à l'entrée de laquelle elle a dû abandonner tout sens moral et toute justice; elle a cru pouvoir faire triompher par la force brutale les principes républicains qui sont la négajion absolue de cette force, etc. »
Suit le projet de Constitution.
Pendant ce temps-là, l'Assemblée nationale et l'Assemblée communale s'envoyaient force obus qui tombaient régulièrement sur le dos de Jacques Bon-
homme, au bonheur duquel travaillaient cependant ces deux pouvoirs.
32q. — Proposition à la France pour la mise en accusation des complices de Napoléon III, CONFORMÉMENT A LA LOI. 2 p. iu-tol.;
imp. Bonaventure. — Ce canard, naturellement signé Bertrand, n'est que la reproduction exacte du canard intitulé : grande nouvelle, moyen de payer LES 5 MILLIARDS DES PRUSSIENS, Icquel n'était luimême que le canard vendu sous le titre de : les
ARRESTATIONS DES ROUSSINS SORTANT DES ÉGOUTS, CtC.
(Voir n" io3.)
330. — Propositions de paix entre l'Assemblée de Versailles et la Commune de Paris. 2 p. in-foL; imp. Bonaventure. — Toujours et encore le citoyen Bertrand; il trouve si bien ce qu'il a écrit au recto de son canard qu il le réimprime au verso en plus gros caractères, et, cela a beau être vendu bon marché, on n'en a jamais pour son argent.
Soyons juste toutefois; cà et là, quelques phrases impayables :
« La honte qui semble s'être abattue comme l'orage sur la capitale de la civilisation, du dévouement, de l'équité, de l'industrie, se changera bientôt en une pluie* fécondante, rosée qui, après une grande sécheresse, promet une a'Dondante récolte d'hommes de cœur et devrais républicains. »
Ainsi soit-ill ( Voir le n° io3.)
33 1 . — Les Provinces de France à leurs
»urs Alsace et Lorraine, mars 1871.4 p. -8 ; imp. Lefebvre. — De pauvres petits vers' jnés L.
Nobles sœurs ! sur votre disgrâce Ne pleurez pas. Lorraine ! Alsace !
De la paix qu'il faut à nos camps Afin d'ensemencer nos champs Soyez les sublimes otages.